Un destin bien étrange

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Un destin bien étrange

Message par Admin le Mer 15 Jan - 19:10

En cette année de 1620, deux familles nobles s’étaient liées d’amitié. Elles vivaient dans des régions à proximité l’une de l’autre, dans la région du Poitou-Charentes.
La duchesse de Permele, atteinte d’une grave maladie demanda à ce que son fils Matthiew épouse Diane et que la jeune Ambre devienne son compagnon d’arme.

 
La décision prise pour les deux filles de Provins arriva un soir de décembre. Mme de Permele se trouvait allongé dans son lit.

       Vous êtes encore pâle ma chère amie. Mme de Provins pouvait voir les longs cheveux bruns de son amie, en désordre. Elle qui avait l’habitude de les  avoir toujours bien coiffés en toute occasion.
       Oui. Je me remets peu à peu. Je suis désolée de me présenter dans cet état. Le regard de Mme de Permele était à la fois peinée et fatiguée.
       Ne vous dérangez pas pour ça. Vous êtes épuisé. Il est normal que vous vous reposiez. La malade qui avait fermé les yeux les rouvrit.
       Je pense qu’il est temps pour moi de vous soumettre une de mes dernières requêtes.
       Et quelle est telle ?
       Eh bien ! J’ai pensé que nous devrions, elle s’arrêta un instant. Non c’est trop absurde.
       Mais dite moi. Elle la regarda d’un air implorant.
       Je pensais que la petite Ambre deviendrait un petit garçon, pour qu’elle devienne le compagnon de mon fils. Et pourquoi pas ! Que Diane votre aîné ne deviendrait-elle pas l’épouse de mon fils !

Mme de Provins la regarda avec surprise. Son amie voulait que sa fille devienne un garçon ! Il est vrai que son époux et elle en avaient souhaité un.
C'est absurde. Mais, nous qui avions souhaité un garçon, ce serait une solution. Elle fit une pose pour regarder à l’extérieur. Il faut que j’en parle à mon mari.
Mme de Permele tira sur un bout de tissu, situé au-dessus de son lit. Après quelques minutes, un homme de taille moyenne, habillé d’une veste bleue et d’une culotte blanche, apparut et s’inclina devant elles.

       Que désire madame ?
       Voudriez-vous faire venir M de Provins !
       Bien madame. Il les salua de nouveau et sortit de la chambre.

Quelques minutes plus tard, un grand homme brun apparut à la porte, il portait une culotte bleue avec des bas bleus, sa chemise était du même bleu que sa culotte, au niveau du col apparaissait de la dentelle. Il s’approcha de Mme la duchesse et posa ses lèvres sur sa main.
 
      Bonjour madame.
       Je vous ai appelé pour vous soumettre une idée.
       Quelle idée ? Mme Provins prit la main de son mari qui s’était rapproché d’elle.
       Eh bien ! Elle pensait que nous pourrions élever Ambre comme un garçon.
       Et pour quelles raisons ?
       Pour devenir le compagnon d’armes de son fils. Elle pense aussi que Diane pourrait devenir son épouse. Il regarda sa femme surpris.
       Il est vrai que nous voulions un fils. Mais, faire cela à notre enfant.

M. Provins était en train de réfléchir, lorsqu’il entendit Mme de Permele tousser. Il se précipita vers elle et lui donna un verre d'eau. Il retourna de nouveau auprès de sa femme qui lui adressa un magnifique sourire. Il regarda de nouveau la duchesse.

       Madame nous acceptons, il reprit sa respiration, puis dit d’une voix grave. Nous le faisons pour vous.

Elle acquiesça d’un sourire et leur donna une lettre avec pour seule consigne de le remettre à son fils si la vérité devait être dévoilé. Ils la saluèrent et quittèrent le château.
Durant le trajet de retour le Marquis y repensa. Il trouvait cette idée intéressante, car celui-ci avait toujours souhaité que son nom perdure. Mais, malheureusement des complications à la deuxième grossesse de sa femme, ne leur permirent pas d’avoir d’autres enfants.
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Message par Admin le Dim 19 Jan - 12:55

Quelques mois plus tard, Mme de Permele décéda suite à sa maladie. Le jour de son enterrement, étaient réunis autours de M. de Permele, sa famille mais aussi, le marquis de Provins et sa femme. Avant la fermeture du caveau, Mme de Provins parla avec le duc du mariage de leurs enfants. Ils savaient que ce n’était pas le moment adéquat mais, il préféra le faire avant la disparition définitive de sa femme.

Sept années passèrent et Ambre  portait désormais le nom d’Aubin. Elle avait les cheveux courts et bruns, son visage enfantin était rond mais, ses yeux verts l’illuminaient. Sa garde robe n’était composée que de vêtements d’homme. Elle avait commencé à manier l’épée depuis ses 4 ans, son maître n’était t’autre que son propre père, l’un des meilleurs escrimeurs. Il lui avait également apprit les rudiments de l’équitation. En quelque mois, elle était devenu une cavalière émérite. Et le jour de ses 5 ans, elle put rencontrer le jeune duc de Permele.

Ce jour là, Ambre devait retrouver Matthiew pour leur entraînement quotidien avec leur maître d’armes particulier. Elle le rejoignit dans la salle d’armes qui se trouvait chez lui. En arrivant dans la grande pièce éclairée par de larges fenêtres placées en hauteurs. Elle vit un jeune garçon qui frappait sa lame contre un mannequin en paille recouvert d’une armure et tenant une épée. Celui-ci était mis en mouvement par un pied rotatif, qui se mouvait à chaque coup donné.
Quand Matthiew sentit la présence d’Ambre, il se retourna face à elle. Ses cheveux bruns briller sous l’effet des rayons du soleil et qui illuminaient son visage. Matthiew vint à sa rencontre d’un pas décidé, quand il arriva à sa hauteur, Ambre put voir dissimulé sous ses mèches brunes, des yeux noisette, et un visage arrondi et recouvert d’une fine couche de sueur.

    Te voilà enfin ! Il semblait à la fois agacé et fatigué. Je commençais à m’impatienter. J’ai donc préféré commencer sans toi.
    Tu as bien fais. Ce matin je n’arrivais pas à me lever. Elle lança un sourire amusé à son compagnon qui oublia aussitôt sa colère et se mit à rire, Ambre ne put que rire à son tour.

Matthiew brandit son épée face au visage d’Ambre.
      Promet moi que tu seras toujours le plus loyal de mes adversaires.
Ambre recula, sortit sa lame de son fourreau et la cogna contre celle de Matthiew.
      Je te le promets. Je le serais toujours.

Leur combat débuta par de simples chocs entre les lames, ensuite par des mouvements de reculs de la part des enfants. Enfin vint la grande attaque par l’utilisation de bottes qui les obligèrent à employer tout l’espace de la pièce.
A chaque attaque, Ambre réussissait à les contrer en employant de rapides mouvements souples qui dévoilait sa nature féminine. Chacun de ses pas était précis. Mais cela, ne l’empêchait pas de faire d’infimes erreurs. Croyant enfin avoir mis en difficulté son ami, elle fit de plus en plus de fautes qui lui causèrent sa défaite en perdant son arme. Matthiew rangea son épée, prit celle d’Ambre qui était tombait à côté d’elle et la lui rapporta. Elle le regarda la lui ramener mais, ne put pas lui renvoyer de piques quand il se moqua d’elle.

    Je trouve que tu t’améliores de jour en jour, lui dit le maître d’armes d’une voix simple. C’est dommage que tu te sentes trop sûr de toi !
    Ça c’est vrai, dit-elle amusée. C’est pour cela que j’ai perdu.

Elle espérait bien un jour gagner contre lui, car malgré ses efforts, Matthiew faisait toujours mieux qu’elle.
Leur entraînement terminé, Ambre retourna chez elle, où elle retrouva sa petite sœur Diane qui jouait avec des poupées. On pouvait voir le lien de sang des deux filles par le seul fait de les regarder, car elles avaient les mêmes yeux mais, l’une les avait bleus et l’autre les avait verts, les mêmes lèvres et la même fierté que leur père dans le regard. Mais, au contraire de sa sœur, Diane avait hérité les longs cheveux blonds de leur mère.
La jeune fille voulait que tous les soirs, sa sœur lui raconte ses entraînements mais, surtout ce que faisait Matthiew, car les enfants avaient été mis au courant de leur avenir dès qu’ils furent en âge de comprendre. La jeune Diane ne refusait pas cet avenir, car elle était très proche de Matthiew.
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On continue

Message par Admin le Mar 21 Jan - 23:38

Quatre ans passèrent, leur entraînement était devenu régulier à chaque hiver. Un soir Ambre décida de rester dans la salle d’armes après son combat avec Matthiew. Elle réussissait à esquiver avec souplesse les mouvements brusques du mannequin mais, quand il s’agissait d’un vrai duel, elle perdait de son habileté. Ses longs cheveux bruns perlaient au niveau des pointes. Son corps lui, était voilé d’une fine pellicule de sueur.
Lorsqu’elle s’arrêta, les rayons du soleil n’étaient plus filtrés par les fenêtres. Elle décida donc de rentrez pour se reposer.

Sur le chemin du retour, elle croisa un homme qu’elle n’avait pas vu. Ambre détailla avec peine la silhouette de cet inconnu. Il semblait avoir une large carrure et sa taille le rendait immense. Mais, un bruit étrange attira son attention sur le vêtement de l’individu. Par prudence, elle interrogea l’homme, qui au lieu de lui répondre, sortit un poignard de sa ceinture. Ambre n’étant pas du tout impressionnée, sortit une grande lame de son fourreau et dirigea la pointe sur le visage de l’homme. Celui-ci sourit et se traça une marque sur la joue avec la pointe de l’épée et repoussa violemment la lame qui tomba à terre.
Ambre était maintenant à la merci de cet étrange individu. Que pouvait-elle faire ? Si elle hurlait, il aurait le temps de s’échapper avant que quelqu’un arrive.
Le cours de ses pensées fut interrompu lorsqu’elle retrouva l’homme allongé à ses pieds et son père debout à l’endroit même où l’individu se trouvait quelques secondes plus tôt. Il tenait dans sa main un bâton, avec lequel, il devait avoir assommé l’homme. Il la regarda et lui adressa un sourire.

     Heureusement, que je suis venu à votre rencontre. Votre mère commençait à s’inquiéter pour vous.

La jeune fille se sentant blessée dans son amour propre répliqua.

     Mais, je n’avais pas besoin de votre aide. Je pouvais parfaitement me débrouiller sans vous.

Ambre vit dans les yeux gris de son père une lueur de colère, et vit aussi que sa mâchoire se durcissait mais, il se détendit lorsqu’il regarda attentivement les vêtements noirs de l’homme. Ambre tourna son regard vers l’objet qui troubla son père. Elle se pencha vers le corps inanimé de l’individu et ramassa un collier de diamants. Le marquis lui retira immédiatement des mains et l’observa avec insistance. Que lui arrivait-il ? Ce n’était qu’un simple collier, comme tant d’autres. Ses réflexions furent interrompues par son père.

      Mon Dieu !
      Que se passe-t-il père ? Ambre était toujours intriguée lorsqu’il l’appela.
      Mon fils ! Il regarda Ambre avec un sourire et lui tendit le bijou. Elle alterna son regard entre le visage de son père et l’objet scintillant qu’elle tenait en main.
      Expliquez-moi enfin père ! Celui-ci ne répondit pas tout de suite et lui rendit son arme. Quand elle l’eut enfin récupéré, il s’expliqua enfin.
      Savez-vous ce que vous tenez ?
      Eh bien ! … Un collier, dit-elle ironiquement.
      Oui, il appartenait à feu Mme la duchesse de Permele et maintenant il appartient à son fils.

Ambre regarda l’objet qui brillait dans sa main, elle referma ses doigts sur le bijou et le porta à son cœur. Ainsi, elle aurait sauvé les souvenirs de Matthiew. Elle se sentit rougir à cette pensée, heureusement que la nuit cachait son trouble à la vue de son père. Que lui arrivait-elle ? En ce moment, à chaque fois qu’elle pensait à son ami, elle était troublée par un étrange sentiment. Elle était tellement absorbée par ses pensées qu’elle ne se rendit pas compte que son père et elle furent entourés par des gens du village, ainsi que de M. de Permele et de son fils qui s’approcha d’elle. Il était plus grand qu’elle, ses cheveux bruns lui arrivaient maintenant au niveau de son cou. Son visage commençait à avoir les traits de la maturité, ses lèvres s’étirèrent pour dessiner un sourire qu’il lui adressa.

      Je te remercie d’avoir empêché cet homme de m’avoir volé les bijoux de ma mère. Et pour cela ! Je souhaiterai t’inviter  à dîner avec nous, demain soir.

M. de Permele intervint pour demander à son ami de venir également avec sa famille.

      Non, non. Je vous remercie. Mais, laissons ce jeune garçon profiter de sa gloire. M. de Permele la regarda et acquiesça d’un sourire.
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Suite

Message par Admin le Mer 22 Jan - 21:49

Le soir prévu, Ambre arriva au manoir où habitait son ami. Un large escalier en pierre menait à une grande porte en bois. Des larges fenêtres faisaient apparaître la présence des propriétaires, grâce aux bougies qui illuminaient les grandes pièces. Ambre vit une ombre se profiler, quand elle gravit les marches, à l’instant où elle s’approcha de la silhouette, elle remarqua que ce visage appartenait à Matthiew. Celui-ci la salua et l’accompagna à la salle de réception. Ils passèrent par des couloirs illuminés par des chandeliers, il y avait des portraits qui ornaient les murs. Dans la salle à manger, elle fut accueillie par le propriétaire des lieux, il la fit s’installer à côté de Matthiew, autour d’une grande table, sur laquelle étaient disposés des plats immenses, dans lesquels gisaient des animaux garnis avec des légumes. Matthiew lui parla sans s’arrêter lorsqu’ils furent tous installés.

        Aub ! Je te remercie infiniment pour avoir empêché le voleur de s’enfuir. Mais… comment savais-tu que c’était un voleur ?
        En fait, je ne le savais pas. Matthiew et son père la regardèrent avec surprise. Mais, dès que j’ai entendu un son étrange venir de son vêtement. Je l’ai alors interrogé et il m’a menacé.

Son ami se tourna vers elle et lui adressa un sourire, elle sentit son cœur s’accélérer et ses mains tremblaient. C’est étrange, que lui arrivait-il ? Ce n’est qu’un ami ! Ambre interrompit ses pensées lorsqu’elle entendit la voix de Matthiew l’appeler.

         Aub, je te parle ! Il la regardait avec insistance. Tu étais ailleurs ?
         Oui, en quelque sorte. Qu’y a-t-il ?
         Je te disais que les hommes de mon père ont découvert que ce voleur était accompagné d’hommes de mains qui étaient plus assassins que voleurs. Et d’après les rumeurs ils vengeraient leur chef à la première occasion.

Ambre sentit de l’inquiétude dans sa voix. Il se souciait  donc d’elle ! C’était normal, puisque c’était son ami. Quelle étrange idée ! Pourquoi fallait-il qu’il en soit autrement !

          Mon père et moi avons décidé de t’offrir un cadeau qui te sera utile. Puis-je le lui donner maintenant père ? Celui-ci les regarda et fit un signe de tête pour donner son approbation. Suis-moi dans mes appartements. Je vais te le donner. Ambre obéit, en se levant de table, elle adressa un signe de tête au duc de Permele et accompagna son ami.

Ils arrivèrent dans un petit salon où une grande boitte en bois était posée sur une table.

          Tiens, le voilà ton cadeau. Il ouvrit la boitte et fit apparaître une épée à coquille avec une monture en fer à une branche. Un pommeau piriforme. Un pas d’âne supporte une large corbeille en forme d’éventail ceinturé d’une série de perforations. Celle-ci se trouvait rangée dans un fourreau en cuir à deux garnitures fer dont chaque à crochet.
Ambre n’en croyait pas ses yeux, cette arme était réellement magnifique. Matthiew était un véritable ami.

          Alors, elle te plaie ?
          Oui… beaucoup. La surprise la rendait presque muette.

Matthiew rit en l’entendant.

          Je vois cela.
          Je te remercie. Cette arme servira toujours à te protéger. Ambre attacha l’épée à sa hanche par un baudrier noire, la sortit, se mit à genoux et déposa l’arme aux pieds de Matthiew. Pour moi, cette épée sera toujours le lien de notre amitié.

Matthiew s’agenouilla à son tour. Pour moi, tu seras toujours mon meilleur ami. Mais, si nous devenions frères de sang. Nous serions sûrs de la loyauté de l’autre. Il prit l’épée qui était à terre et se trancha l’intérieur de sa main droite où le sang commençait à couler. Ambre fit de même et serra la main de son ami dans la sienne. Ils se redressèrent et enveloppèrent leur main avec un tissu, Matthiew conduisit Ambre près de la fenêtre.
Ambre se tourna vers Matthiew, il semblait inquiet. Mais, elle remarqua aussi que l’heure derrière lui indiquait 23 heures.

           Il est tard ! Il est temps que je retourne chez moi. Matthiew se retourna à son tour.
          Oui. Et je vais te raccompagner.

En partant Ambre repris son arme qui était toujours à terre, elle vit sur le tapis une tache de sang et remarqua également le liquide rouge sur sa lame. Ils retournèrent dans la salle de réception pour que Ambre salut son hôte, celui- ci la salua et les accompagna jusqu’à la dernière marche de l’escalier.

          Surtout les enfants, faites attention.

Ambre et Matthiew montèrent à cheval et se dirigèrent vers sa maison.
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Fin du Chap 1

Message par Admin le Sam 25 Jan - 19:54

A mi-chemin, ils entendirent des bruits qui venaient de derrière eux. Lorsqu’ils se retournèrent, ils découvrirent trois hommes armés de poignards. Matthiew était sur le point de sortir son arme, lorsqu’il remarqua qu’il l’avait oublié. Deux des hommes furent amusés, l’encerclèrent, le forcèrent à descendre de cheval et pointèrent les lames contre sa gorge. Tandis que le troisième s’approcha d’Ambre qui était déjà à terre avec son épée déjà sortit.

      Je vous conseille de le lâcher. Ce n’est pas à lui que vous en voulez. C’est moi qui aie arrêté votre chef.
      Oui, nous le savons. Mais c’est aussi un bon moyen de se débarrasser de lui.

Ambre lança son attaque sur l’homme mais, il se décala et planta son poignard dans la hanche d’Ambre, qui commença à perdre énormément de sang. Grâce à un moment d’inattention de l’individu, elle réussit à le tuer. Les deux autres abandonnèrent Matthiew et vinrent auprès d’elle. Avec une toute dernière force, elle battit l’un d’eux mais, le deuxième la désarma et enfonça profondément sa lame dans sa blessure. La douleur était tellement insupportable, qu’elle poussa un cri de souffrance en tombant à genoux. Pendant ce temps, Matthiew avait récupéré l’épée qui était tombée à ses pieds, se plaça derrière l’homme et le frappa dans le dos avec l’arme.
Il retrouva Ambre à terre, pliée en deux par la douleur. Elle maintenait sa hanche avec sa main pour empêcher le sang de couler. Ambre était toujours à genoux, lorsque des villageois arrivèrent. Matthiew leur ordonna de la ramener chez lui mais, celle-ci refusa et partie chez elle sans rien dire.
De retour chez elle, son père l’accueillit, il eut à peine le temps de lui parler que déjà sa fille s’écroulait dans ses bras.

Lorsqu’Ambre ouvrit les yeux, elle découvrit sa famille penchée au-dessus d’elle et parmi eux découvrit le visage de Matthiew qui lui souriait.

      Ca va Aub ? Tu n’as pas trop mal ? Il s’était rapproché d’elle.
      Oui. Elle ne me fait plus souffrir. Je crois que je vais bientôt pouvoir me lever.

Son père se rapprocha d’elle et s’assit sur la chaise qui se trouvait à droite d’Ambre.

      Je suis désolé de vous contredire. Mais, le médecin nous a demandés de vous garder couché pendant une semaine.
      Ton père a raison. Il est plus prudent pour toi de rester au lit.

Ambre acquiesça d’un signe de tête. Elle savait qu’ils avaient raison, car même si sa  blessure était moins douloureuse, il fallait être prudent.

Pendant une semaine Ambre n’eut pas l’autorisation de se lever, mais lors de la visite du médecin. Il lui accorda enfin le droit de se lever. Ambre se leva et se vêtit d’un pourpoint marron qui lui couvrait le torse jusqu'au dessous de la ceinture. Celui-ci était arrondi dans sa partie inférieure, mais elle ne se munit pas d’un collet. Elle finit e s’habiller en enfilant par des  chausses en bourse. Elle alla voir Matthiew qui se trouvait à la rivière, car c’était l’une de ses habitudes. Mais, en arrivant, elle le découvrit assit au côté de Diane. Ils avaient l’air de vraiment bien s’entendre. Ambre était tellement furieuse qu’elle décida d’échanger son cheval contre un plus sauvage. De cette manière, il lui permettrait de passer ses nerfs ? C’est pour cette raison qu’elle partit au galop en direction de l'enclot aux chevaux pour y choisir le plus nerveux et le plus dangereux.
En arrivant, elle porta son choix sur un bel étalon noir qui ne cessait de taper des sabots et de cogner avec violence contre les barrières. Son regard était sombre, il dévisagea Ambre qui s’était approchée de lui. Elle prit son courage à deux mains et réussit à attacher une corde autour de  son cou non sans difficulté. Elle maintint fermement l’animal au sol et monta sur son dos sans scelle. La bête se débattit en ruant de tous les coté et se cabrant mais, Ambre était une bonne cavalière, elle arriva à se maintenir sur son dos en gardant avec fermeté la corde qui était à son cou. Elle eut quelques difficultés à le faire sortir, ce qui l’empêcha de prêter attention à ce qui se passait autour d’elle. L’animal se remit à ruer et partit au galop. Après quelques réticences du cheval, elle réussit enfin à le calmer. Quand l’animal passa au pas, Ambre découvrit qu’elle se trouvait dans la forêt. Elle s’arrêta près d’une cascade où l’eau qui se jetait sur les rochers, se transformait en fumée. Elle descendit de cheval et alla s’asseoir sur une pierre près du petit bassin.

Pourquoi s’était-elle enfuit ? C’était tout à fait normal qu’elle les voie ensemble, puisqu’ils devaient se marier en grandissant. Quel étrange sentiment, les voir ensemble lui avait fait mal. Ambre sortit de ses pensées lorsqu’elle entendit la course d’un cheval venir dans sa direction.
Elle se remit debout et voulut prendre sa lame mais, se rappela qu’elle ne l’avait pas prise. Plus les pas se rapprochaient, plus elle commençait à s’inquiéter. Lorsqu’elle aperçut la silhouette du cavalier, elle se détendit, car ce n’était que Matthiew. Il avait l’air inquiet et surpris.

      Mais, que fais-tu là ?
      Je m’inquiétais pour toi. Il descendit de son cheval et s’approcha d’elle. Ce sont les garçons d’écuries qui sont venus me prévenir, lorsqu’ils t’ont vu partir avec cet étalon. Il montrait du doigt l’animal attaché à un arbre. J’ai alors pris la direction qu’ils m’ont indiquée. Car j’ai eu peur qu’il te soit arrivé quelque chose avec ta blessure.

Ambre lui sourit et ouvrit sa chemise au niveau de son ventre pour faire apparaître sa hanche où se trouvait une cicatrice, dans le sens de la longueur, elle avait la taille de son majeur.
Matthiew observa Ambre et remarqua qu’elle ne portait pas son épée.

     Tu sais que tu n’es pas prudent. Cela aurais put d’autres de ses hommes qui venaient pour toi.
     Je sais. Mais, j’étais tellement pressée de sortir de ma chambre que je l’ai oublié. Ambre remonta sur sa monture et proposa une course.
     D’accord j’accepte. Mais, si je gagne, je prends ton cheval. Mais, si c’est toi qui gagnes. Je te trouverai une fille que tu épouseras.
     Ce qui veut dire que dans les deux cas, je suis perdante, enfin perdant.
     Eh bien ! Qu’est ce qu’il t’arrive ? Tu parles comme une fille maintenant. Matthiew se mit à rire.
     Oh ça va ! C’est la faute de Diane. Elle venait tous les jours me parler et je n’avais pas droit à la parole. Ambre était furieuse.
     D’accord excuse moi. Matthiew la voyant agacée, préféra changer de sujet. Alors on la fait cette course ?

Ambre ne répondit pas, car elle était déjà partie. Malgré la distance qui les séparait, Matthiew réussit à la dépasser et arriva le premier aux écuries. Il était déjà descendu quand elle arriva.

     Eh bien ! Je crois qu’il est à moi maintenant. Ambre descendit à son tour. Matthiew essaya  de s’approcher de l’animal mais, celui-ci se cabra et l’attaqua. Ambre réussi à le calmer avec facilité. D’accord ! J’ai compris. Il t’appartient.

Ambre le remercia en lui adressant un sourire.

     Vu son caractère, je l’appellerais donc Panache.
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Chapitre 2

Message par Admin le Dim 26 Jan - 23:11

Quelques jours avant ses 13 ans, Ambre apprit que Matthiew organisait une soirée d’anniversaire pour elle et pour lui.
Le soir de la fête arriva et pour cette raison Ambre fut aidée par sa mère pour bander sa poitrine qui s’était développée. Par-dessus, elle passa  une large chemise blanche sur laquelle, elle posa une veste bleue où un col en dentelle dépassait. Avec, elle prit un pantalon large de couleur identique, elle enfila des bottes en cuir qu’elle pouvait remonter jusqu’au dessus des genoux, avec des éperons. Elle rangea son épée dans un fourreau, maintenue à sa hanche par un baudrier. Ambre alla rejoindre ses parents qui l’attendaient dans la salle de réception. Elle découvrit sa sœur habillée d’un corps de jupe jaune et d’un jupon d’un jaune plus pale, par-dessus elle portait un manteau bleu sur lequel dépassait un large col blanc. Ses cheveux blonds étaient ramenés en arrière pour se terminer en chignon.

Ambre prit sa sœur par le bras et elles partirent accompagner de leurs parents, pour le château du duc de Permele. Arrivés, ils furent accueillis par le duc et Matthiew.

    Bon anniversaire Aubin ! Cela vous fait donc 13 ans. Ambre lui sourit. Je vous en prie. Entrez !

Ambre fit asseoir sa sœur à côté de Matthiew. Elle fut aussi assit à côté de lui mais, aussi à côté d’une jeune fille brune qui portait une robe bleue.

Pendant la soirée, sa sœur fut souvent invitée à danser. C’est vrai que Diane était merveilleuse ce soir ! Lorsque ce fut Matthiew qui l’invita, Ambre eut un pincement au cœur. Pourquoi réagissait-elle comme ça ? C’était tout à fait normal ce qui se passait entre eux. Elle fut interrompue dans ses pensées par la voix de Matthiew.

    Aub ! Pourquoi n’invites-tu pas des jeunes filles à danser ? Elles sont toutes en train d’attendre un signe de ta part. Surtout ta voisine. Il lui fit un signe de tête dans sa direction.
    D’accord j’y vais. Elle s’approcha de la jeune fille et lui tendit la main. Voulez-vous m’accorder cette danse ? Celle-ci sourit et se leva en lui donnant la main.

Elle invita plusieurs jeunes filles à danser avec elle, puis Matthiew l’entraîna sur un balcon d’où l’on voyait les illuminations des remparts. Ambre pouvait voir sa sœur discuter avec un jeune homme qui semblait être de leur âge. Matthiew la fit tourner face à lui et pour cela, il dut poser sa main sur son épaule. Elle sentit tout son corps se réchauffer à ce contacte et son cœur s’accélérer.

    Ecoute ! Je ne voulais pas que ce moment arrive. Mais, j’ai maintenant 15 ans et j'ai décidé de partir. Il la regarda dans les yeux. Tu sais ! Tu vas beaucoup me manquer.
   Mais, où vas-tu ? Explique-moi.
   Je pars à Paris pour m’engager aux mousquetaires. D’ailleurs, tu n'aura qu'à venir me rejoindre quand tu auras 15 ans.
   Et quand pars-tu ?
   Demain.

Ambre ne pouvait plus soutenir son regard, ses yeux la troublaient. Elle baissa la tête, elle avait vraiment beaucoup de peine.

   Tu vas beaucoup me manquer. Matthiew lui souleva le menton avec sa main. Il la regarda intensément dans les yeux. Ambre fut troublée par une lueur qui apparut dans ses yeux. Il prit sa main droite dans la sienne.
   Quand je serais partit ! Je penserais tout le temps à mon frère de sang. Il lui adressa un sourire avant qu’elle ne parte. Elle alla retrouver ses parents qui étaient aux côtés du duc de Permele. Sa mère remarqua son air attristé et l’emmena à l’écart de la fête.

  Que vous arrive t il ? Elle posa son regard sur le visage de sa fille. Vous semblez abattue.
  Non ! Lorsqu’elle vit le regard compréhensif de sa mère, elle comprit qu’elle ne pouvait rien lui cacher. Enfin oui. C’est que je viens d’apprendre que Matthiew part demain pour Paris.
  Oui c’est tout à fait normal. Il vient d’avoir 15 ans. Il fait ses choix pour l'avenir. Je pense que vous irez le retrouver
  Mais, c’est qu’il va me manquer.

Sa mère la regarda avec sollicitude.

   Je vous comprends. Mais, ne vous inquiétez pas votre amitié ne sera pas altérée. Elle sera plutôt renforcée. Ambre sentit son visage triste remplacé par un sourire.
   Dites-moi mère ! Comment ferais-je moi là bas ?
   Ne vous inquiétez pas, les jeunes gens habitent dans une petite chambre et portent le plus souvent l’uniforme. Et pour votre bandage, il faudra que vous appreniez à le mettre toute seule.
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Message par Admin le Lun 27 Jan - 14:13

Ces deux ans sans la présence de Matthiew ont été vraiment quelque chose de difficile. Elle se sentait vide sans lui. Enfin le jour de son départ pour Paris était arrivé. Elle sortit Panache de l’écurie et alla saluer ses parents.  Elle vit Diane triste, elle s’approcha d’elle et la serra dans ses bras.

     Surtout, faites attention à vous !
     Ne vous en faite pas mère.

Après un dernier regard à son père, elle monta sur Panache.

Elle s’arrêta à Vendôme, Ambre était totalement perdue. Il fallait absolument qu’elle mange.
En se promenant dans les rues de la ville, elle découvrit un établissement, où des gens rentraient et sortaient. Avant de rentrer, elle laissa son cheval à un garçon d’écurie. Panache n’opposa aucune résistance, car d’instinct il comprenait que sa cavalière était épuisée et qu’elle n’avait pas le temps de s’occuper de lui. Elle décida de s’y risquer et découvrit des gens assis autours de tables. Elle alla s’installer à une table vide et y déposa son chapeau et son sac. Un homme corpulent en tablier s’approcha d’elle et la questionna.

     Qu’est ce qu’il prendra ce monsieur ?

Ambre le regarda avec attention, il avait un regard froid mais, elle lui répondit, car elle avait vraiment besoin d’aide.

     Auriez-vous quelque chose à manger ?
     Je vous apporte ça tout de suite. Il était sur le point de se retourner mais, il se ravisa. Que désirez-vous boire ?
     Du lait.

Un grand homme brun se leva et se mit à rire. Il se tourna face à elle et vit un homme assez âgé. Il semblait être ivre, ce qui attira l’attention sur eux et le silence complet dans la salle.

     Vous avez entendu ce qu’a dit ce jeune homme. Il veut du lait.

Ambre se leva et employa le ton le plus assuré possible.

    Et alors monsieur ! Cela ne vous regarde pas ! Je fais ce que bon me semble.
    Vous entendez comment ce jeune effronté ose me parler ! L’homme s’approcha d’elle en titubant mais, l’aubergiste lui barra le chemin.
    Laisse le donc tranquille. Il est en meilleur état que toi.
    Laisse-moi faire. Il poussa l’homme, à cet instant Ambre distingua un grognement. Tu vas payer ton affront.

Ambre se sentant menacée, ouvrit sa cape pour pouvoir sortir son épée. Lorsque l’homme vit la poignée, il recula, retourna à sa place et ajouta qu’il y avait erreur. Ambre se rassit lorsque l’aubergiste lui apporta son repas.
En mangeant, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à Matthiew. Pensait-il à elle ou à sa sœur ?
C’était évident qu’il devait penser à Diane. C’était sa future femme, tandis qu’elle n’était qu’une amie et le resterait. Qu’est ce qu’il pouvait lui manquer ! C’était  sûre, ayant passé toute leur enfance ensemble et que maintenant les voilà séparés. Cela faisait un grand vide. Mais, elle savait qu’ils se retrouveraient et qu’ils seraient inséparables.

Elle mit une journée pour atteindre Paris, là, elle alla aux mousquetaires de M de Licen, où elle lui remit une lettre de son père. Il était petit les cheveux grisonnant avec une moustache de couleur identique. Il avait l’air d’un grand-père avec toutes ses rides et ses yeux montraient beaucoup de gentillesse.

Après plusieurs jours de test et sa présentation au près du roi, celui-ci lui donna un uniforme. De retour à l’hôtel particulier de M de Licen, celui-ci la présenta aux autres mousquetaires. Ceux-ci se moquèrent d’elle dès que M de Licen fut partit.
L’un d’eux s’approcha d’elle et se mit à rire.

   Nous avons droit à des nabots maintenant !
   Monsieur je ne vous permets pas. Ambre était furieuse. Je suis peut-être petit. Mais, j’ai du courage et maintes fois je me suis battu pour défendre des gens. J’en ai même la preuve. Elle souleva sa chemise pour montrer sa cicatrice.
   Rien ne prouve, que vous ne vous l’êtes pas faite vous-même.
   Très bien ! Alors battons-nous en duel, sans blessure.

L’homme montra son accord en sortant sa lame. Ambre fit de même et se mit en position de combat. Le duel commença par quelques mouvements souples de leur arme qui s’entrechoquaient. Puis vint les déplacements qui accélérèrent le rythme. Ambre peinait mais, réussissait à garder le sourire, car son adversaire semblait être de plus en plus en difficulté. Il fallut à Ambre un mouvement plus rapide pour qu’elle réussisse à désarmer son adversaire qui la regarda ébahit. Il ramassa son épée et s’approcha d’elle.

   Vous m’impressionnez. Chaque nouvelle recrue se bat avec l’un d’entre nous. Ambre le regarda surprise. Le mousquetaire remarqua son regard et s’expliqua. C’est un moyen de connaître le niveau de ces jeunes gens. Et vous êtes le seul à nous avoir battus en duel.

Ambre avait déjà remis son arme dans son fourreau, quand il s’approcha d’elle pour lui donner une petite tape sur l’épaule.

   Tu es des notre maintenant ! Ambre sourit, lorsque tous les hommes s’approchèrent pour la saluer.
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Message par Admin le Mar 28 Jan - 14:22

Le soir, tous les mousquetaires partirent de l’hôtel de Licen et rentrèrent chez eux. Sauf Ambre qui partie à la recherche d’un logement. Ce fut ce jeune mousquetaire, qu’elle avait battu quelques heures plus tôt qui l’aida dans sa recherche.
Elle apprit que son compagnon portait le nom de Geoffrey, Luc de Clémence, qu’il avait 19 ans, qu’il venait de Gascogne et qu’il comptait rester mousquetaire.

Ils trouvèrent enfin, après deux heures de recherche, un petit logis au-dessus de la maison d’un particulier. Geoffrey l’accompagna dans le petit appartement, car Ambre avait acheté en chemin une bouteille de vin avec un peu de nourriture. Elle allait en faire profiter son ami pour le remercier.
En entrant dans la pièce, ils découvrirent une table et deux chaises qui trônaient au milieu de la pièce. Un petit lit en bois se trouvait près d’une large fenêtre et un petit meuble en bois servait d’étagère.
Elle alla poser ses victuailles sur la table et invita son ami à l’accompagner dans son festin. Geoffrey lui parla de ce qu’avait fait le cardinal de Richelieu.

    As-tu rencontré un garçon du nom de Matthiew, Philippe de Permele ? Ambre avait beaucoup d’espoir en posant cette question. Peut être retrouvera-t-elle son ami plus tôt ?
    Oui, ce nom me dit quelque chose. Il continua à approfondir ses pensées, lorsqu’il remarqua la cicatrice dans la paume de la main droite d’Ambre. Oui… je me souviens ! Il avait usé d’une stratégie où sa main avait une importance.

Ambre sourie. Oui c’était bien lui ! Surtout avec ses étranges bottes.

    Est-il encore ici ?
    Non malheureusement. Il est parti avec le reste de sa compagnie pour la Champagne Ardenne. Et je ne sais pas quand ils reviendront.

Ambre sentit son cœur se serrer, quand elle apprit que Matthiew se trouvait au combat. Elle ne le reverrait pas avant un bon bout de temps. Peut être même, qu’elle ne le reverrait jamais !
Pour passer sa tristesse Ambre prit plusieurs verres de vins, l’un après l’autre. Soudain, elle vit la pièce commencer à tourner tout autour d’elle.

Lorsque Geoffrey l’aida à se mettre au lit, elle faillit l’embrasser. Mais, heureusement ses étourdissements la firent se dévier. Elle n’était vraiment pas dans son état normal. Et celui-ci rigola de sa tentative, car lui aussi était soûl.

Le lendemain matin, Ambre avait mal à la tête et découvrit que Geoffrey avait disparu. Cela ne l’étonnait guère, car il y avait un gros trou noir à la place de ses souvenirs.
Elle alla tout de même à l’hôtel, malgré la douleur qui lui battait les tempes. Elle eut quelques difficultés à traverser les rues de Paris, car les marchands criaient fort et leur voix résonnait dans sa tête. Elle réussit, grâce à son cheval, à arriver rapidement à l’hôtel de Licen, où elle retrouva son ami qui rit en la voyant arrivé avec la gueule de bois.

    J’ai bien fait de te coucher, hier soir ! Il semblait plein d’entrain. Comme si, il n’avait rien bu.

Comment faisait-il ? Il avait pourtant bu autant qu’elle ! Enfin le croyait-elle, car au bout du cinquième verre, tous s’étaient mélangés dans sa tête. Geoffrey s’approcha d’elle et la questionna de sa voix la plus douce.

    C’était ta première ivresse ?
    Oui. Et hier soir, c’était mon premier verre d’alcool. Il la regarda avec inquiétude.
    Tu aurais dû boire moins. Il a fallu que je te parle de ce Matthiew de Permele. Pour que tu te jettes sur la bouteille ! Qui est-il pour toi ? A-t-il un lien avec toi ?

Ambre réussit à descendre de cheval et le mena à l’écurie. Elle expliqua à Geoffrey, qu’ils étaient des amis d’enfance et qu’à l’époque, ils étaient inséparables. Et que cela faisait maintenant deux ans qu’ils étaient séparés.

    Et la cicatrice que tu as remarquée, elle tourna sa paume vers leur regard. C’est pour toujours nous souvenir de l’un de l’autre. Geoffrey la regarda avec compassion.
    Vous êtes donc frère de sang !
    Oui. Et c’est le seul véritable ami que j’ai.
    Dans tous les cas. Il lui tendit la main. Je te compte parmi les miens.

Ambre serra la main de Geoffrey.

    Eh moi ! Je serais fière de t’avoir comme ami.

Ambre subissait un véritable changement, car sa vie à Paris était totalement différente de celle qu’elle avait chez elle.
Tous les soirs, au lieu de rentrer. Elle apprenait à devenir un véritable homme, car ses compagnons l’emmenaient tous les soirs, sauf le soir de garde, dans des tavernes, où ils buvaient jusque tard dans la nuit et perdaient leur solde aux jeux d’argent. Même si parfois Ambre perdait beaucoup, elle faisait en sorte de le regagner, car elle devait vivre avec ce qu'elle gagnait.
A chaque fois que son adversaire n’était pas d’accord avec le résultat, il sortait son épée mais, il suffisait que Geoffrey arrive avec sa carrure d’ours, ses cheveux bruns en batailles et le front plissé pour que l’individu range son arme et s’asseye. Ambre et Geoffrey se regardaient et riaient.
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Fin du Chap 2

Message par Admin le Mar 28 Jan - 14:36

Le jour de ses 19 ans, son ami Geoffrey avait organisé une soirée spéciale. Il la conduisit dans les rues, sans lui souffler mots de ce qu’il avait prévu.
Après plusieurs croisements, ils arrivèrent devant une grande maison blanche qui était illuminée par des bougies qui éclairaient les pièces intérieures.

   Voici, une maison où tu pourras découvrir les plaisirs de la chair des femmes.
   Je ne crois pas que je pourrais. Son ami la regarda, il était surpris de sa réponse.
   Je ne comprends pas. J’espère que tu ne fais pas comme ces filles de bonne famille qui attendent le mariage. Il disait cela en riant.

Mais, Ambre le regarda avec un sourire mi-amusé, mi-inquiet.

   Explique-moi alors ! Il la regardait d’un air intrigué.
   Tu sais que pour moi. Tu es le frère que je n’ai jamais eu. Et que j’ai confiance en toi. Alors… je vais te révéler un secret que seule ma famille et Dieu connaissent. J’espère que tu ne m’en voudras pas.
   Ne t’inquiète pas. Dit-il d’une voix rauque.

Ambre commença à lui expliquer le vœu que la mère de Matthiew avait formulé. Puis le choix que prirent ses parents sur sa vie et la façon dont elle était devenue l’amie de Matthiew.

   Tu te moque de moi c’est ça ? Dit-il amusé. C’est par ce que tu as peur. C’est ça ? Il ne cessait de rire.
   C’est normal que tu ne me croies pas. A-t-on déjà vu une femme manier les armes ?
   Non.

Mais, pourtant. Elle lâcha les rennes de sa monture et détacha le cordon qui maintenait sa chemise fermée, pour faire apparaître le bandage qui lui dissimulé sa poitrine.
Il regarda ébahit l’ouverture de sa chemise.

   Tu as dû te blesser. La raison de ton bandage !

Elle referma sa chemise et reprit les rennes.

   Te rappelles-tu que je me sois blessée ?
   Non. Il y eut un long silence pendant lequel, il l’observa. Puis il reprit d’un ton moqueur. Je comprends mieux pourquoi, je te trouvais si frêle.

Sa remarque fit sourire Ambre qui se mit à rire, à en perdre le souffle. Son ami riait également aux éclats. Puis il s’arrêta et dit.

   Et bien ! Passons la nuit ensemble, dit-il en riant. Après tout. tu es une belle femme.
   Je suis désolée. Il la regarda avec le sourire aux lèvres qui redonna le sien à Ambre. Mais je ne peux pas le faire avec toi ni avec personne d'autre. Même si un jour je souhaite le faire avec Matthiew, Je sais très bien que cela n'arrivera jamais.
   Ce n’est pas grave. Tant pis j'aurais tenté ma chance. Ambre se remit à rire et répondit :
   Et de plus tu 'es pas mon genre, peut être plus celui de ma soeur, dit elle en riant. Il lui adressa un grand sourire et Ambre paru intriguée. Que t’arrive-t-il ?
   Tu as bien dis, que tu avais une grande sœur ?
   Oui, dit-elle surprise. Pourquoi ?
   Comment est-elle ?
   J’ai un portrait d’elle chez moi et… Elle le regarda et arrêta un bref instant sa phrase. Mais, de toute façon, elle est déjà promise.
   C’est dommage ! Il la regardait d’un air boudeur. Car si elle est aussi jolie que toi. J’aurais bien fait sa rencontre. Et qui est le futur époux ?

Ambre ne lui répondit pas, car à la seule pensée de ce mariage, son cœur se serrait. Pourquoi la vie leur avait joué un aussi mauvais tour ? Pourquoi lui avoir offert l’amour ? Si celui qu’elle aimait, devait s’unir à sa sœur ?
Ce fut la voix grave de Geoffrey qui la fit revenir à la réalité.

   Ce ne serait pas ton ami Matthiew, dit-il ironiquement.

Ambre sentit ses joues s’empourprer lorsqu’elle entendit son nom. Ne la voyant pas répondre, Geoffrey continua.

   Il faudra bien un jour que tu lui dises la vérité. C’est le seul moyen de savoir ce qu’il ressent pour toi. Ambre senti la colère lui monter aux joues.
   Dis le que tu me déteste à ce point !

Il la regarda avec surprise. Qu’avait-il dit pour qu’elle parte dans une colère ?

   Mais, pourquoi dis-tu cela ?

Elle sentit sa colère s’estomper. Pourquoi s’énerver ? Il n’était pas au courant. Elle lui répondit d’une voix plus douce.

   J’ai juré de ne jamais rien lui révéler. Elle ferma à demi ses paupières, comme si elle voulait réfléchir. Elle les rouvrit et son ami put y voir briller une lueur qu’il ne connaissait pas. Elle reprit la parole après avoir laissé un long silence. Et je sais que s’il apprenait la vérité. Je crois que je ne me remettrais pas de sa fureur. Car il ne comprendrais pas que moi son meilleur ami, lui ai menti. Enfin ! Parlons d’autre chose. Ambre avait abandonné son regard triste pour le remplacer par un sourire plus enjoué. Comme si cette conversation n’avait jamais eu lieu.

Sur le chemin du retour, Geoffrey ne put s’empêcher de regarder la silhouette de son amie. Maintenant qu’il connaissait la vérité, il comprenait mieux pourquoi sa carrure était si frêle, malgré la musculature qu’elle avait gagnée. Son nez était un peu retroussé, ses lèvres étaient pulpeuses avec une couleur rosée. Ses longs cheveux bruns dégringolaient sur ses épaules. Quelques mèches venaient se poser sur un visage bien dessiné et mettaient en valeur ses yeux couleurs émeraude, qui reflétaient une âme fière et douce à la fois. Comme elle le lui avait montré, sa poitrine était compressée sous un bandage mais, en y prenant plus attention, il en vit une fine esquisse. Il la vit tourner son regard souriant vers lui et se sentit mal à l’aise.
Vraiment cette jeune femme était pleine de surprises !

Ambre et Geoffrey étaient devenus plus proches. Il n’y avait ni rapport intime, ni même la simple idée qu’il y en ait un. Ils étaient devenus liés comme des frères et sœurs, s’en était devenu amusant. Car dès que l’on s’approchait trop près d’elle, Geoffrey venait la rejoindre. Ambre lui rappelait à chaque fois, qu’elle savait se défendre et qu’elle l’avait battu à l’épée. Les gens étaient toujours intrigués de les voir rire à cette remarque.

Le jour de son départ arriva enfin. Elle avait maintenant 20 ans. Geoffrey avait eut droit à une permission pour accompagner Ambre à la sortit de la ville.
Ambre allait monter sur Panache lorsque Geoffrey l’interpella.

    Si tu veux revenir à Paris. Tu es la bien venue chez moi. Ambre ne lui répondit pas mais, s’approcha de lui et lui serra la main.

Ambre lui dit une phrase que seul lui pouvait entendre.

    Merci beaucoup. Tu vas me manquer. Ambre avait la voix qui tremblait, à cause de leur séparation.

Quand Geoffrey la vit s’éloigner sur son cheval, elle lui adressa un signe de main, accompagné d’un sourire.
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Début Chapitre 3

Message par Admin le Mar 28 Jan - 23:10

Après trois jours de course à cheval, Ambre pouvait enfin voir les forêts de la Charente Maritime. Rien ne semblait avoir changé, lorsqu’elle observa autour d’elle à son arrivée.
Elle fut accueillie par Diane qui était rayonnante. Elle avait maintenant atteint l’âge de 21 ans. Son corps de petite fille avait disparut et avait laissé place à un corps de jeune femme. Sa poitrine était mise en valeur par un corset qui affinait également sa taille. Ses longs cheveux blonds avaient été rabattus en arrière pour former un chignon. Quelques mèches s’étaient échappées et volaient autour de son visage qui était devenu plus fin. Ses yeux bleus étaient emplis de larmes. Ambre ne put résister à ce touchant spectacle, elle descendit de cheval et alla serrer sa sœur dans ses bras, où celle-ci ne put retenir ses larmes.

    Oh ! Tu m’as tellement manqué. Diane avait la voix qui sanglotait. Ton absence a été longue à supporter.

Ambre regarda sa sœur qui avait le visage inondé de larmes.

    Tu crois que j’aurais laissé ma grande sœur aux mains de n’importe qui ! Ambre rit et redonna le sourire à sa sœur. Au fait, que fais-tu là ? Je n’avais pas prévu mon retour
.
    Lorsque le jour de ton anniversaire est passé. Je me suis dit, qu’il fallait que j’aille guetter ton retour. Et me voilà ! Ambre lui sourit et la pris par l’épaule. Elle l'a fit monter en amazone devant elle sur son cheval et rentrèrent chez elles.

Ambre fut accueillie à bras ouvert par ses parents qui furent troublés par l’apparence de leur fille.

    Vous avez vraiment changé mon fils, dit son père étonné.
    Vous savez qu’il le faut bien père ! Elle pensa que Matthiew devait avoir changé lui aussi. Il serait peut-être rentré maintenant ? Dites-moi père ! Est-ce que Matthiew est rentré ?
    Oui. En ce moment, il se trouve chez lui. Vous pouvez vous y rendre, si vous le désirez.

Ambre ne se le fit pas dire deux fois, car après avoir déposé ses affaires, elle se dirigea vers le château du duc de Permele.
Elle ne pouvait s’empêcher de se remémorer les souvenirs de son enfance, à chaque fois qu’elle regardait autour d’elle. Chaque parcelle de terre lui rappelait une partie de son passé.
Elle se précipita vers le large escalier en pierres, où elle monta les marches quatre à quatre. La porte s’ouvrit sur un domestique qui avait des cheveux blancs. Celui-ci la fit entrer dans un grand salon où se trouvait le duc de Permele, assit dans un fauteuil en toile de couleur rouge, en train de lire un livre. Il le reposa aussitôt qu’il vit Ambre. Il se leva et vint à sa rencontre.
Depuis qu’elle ne l’avait pas vu, elle le trouva changé. Ses cheveux bruns avaient pris une couleur poivre et sel, son visage avait gagné quelques rides au niveau de ses yeux et de son front. Mais, ses yeux noisette pétillaient toujours de malice, même quand il prenait un air sévère.
Le duc lui sourit et fit apparaître ses dents blanches. Il la fit s’installer dans un autre fauteuil en face du sien.

     Votre retour me ravit. Il y a si longtemps que nous nous sommes vus. Vous avez beaucoup changé durant votre séjour.

Ambre prit le verre de vin que l’on venait de lui apporter et en but une gorgée.

      Il faut bien que nous grandissions, dit-elle en soupirant. Il est vrai qu’il est loin le temps des bêtises que nous faisions avec Matthiew. Maintenant nous sommes devenus des hommes.
      Quels chenapans vous étiez tous les deux ! Vous souvenez-vous de notre cuisinière ? Vous vous amusiez à lui voler ses ingrédients. Et on la voyait toujours courir après vous dans les couloirs.

La main posée sur le pied de son verre, Ambre se mit à rire en se remémorant cette image. Elle fut accompagnée par le duc, lorsque son regard croisa le sien.
Ils s’interrompirent lorsqu’ils entendirent une voix venant de l’entrée. Elle tourna la tête dans cette direction et vit un grand homme brun. Ses yeux noisette lançaient des éclaires, sa mâchoire était contractée. Il avait les mains posées sur les hanches.

    Père ! Qu’est ce que ce vacarme ? Il regarda Ambre avec froideur et détourna son regard vers son père. Je vous avais dit pas de visite. Et qu’il fallait que vous vous reposiez !
    Je ne suis pas encore trop âgé. Cessez de me parler comme si j’étais malade.

Ambre alternait son regard entre Matthiew et le duc. Que lui était-il arrivé ? Pour qu’il s’inquiète de la sorte ! Il ne lui avait même pas adressé un sourire !

    Bonjour Matthiew, dit-elle solennellement.

Celui-ci la regarda avec surprise.

    C’est normal que tu ne me reconnaisses pas ! Après sept ans de séparation. Tu sais que moi non plus je ne t’ai pas reconnu tout de suite. Tu as drôlement changé. Il avait gardé un regard impassible lorsqu’il lui adressa enfin la parole.
    Oh ! Excuse-moi mais, tu as drôlement changé. Que je ne t’avais pas reconnu ! Sa voix semblait contrariée mais, Ambre ne s’en formalisa pas.
    J’ai pourtant crut qu’avec cette grande amitié qui nous lié, nous nous serions reconnu au premier regard. Mais, ce n’en a pas été le cas, dit-elle amusée.

Elle remarqua que Matthiew n’avait pas rit à sa plaisanterie. Pourtant ! Quand ils étaient petits, il riait même quand ce n’était pas drôle et cela dans le seul but de ne pas la vexer. Peut être est ce à cause de ce qu’il avait vu lorsqu’il était sur-le-champ de bataille ? Autant ne pas continuer à discuter avec lui, son attitude lui montrait qu’il était préoccupé.

     Eh bien ! Je vous remercie de votre accueille monsieur le duc. Mais, je dois prendre congé.

Celui-ci lui adressa un sourire quand elle partit mais Matthiew ne lui donna qu’un simple signe de tête.

Quand elle remonta sur Panache, elle décida de se changer les idées. Elle monta sur son dos où elle remarqua avec amusement qu’il semblait plus détendu de puis leur retour.
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Message par Admin le Mer 29 Jan - 15:32

Ambre n’était pas pressée. C’était la raison pour laquelle, elle faisait avancer son cheval au pas. Mais, lorsqu’elle vit l’entrée des bois, elle le fit partir au galop.
Comme à chaque fois, elle voyait défiler les arbres mais, son attention fut attirée par un reflet de soleil. Oui, ça ne pouvait qu’être la cascade ! Ses soupçons furent justifiés lorsqu’elle entendit le grondement de l’eau et lorsqu’elle l’aperçut enfin.
Elle descendit de cheval et l’attacha à un tronc près du petit étang. Elle regarda attentivement le bouillonnement de l’eau et vit la fumée qui montait au ciel. Elle pensait qu’elle pourrait très bien y plonger. Matthiew semblait trop occupé pour s’occuper de cet endroit et de plus la température de ce mois d’octobre était excessivement haute. Elle commençait à lui peser avec ses larges vêtements. Elle les retira donc, son bandage avec et plongea dans la petite étendue d’eau. Elle put enfin se détendre, car le liquide frais lui permit de se reposer les muscles, c’était la première fois que son corps de femme évoluait dans un territoire connut.

Ambre était en train de nager, lorsqu’elle entendit des voix. Il ne fallait surtout pas qu’on ne la découvre ! Ce serait une gêne pour elle-même mais, surtout pour ses parents.
Elle sortit alors de l’eau, prit ses vêtements qui étaient sur un rocher et détacha son cheval pour le mener dans une grotte, derrière l’eau de la chute. Elle avait eu juste le temps de remettre son pantalon, lorsque par le côté de la chute, elle vit deux hommes. L’un était petit avec un regard de fouine. Il avait une longue cicatrice qui partait du front, traversait son œil droit et se terminait sur sa joue. L’autre s’était placé du côté de l’eau. Ce qui l’empêcha de le détailler mais, sa voix lui semblait familière. Comme elle n’en était pas sûre, elle préféra l’écouter.

   Il faut être très prudent. Car on m’a dit qu’il était sortit. Il faut que…

Ambre avait du mal à entendre clairement, car le bruit de la cascade couvrait leur voix. Mais, elle comprenait quelques morceaux de phrases.

   Il faut absolument se débarrasser de lui.

C’était difficile de pouvoir reconnaître la personne à qui elle appartenait, car ils étaient trop éloignés.
L’autre prit la parole avec un sourire aux lèvres.

   Comment voulez-vous que je le fasse ?
   Comme cela vous amuses ! Vu les échos que j’ai de lui, il va découvrir que… Vous devez faire cela vite et discrètement. Surtout ne le loupez pas. Il s’agit de notre vie.

Ambre vit le petit homme s’incliner et partir. Elle était sur le point de sortir, lorsqu’elle vit une ombre se profiler devant l’eau de la chute. Elle espérait que ce n'était pas le mystérieux homme ! Si c’était le cas, il ne faudrait pas qu’il découvre sa cachette. Etant donnée ce qu’elle avait entendu.
Heureusement pour elle, la silhouette disparut. Elle pouvait enfin respirer normalement. Quand elle s’approcha de l’eau, elle sentit des gouttes couler le long de sa poitrine nue. La peur lui avait fait oublier sa tenue.
Avant de passer sur le côté de la cascade, elle enveloppa sa large poitrine sous un long bandage blanc, qu’elle arrivait maintenant à le serrer comme il fallait. Ses seins prenaient toujours un certain volume mais, ils étaient moins épais. Par-dessus, elle enfila une large chemise blanche qu’elle attacha grâce à deux lanières placées au niveau du col.

Elle prit les rennes de Panache et l’entraîna hors de la grotte, remit ses bottes, monta sur son cheval et partit au galop. Il fallait vraiment éclaircir ce point. Si quelqu’un était tué, elle s’en voudrait d’avoir était au courant et de n’avoir rien fait.

Elle arriva aux écuries et ramena Panache à son box. Elle prit des brosses et des sceaux remplis d’avoine. Elle retira la selle du dos de son cheval et commença à le brosser.
Cette journée était tout à fait étrange ! Matthiew qui avait un drôle de comportement, puis cet assassina. Il fallait qu’elle face quelque chose ! Mais, quoi ?
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Continuons

Message par Admin le Jeu 30 Jan - 16:25

Elle était en train de nourrir Panache, lorsqu’elle entendit des pas venir vers elle. Heureusement par prudence, elle avait gardé son épée, car dans l’ombre, elle remarqua un poignard briller à la lumière des rayons de soleil. A son tour, elle sortit sa lame de son fourreau.

  Allez-y ! Si vous n’avez pas peur de mourir.

Ambre avait pointé sa lame dans la direction de la silhouette. Celle-ci se précipita vers elle mais, l’individu fut stoppé par l’étalon noir qui s’était mit devant Ambre et s’était cabré. Par peur l’homme préféra s’enfuir. Elle se mit à rire lorsqu’elle le vit courir à toutes jambes. Elle rangea son épée et caressa le museau de son cheval qui s’était rapproché d’elle en lui donnant quelques petits coûts de tête sur son épaule.

   Merci beaucoup. Tu mérites vraiment que je te donne une ration de plus. Ambre joignit le geste à la parole et lui remit de l’avoine dans son box.

Celui-ci hennit et commença à manger.

Ambre quitta les écuries et regarda le ciel. Celui-ci commençait à s’assombrir et le soleil se cachait derrière le bâtiment qui servait de salle d’armes. Ce fut un signe, car elle s’y précipita et découvrit la salle comme elle était avant. Elle retrouvait le vieux mannequin, les épées d’entraînement qu’elle utilisait avec Matthiew, quand ils étaient petits. Même les vielles armes étaient restées enfermées dans l’armoire.
Ambre sortie son épée et commença à frapper le mannequin. Cela lui rappelait les duels qu’elle faisait avec Matthiew.
Il lui avait tellement manqué pendant leur séparation ! Pourquoi à son retour, son sentiment avait-il changé ? Même en le revoyant, elle ne ressentait ni amitié, ni amour. Il y avait quelque chose d’étrange !
Ambre sursauta lorsqu’elle entendit une voix l’appeler. Celle-ci lui était familière. Au bout de quelques secondes, elle reconnut la voix de l’homme inconnu de la cascade. Elle était inquiète, car elle se souvint qu’il avait donné l’ordre à ce qu’une personne meurt. Et elle avait été menacée !
Oh non ! C’était donc elle la cible ! Prise de colère Ambre se retourna épée en main. Mais, ce qu’elle découvrit la surpris. C’était Matthiew qu’elle vit en face d’elle, tenant une épée à la main.

   Eh bien ! Je vois que tu es déjà prêt. J’espère que tu t’es amélioré.

Il était froid ! C’était évident s’il voulait la tuer. Elle le vit se mettre en position de combat, elle fit de même et le duel commença avec rapidité. Chaque coups de Matthiew étaient rapides et précis mais, elle le sentait peiner sous ses assauts. C’était étrange ! Lui qui employait souvent des bottes, il ne le faisait pas.
Après quelques parades, Matthiew perdit son épée et là ! En une fraction de seconde, Ambre vit la paume droite de sa main qui ne possédait pas de cicatrice. Cela expliquait tout ! Alors c’était un imposteur et de peur qu’elle le découvre. Il avait voulut la faire tuer. Mais, où était Matthiew alors ? Il fallait qu’elle le découvre sans que cet homme ne lui fasse du mal.

De sa chambre, Ambre aperçu une lumière se déplacer dans l’obscurité de la nuit. Elle regarda par l’une des grandes fenêtres et découvrit, grâce à la lueur qui illuminée le visage de l’individu, celui de l’imposteur qui se déplaçait dans les bois.
Que pouvait-il bien faire à 11 heures du soir ? Peut être faudrait-il qu’elle le suive ? Il la conduirait peut être auprès de Matthiew ?
Elle sortit sans bruit de chez elle et suivit l’imposteur sans se faire repérer. Il la mena dans une grotte. Elle descendit de cheval et demanda à Panache d’aller se cacher.
Elle frôlait les murs pour ne pas être vue. Elle était à l’angle d’un croisement lorsqu’elle entendit la voix de l’homme. Elle passa sa tête dans la direction d’où venait la voix. Et découvrit l’imposteur se tenant debout devant une porte en bois.

   Alors ! On ne s’ennuie pas trop ? Il se mit à rire. Ne vous inquiétez pas. Ce sera bientôt finit pour vous. Mais, il faut d’abord que je m’occupe de lui. Ce sera bientôt fait. Il referma la petite fente par laquelle, il parlait au prisonnier, puis il partit.

Ambre eut juste le temps de se faufiler dans une fente de la paroi, lorsque l’homme passa. Elle le regarda furtivement s’éloigner.
Lorsqu’il fut enfin partit, Ambre se précipita devant la grande porte en bois. Même si ce n’était pas Matthiew, il fallait secourir cette personne, car comme elle, il risquait de mourir.
Elle tira lentement la petite poignet qui ouvrait la fente. Elle ne pouvait rien voir à cause de l’obscurité qui englobait la pièce.
Ambre ne comprenait pas. Il n’avait tout de même pas parlé tout seul ? Non, il devait y avoir quelqu’un ! Elle se retourna et observa tout autour d’elle pour trouver une clé. S’il y en avait une !
Son attention fut attirée par un trousseau qui était accroché au mur près du croisement. Elle se précipita dessus et revint aussitôt. Elle essaya plusieurs clés et réussit enfin à trouver la bonne. Elle ouvrit la porte et malgré le jet de lumière venant du couloir, elle ne vit toujours personne. Encore plus étrange !
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Suite et fin chapitre 3

Message par Admin le Ven 31 Jan - 15:55

Elle entra et la porte se referma derrière elle. Ambre se retourna vivement et découvrit une haute silhouette se dresser devant elle. De peur, elle préféra reculer mais, le lit qui se trouvait derrière, la déséquilibra et la fit tomber. L’ombre était devenue plus imposante mais, Ambre prit son courage à deux mains et se redressa  en déclarant d’une voix qui se voulait ferme.

   Si vous voulez me frapper, faites-le. Mais, vous ne pourrez pas sortir d’ici. J’étais venue vous aider.

Une voix grave et douce lui répondit.

   Je ne voulais pas vous faire peur. Vous savez. Vu ce qu’il m’attend. Mieux vaut être prudent.

Il s’approcha d’elle avec un pas lent et là son visage passa sous un rayon de lune passant à travers une fente dans la paroi. Elle vit deux grands yeux noisette rehaussés par de larges sourcils. Son visage était carré, ses lèvres dessinaient un sourire. Cette tête ne lui était pas inconnue. Une image du visage de Matthiew adolescent vint se superposer sur celui de l’individu.
Oui ! C’était lui. C’était enfin lui ! Elle se hasarda tout de même à prononcer son nom.
Celui-ci la regarda avec surprise et elle reprit avec le sourire.

   J’ai tant changé que cela ?
   Mais, c’est que je ne vois pas votre visage. Approchez-vous de la lumière.

Elle obéit sans plus attendre. Elle entendit un petit rire rauque et Matthiew lui répondit.

   Effectivement, tu n’as pas beaucoup changé. Aub ! Il la prit dans ses bras en la serrant contre son cœur.
Ambre sentit son corps fondre au contacte de ses bras. Son cœur, lui ne pouvait s’empêcher de résonner de plus en plus fort dans sa poitrine. Elle croyait réellement  que ses sentiments pour lui n’existaient plus. Mais, tout au contraire son amour était devenu plus fort encore.
Sentant que son corps allait répondre à celui de Matthiew, elle préféra se dégager.
Encore troublée, Ambre reprit.

    Il faudrait peut être que nous sortions d’ici ! Avant que l’on ne remarque mon absence. Et que l’imposteur vienne se débarrasser de nous.
    Oui. Ce serait plus prudent.

Ambre encore troublée par la proximité de son ami se pressa pour sortir de la pièce. Dès qu’elle le vit apparaître à la lumière, elle fut impressionnée par son allure. Il était plus grand qu’elle, il avait de larges épaules. A ses yeux, Matthiew était vraiment devenu un bel homme. A côté, elle se sentait toute petite. Quand elle le regarda, il arbora un large sourire qui la décontenança.
Il parla d’une voix grave et douce qui la troubla.

    Même si tu as gardé ton visage d’en temps. Tu as tout de même changé. Ses yeux reflétaient sa joie de la revoir.

Ambre fut interrompue dans son admiration, lorsqu’elle entendit deux voix qu’elle connaissait.
Surprise, elle se retourna et découvrit l’imposteur et le petit homme à la cicatrice. Tous deux avaient le sourire aux lèvres.

    Vous avez voulu nous faciliter la tache en vous réunissant ? L’individu ne pouvait s’empêcher de rire.
    Arrêtez donc de rire ! Ce n’est pas à vous deux, que vous allez réussir à vous en sortir. Ambre entendit la voix grave de Matthiew lui répondre.
    Tu aurais dut te méfier, car ils sont plus de deux.

Au son de sa voix, elle se retourna et le découvrit maintenu par deux autres hommes qui lui bloquèrent les mains dans le dos.

Ils furent conduis à la rivière, Ambre sentait sa fin devenir proche mais, ce qui la faisait paniquer c’est qu’elle serait accompagnée de son ami.
L’individu l’entraînait avec force près du bord. Il tenait dans sa main un petit poignard. Il lui montra l’eau et dit.

    Tu vois ! Tu seras le premier à y être jeté. La raison en est que je déteste perdre et que je hais les petites fouines dans ton genre.

Il était sur le point de la pousser mais, mais elle l’arrêta en posant une question.

    Pourquoi faites vous cela ?
    Pour mon père. L’homme que vous avez mis en prison à cause d’un vol de bijoux. Et qui y est mort par votre faute. Maintenant cessez donc de parler.

Il allait la pousser lorsqu’il retint son geste.

    Ah oui ! C’est vrai. J’oubliais le plus important. Il enfonça la lame du poignard dans la cicatrice d’Ambre qui se plia en deux à cause de la douleur, et ce fut le trou noir lorsqu’il la poussa dans l’eau.

Ambre se réveilla au bord de la rivière avec aucun souvenir sur qui elle était, ni sur la raison pour laquelle, elle était habillée en homme. La seule chose dont elle était sûre, c’est que sa hanche la faisait souffrir.
Hors de l’eau, elle découvrit un grand cheval noir arriver auprès d’elle pour l’accueillir. Elle ne comprit pas pour qu’elle raison son instinct la poussait, à faire confiance à cet animal. Elle monta sur son dos, car elle pensait que seul lui pourrait l’aider à retrouver sa vie passée. L’animal s’éloigna de la rivière et se retrouva rapidement sur des petits chemins qui les menèrent rapidement sur une route principale.
Ambre ne le savait pas, mais ce cheval noir était en vérité son étalon noir Panache et celui la conduisait dans la direction de Paris. Mais aucun des paysages qu’elle traversait ne lui permettaient de se rappeler le voyage de retour qu’elle avait réalisé quelques jours plus tôt.
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Chapitre 4

Message par Admin le Lun 3 Fév - 19:07

Ambre et Panache arrivèrent à Paris mais, rien autour d’elle ne lui permettait de retrouver sa mémoire. Elle ne savait pas où elle était, ni où ce cheval l’avait conduit.

Panache vint s’arrêter devant les grilles d’un grand immeuble blanc crème. Une longue cours menait au bâtiment, la façade était composée de plusieurs fenêtres.

   Pourquoi m’as-tu mené ici ? Demanda-t-elle à l’animal. Vais-je me souvenir de qui je suis ? Se demanda-t-elle à voix haute ? Mais, aucune réponse ne lui vint

Un garde qui se trouvait devant la grille observa Ambre avec attention. Il lui semblait que ce visage lui était familier. Il réfléchit quelque instant et se souvint que ce jeune homme était un ami du comte de Clémence. Il l’invita donc à enter dans la cours. Ambre ne compris pas le geste de cet homme mais, elle le suivit sans discuter.
La cours était bordé de hais et de plusieurs chandelles.
Lorsque Geoffrey l’aperçu, il se précipita vers elle. Ambre ne reconnaissait pas du tout cet individu.

    Bonjour Aubin. Comment vas-tu ? Ambre le regarda avec surprise.
    Vous me connaissez ! Je ne comprenais pas pourquoi ce cheval c’était arrêté ici. Elle désigna l’animal qui était restait dans la cours.
    Ça doit être Panache qui a pris l’habitude de venir ici.

Geoffrey invita Ambre à entrer dans son bureau et l’invita à s’asseoir sur un fauteuil. Ambre observa tout autour d’elle mais, rien ne lui semblait familier
Elle le regarda et l’interrogea.

    Dites-moi ! Vous qui semblez me connaître. Expliquez-moi pourquoi je suis habillée en cavalier.
    Je ne sais pas. Mentit-il. Je sais simplement que tu n’aimais pas ça et que tu voulais devenir une vraie femme.
    Pouvez-vous m’y aider ? Si c’était ce que je souhaitais.
    Bien sûr. Je ferais venir ma sœur pour t’aider à te vêtir et à te comporter.
    Je vous remercie.

Le lendemain matin, Ambre rencontra une dame brune au corps élancé. Elle portait une robe beige.
Ambre l’observa bien avant de la saluer, elle remarqua qu’elle avait les mêmes traits que son frère mais en plus fins.

   Bonjour, je suis Aubin ! Elle s’approcha et s’inclina. La jeune femme n’eut pas le temps de répondre, car Geoffrey entra dans la pièce.
   Ah, te voilà enfin ! Il s’approcha de la jeune femme et l'embrassa.

Il tourna la tête dans la direction d’Ambre et lui sourit.

   Ambre, je te présente ma sœur Charlotte.

La jeune femme fronça des sourcils.

   Je ne comprends pas ! Il m’a dit qu’il s’appelait Aubin.

Geoffrey se mit à rire et répondit.

   C’est tout à fait normal. C’est d’ailleurs pour cette raison que je t’ai fais venir ici. Cette jeune fille a été élevé comme un garçon et comme elle a perdu la mémoire nous devons l'aider à retrouver sa vrai identité.

Charlotte s’approcha de son frère.

   Mais, en quoi puis-je t'aider ?
   Malgré son éducation de garçon. Je veux la faire devenir femme, dit-il en aparté
   Accompagnez-moi dans votre chambre. Je vais vous apprendre tous ce que je sais. Dit-elle en regardant Ambre.

Ambre lui obéit en la conduisant dans ses appartements. Ceux-ci étaient de grandes pièces reliées entre elles par de larges portes en bois. Sur les murs, il y avait des tableaux et près de la fenêtre, dans l’âtre d’une cheminée en marbre le feu faisait crépiter les bûches.
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Enfin la suite

Message par Admin le Mer 5 Fév - 23:58

Ambre s’installa sur un sofa en toile, pour regarder les robes que lui présentait une vielle femme accompagnée d’une femme de chambre.
Les robes étaient toutes de couleurs différentes. Une attira plus particulièrement son attention, elle était de couleur crème, ses manches laissaient voler quelques dentelles.
La voix de Charlotte interrompit le cours de ses pensées.

  Je crois, que cette robe vous ira très bien. Elle lui montrait la robe qu’elle venait de repérer.
  Oui, je crois.

La femme de chambre l’entraîna derrière un paravent, elle lui retira sa chemise blanche et son bandage. Par réflexe, Ambre posa ses bras sur sa poitrine. La jeune femme la fit se retourner pour lui mettre un corset blanc. Quand elle resserra les liens, Ambre commença à suffoquer.

   Je vous en prie. Elle reprit sa respiration. Détachez-le-moi.

Elle entendit la voix amusée de Charlotte.

   Vous devez souffrir, si vous voulez plaire.
   Alors, je dois apprendre à ne plus respirer.

La jeune femme lui desserra le lacet jusqu’à ce que la pression soit supportable.

   Mademoiselle. Chaque jours, je le serrerais d’un cran, pour que vous preniez l’habitude.

Ambre tourna la tête dans sa direction.

   Je vous remercie.

Celle-ci lui adressa un sourire et l’aida à enfiler le haut de jupe. Elle lui retira ses hauts de chausses les remplaça par un secret sur lequel elle posa le corps de jupe qui s’accorda avec le haut et ensuite mis la modeste. En plus, on lui fit mettre des bas de soie et des chaussures à talons hauts, à nosette de rubans.
Lorsqu’elle replaça sa robe sur ses chevilles, elle exclama à Geoffrey.

   Ah ! Quelle idée saugrenue j’ai eu ! Je suis totalement ridicule.
   Viens me montrer. Je suis seul juge. Je suis tout de même un homme.

Ambre sortit de sa cachette avec prudence. Geoffrey crut d’abord à une apparition mais, non ! C’était bien Ambre. Son corps svelte n’était plus caché par ses larges vêtements, il était plutôt mis en valeur. Et sa poitrine si souvent imaginée sous son bandage devenait magnifique. Comment avait-on put laisser une si belle jeune femme grandir dans des habits d’hommes ?
Malgré les cheveux qui lui dégringolaient sur les épaules, elle était devenue plus belle qu’une déesse de l’antiquité.

    Alors ! Je suis ridicule ou pas ? Vous ne dites rien.
    Tu es vraiment magnifique ! Comment a-t-on pu oser cacher une telle beauté ?

Ambre voulu se rapprocher de lui pour le serrer dans ses bras mais, à cause de ses talons, elle trébucha. Geoffrey eut juste le temps de la rattraper avant qu’elle ne chute. Il la regarda en riant, et Ambre le suivie dans son euphorie.

    Il faudra vraiment que je m’entraîne.
    Oui, elle n’a pas tord. Il faudra la faire travailler. La voix de Charlotte avait interrompu leur rire.

Ambre s’écarta de Geoffrey et frappa sa robe pour la défroisser. Elle maintenait toujours la main de son ami et cela dans le but d’avoir un point d’appui pour se déplacer.

Pendant plusieurs semaines, Ambre avait beaucoup de difficultés à se mouvoir mais, la simple idée de retrouver la mémoire, lui redonnait le courage de continuer cette transformation.

Au bout d’un mois sa démarche se faisait naturellement, comme si elle avait toujours vécu avec des talons. Elle commençait à devenir une vraie jeune femme, même s’il lui restait encore plein de chose à apprendre.

Un soir, elle retrouva Matthiew qui lui souriait. Ambre surprise alla le rejoindre et l’interrogea.

     Mais, que fais-tu là ?
     Je suis venu te retrouver. Il lui avait répondu d’une voix suave. Tu m’as tellement manqué.

Folle de joie, Ambre se jeta à son cou et déposa un baiser sur sa joue.

     A moi aussi, tu m’as manqué. J’ai cru que jamais je ne te reverrais. Elle avait posé sa tête dans le creux de son épaule. Celui-ci la prit par les épaules et la mit à bout de bras.
     Tu es vraiment magnifique dans cette robe. C’est dommage que tu n'aies pas grandit comme ta sœur.

Ambre s’observa dans un miroir, elle portait une robe dans les teintes vertes, qui s’accordait parfaitement avec ses yeux.

    Mais, comment es-tu au courant ?

Celui-ci ne répondit pas tout de suite et lui adressa un sourire. Il reprit aussitôt.

   Tu es vraiment magnifique !

Ambre ne comprit pas. Le regard noisette de Matthiew la figea sur place, puis une forte douleur troubla son attention. Elle baissa la tête vers son ventre et vit Matthiew le lui transpercer avec l’épée qu’il lui avait offerte. Avant qu’elle ne tombe à terre il lui déclara avec les larmes aux yeux.

   Je suis désolé. Mais, tu m’as menti. Il partit aussitôt sans se retourner.

Ambre ne cessait de crier son nom mais, il ne se retournait pas.
Sa silhouette devenait de plus en plus trouble à cause de ses larmes qui emplissaient ses yeux, puis il disparut. Parmi ses sanglots, elle pouvait entendre la voix d’une femme. Celle-ci lui semblait familière, elle l’écouta et reconnut la voix de Charlotte.
Mais, où était-elle ?
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On continue pour ce soir

Message par Admin le Jeu 6 Fév - 0:11

Lorsque Ambre ouvrit les yeux, elle était tout en nage, elle tourna la tête, et découvrit le visage de Charlotte. Il semblait inquiet et surpris.

   Que faites-vous là ?
   Je vous ai entendu crier. Alors, je suis venue voir ce qui se passait. Vous aviez le sommeil agité. Et vous hurliez toujours le même nom. " Matthiew ", ce nom vous rappelle-t-il quelque chose ?
  Non... Mais dans mon rêve, il me tuait et me parlait de mensonge. J’ai réellement crut que c’était vrai.

Ambre vit la jeune femme sourire.

  Ce n'étais qu'un rêve. Dormez maintenant. Sinon vous ne pourrez pas vous lever pour votre leçon de danse.

Ambre obéit, malgré la peur de retrouver Matthiew dans ses cauchemars. Charlotte sortit de la chambre lorsque Ambre s’endormit.

  La pauvre enfant devait souffrir ? Un amour si fort et qui n’est pas réciproque. Tout cela à cause de sa vie. Pourquoi lui a-t-on donné un tel destin ? Grâce à nous, elle aura peut être un avenir plein de promesses.

Ambre fut réveillée par les faibles rayons du soleil de ce début mars. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle eut un sentiment de liberté. Peut être était-ce grâce à Charlotte, qui lui avait offert son amitié ? Cela était une sensation différente et elle se sentait mieux comme ça.
Quand Ambre vit la pendule indiquait 10 heures, elle fit sonner sa petite clochette. Quelques minutes plus tard, une jeune fille blonde rentra.

   Bonjour ! Mademoiselle a bien dormi ?
   Oui, très bien. Pouvez-vous m’aider à mettre ma robe ?

La jeune fille ne répondit pas et accompagna Ambre derrière le paravent.

Après s’être habillée, elle se précipita vers la salle de bal où l’on devait l’attendre.
En rentrant, elle découvrit Charlotte, Geoffrey et deux autres hommes qu’elle n’avait jamais vus. L’un était assis devant un clavecin et l’autre était installé dans un fauteuil en toile.
Tous deux semblaient émerveillés par la beauté d’Ambre. Cela ne pouvait être autrement ! Sa robe couleur pêche mettait en valeur sa taille fine et ses longs cheveux bruns avaient été ramenés en chignon d’où quelques mèches s’étaient échappées pour voler autour de son visage et mettre en valeur ses yeux couleur émeraude, ses lèvres roses et ses joues de pêches.
Le jeune homme qui était assis sur le fauteuil s’approcha et lui fit une révérence. Il lui proposa son bras. Ambre ne savait pas si elle devait accepter ou non, car normalement c’était elle qui faisait ces gestes. Elle regarda Charlotte, qui lui fit un signe de tête. Celle-ci obéit et prit le bras du jeune homme qui la conduisit près de Geoffrey, puis il s’adressa à Charlotte.

   Vous nous aviez caché ce joyau Mme la comtesse.
   Il le fallait bien. Sinon, on l’aurait déjà brisé.
   Je comprends mieux. Et comment vous appelez-vous Mademoiselle ?
   Je ne sais pas, répondit Ambre.
   C’est la marquise Ambre de Provins. Répondit Geoffrey
   Vraiment ravissant ! Il s’adressa de nouveau à Charlotte. Et quand comptez-vous présenter cette jeune fille au roi ?
   Quand elle saura danser et pour cela j’ai besoin de vous ! Pour lui apprendre les danses de la cours. Comme elle vient de province !
   Ambre ! dit calmement Charlotte
   Oui.
   Je te présente le duc de Carlt. Celui-ci s’inclina. Et le musicien est le marquis de Corte. Celui-ci se leva de son tabouret et la salua. Tous deux t’apprendront les secrets de la cour.

Geoffrey et Charlotte sortirent de la salle, quand à Ambre et le duc, ils commencèrent à danser.
Il lui apprit de nouveaux pas, qu’elle réussit sans difficulté à retenir.

Au bout de quelques heures, elle se sentit à l’aise, les pas se faisaient de plus en plus légers. Le duc était excellent cavalier mais, c'est vrai qu'elle souhaitait danser avec Matthiew. Il ne cessait de hanter son esprit, elle n’avait qu’un vœu le revoir et pour cela, il fallait qu’elle devienne une femme.
Après quelques minutes, Ambre se sentit affaiblie, ses jambes ne réussirent plus à la porter. Et Ambre s’écroula sous son propre poids. Le duc eut juste le temps de ralentir sa chute, le marquis arrêta de jouer et s’approcha d’elle.

   Vous allez bien Mademoiselle ? Il s’était agenouillé auprès d’elle et lui tenait la main.

Ambre lui adressa un faible sourire et essaya de se relever mais, elle n’en avait plus la force. Le duc s’était précipité pour aller chercher Charlotte et Geoffrey, ceux ci arrivèrent effrayés.
Geoffrey s’approcha d’Ambre et la prit dans ses bras pour la déposer sur un fauteuil.

   Il faut prévenir le médecin, déclara Charlotte apeurée. Je vous en prie allez-y Monsieur de Carlt.

Celui-ci se précipita à la porte mais, la voix d’Ambre le stoppa.

  Non, ce n’est pas la peine. Je vais bien.
  Allez-y. L’homme obéit et Charlotte reprit. Tu es toute pâle !

Ambre sentait sa tête tourner.

Quand le médecin expliqua qu’elle manquait de sommeil, Charlotte se mit en colère.

  Ne me dis pas que tu ne dors pas !
  Si. Je fais des cauchemars toute les nuits, répondit Ambre d’une voie affaiblie.

Charlotte les fit tous sortir de la pièce pour rester seul avec Ambre.

 Ne me dis pas que c’est à cause de cet homme.

Ambre lui fit un signe de tête pour seule réponse.

   Je sais qu’il ta fait peur. Et que tu ne connais pas vraiment ses sentiments. Mais, il faut arrêter de t'inquiéter, nous sommes là
   Mais ses rêves sont insupportables.
   Écoute ! Pour te changer les idées. Geoffrey et moi t’emmènerons au prochain bal donné par le roi. A condition que tu promettes de te reposer.

Ambre reprit le sourire. Enfin, elle rencontrera leurs majestés.

   Je te le promets.
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Fin du Chap 4

Message par Admin le Sam 8 Fév - 21:23

Le mois d’avril était arrivé et Ambre se promenait dans le jardin où toutes les fleurs s’ouvraient comme pour accueillir le soleil en son sein. La contemplation d’Ambre fut interrompue par la voix de Charlotte, Ambre se tourna dans sa direction.

   Que me veux-tu ?
   Viens t’habiller pour ce soir.
   Pourquoi ? Ambre trouvait Charlotte un peu mystérieuse
   C’est une surprise, dit-elle amusée.

Ambre adorait toujours ce que lui préparait Charlotte. C’est pour cela qu’elle se précipita dans ses appartements où une somptueuse robe bleu turquoise l’attendait.
Lorsque Ambre fut enfin prête, son horloge indiquait 20 heures.
Geoffrey et Charlotte accompagnèrent Ambre dans un carrosse qui les conduisit devant le palais des Tuileries.
Ambre fut émerveillée lorsqu’elle découvrit le palais illuminé.

   Je vais être présentée au roi alors ?
   Oui. C’est enfin le moment, déclara Geoffrey.

Un silence général se fit entendre lorsque Ambre et ses amis rentrèrent dans la salle. Tous les regards étaient tournés vers elle. Les conversations reprirent mais, les regards des hommes suivaient son passage vers le trône. Ambre fit la révérence devant le roi et la reine. Le roi s’approcha d’elle et la releva.

   Où aviez-vous caché une telle enfant ? Madame la comtesse.

Charlotte se releva et répondit.

   Elle était simplement chez mon frère.
   Votre future femme Monsieur ?

Geoffrey se redressa.

  Non majesté ! Une simple amie.
  Comment s’appelle cette amie ?

Ambre répondit avec timidité.

  Je suis la marquise Ambre de Provins.
  Très jolie ! Eh bien ! Mademoiselle passait une bonne soirée.

Ambre et ses amis s’inclinèrent et s’éloignèrent du trône.

Ambre ne cessait d’être invitée par les jeunes gens qui n’arrêtaient pas d’admirer sa beauté et de lui parler d’amour. Quand un visage attira son attention, il lui avait semblé familier mais, elle ne l’avait vu qu’un bref instant. Lorsqu’elle arrêta de danser, elle essaya de retrouver ce visage. Elle retourna où elle l’avait vu et découvrit un groupe de jeunes gens. Un visage se détacha du lot, il n’y avait pas à se tromper, c’était cet homme ! Il était là ! Cette fois ce n’était pas un rêve ! C’était bien lui !
Quand, il la regarda à son tour, il semblait surpris. C’était à comprendre. Il s’approcha d’elle avec l’agilité d’un chat, sa démarche souple mettait en mouvement tous ses muscles.
Il arriva enfin auprès d’elle et s’inclina.

  Nous ne nous sommes pas déjà rencontré ?
  Je ne pense pas. Je m’en serais souvenue.

Il était beau, ses yeux noisette étaient posés sur elle, ses cheveux étaient en batailles et lui arborait son sourire.

  Pourrai-je connaître votre nom ?
  Je suis la marquise Ambre de Provins.
  Je connais le marquis de Provins, il a une fille du nom de Diane et avait un fils du nom d’Aubin.

Son visage s’embrumât quand il prononça son nom. Charlotte arriva et répondit

  Oui c’est sa cousine et pour Aubin quelle tragédie. Et vous qui êtes vous ?
  Excusez-moi ! Je suis le duc Matthiew de Permele.
  Vous êtes donc l’ami de son cousin.
  Oui et je vous avoue. Que… quand j’ai vu cette demoiselle. Je croyais rêver ! Elle lui ressemble tellement.

Ambre eut quelques brides de souvenir et répondit instinctivement.

  C’est ce que l’on disait quand on nous voyait ensemble. Les gens croyaient que nous étions jumeaux.
  Vous le connaissiez bien ?

Ambre lui sourit, quand elle vit le trouble qu’elle lui causait

  Nous nous sommes rapprochés quand il est venu s’engager aux mousquetaires.

Elle remarqua que Matthiew avait le regard posé sur elle. Elle ne put qu’exprimer sa gêne en rougissant. Cela amusa beaucoup Matthiew et pour cette raison, il fit apparaître un large sourire sur son visage.

   Puis-je vous inviter à danser. Il avait pris sa voix la plus sérieuse et avait présenté son bras.
   Oui, pourquoi pas ! Ambre prit son bras. Et tous deux allèrent danser.

Ambre avait l’impression qu’il n’y avait plus personne autour d’eux, seul la musique, lui parvenait aux oreilles. A chaque fois que Matthiew lui prenait la main, son cœur se mettait à battre plus rapidement, tous ses sens étaient mis en éveils et ses joues s’empourpraient.

Quand la soirée se termina, Matthiew posa un léger baiser sur la main d’Ambre. Et lui demanda d’une voix rauque mais, douce à la fois.

    Voudriez-vous venir me rendre visite chez-moi ?
    Cela me ferait plaisir mais…
    Je vous en prie acceptez ! J’organise un bal le 12 juillet, pour l’anniversaire d’Aubin. Et je suis sûr qu’il aurait aimé que vous veniez.
    D’accord je viendrais. Et puis c’était un prétexte pour retourner voir sa famille, dont elle s'était souvenue quelque mois plus tôt.
    Alors je vous retrouve donc chez moi. Au revoir Mademoiselle Ambre !

Matthiew s’éloigna et Charlotte s’approcha.

    Qui était donc ce jeune homme ? Demanda Charlotte.
    C’était Matthiew ! Lui répondit son frère.
    Il est vrai, qu’il est beau garçon ! En tout cas, je peux t’assurer que tu lui plais. Tu n’as pas à en douter.
    Geoffrey ! Veux-tu toujours m’accompagner ?
    Oui, pourquoi ?
    Eh bien ! Je ne veux pas être seule dans cet état. Et j’ai besoin d’un chaperon. Elle regarda Charlotte et sourit. Tu peux venir aussi.
    Non ! Ma place est ici. Mais, si tu ne reviens pas, tu seras toujours mon amie. Et si tu as besoin de moi fais-le-moi savoir.

Geoffrey avait fait préparer une calèche pour le voyage.
Durant le trajet, elle ne put qu’observer la cicatrice qu’il y avait dans sa main. A cet instant le souvenir du serment lui revint. Elle savait à présent qu’ils avaient été amis et que ce garçon du nom de Matthiew portait la même cicatrice.
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Chapitre 5

Message par Admin le Lun 10 Fév - 17:53

Ambre mit pied à terre, cet endroit lui paraissait si paisible. Ce lieu était magnifique, chaque fois qu’elle observait autour d’elle, de légers souvenirs lui revinrent à l’esprit.
Ambre observa la réaction de Geoffrey. Il semblait réellement émerveillé. Ce n’était pas étonnant, par rapport à la ville de Paris, sa région était colorée, chaque maison dégageait une couleur, même si celle-ci n’était pas visible. Tous les gens qui croisèrent Ambre et Geoffrey étaient tout d’abord surpris mais, leur accordaient toujours un sourire. Et la nature qui prenait beaucoup d’espace avait revêtu un magnifique vert. Et tout était illuminé par le soleil de juillet.

  Je t’avoue. Que cela me plairait beaucoup de vivre ici, dit-il émerveillé.
  C’est ce que je ressens à l’instant.

Ils arrivèrent devant la demeure de Permele. Ils pouvaient voir un grand château dont la pierre des murs devenait claire avec les rayons du soleil.
Ambre fut accueillit par un vieux domestique qui les fit entrer. Il allât chercher les propriétaires.
Ambre vit arriver le propriétaire des lieux accompagné de son fils, elle reconnu rapidement Matthiew. Celui-ci avait un charme et une prestance qui ne le rendait que plus beau. Le cœur de la jeune fille accéléra lorsque Matthiew lui prit la main et y déposa un baiser.

   Vous pouvez demeurer dans cet endroit autant que vous le souhaitez.

Il fit demander à l’un de ses cochers de les emmener dans la propriété de Provins.
Quand les deux jeunes gens arrivèrent devant le château de la famille de Provins, Ambre retrouva quelque fragment de sa mémoire. Elle se souvint de chacune de ses arrivées ici, elle savait pourquoi elle venait toujours dans cet endroit et elle se souvint enfin du visage de ses proches. Elle avait hâte de les retrouver.
Quand ils gravirent les quelques marches qui menaient à l’entrée principale, elle eut un pincement au cœur.
Lorsque les portes s’ouvrirent, un jeune homme apparut. Geoffrey n’eut qu’a les présenter pour que celui-ci les faces entrer et appel le maître de cette demeure. Le marquis de Provins arriva et Geoffrey se présenta à lui.

   Bonjour Monsieur. Je me présente je suis le comte Geoffrey de Clémence.

Le marquis lui répondit avec une grosse voix.

   Vous êtes les jeunes gens qui prétendaient que cette jeune fille est ma nièce. Il ne ce peux. Mon frère n’ayant jamais eu d’enfant.
   C’est que je voulais, que votre fille vous revienne dans ses plus beaux atours.
   Qui vous a demandé cela ? grogna-t-il.
   Personne. Mais, sachant qu’elle ne se souvenait plus de rien. Je l’ai rendu plus belle qu’elle ne l’était déjà.

La voix de la marquise retentit dans le hall.

   Cessez mon ami ! notre enfant est vivant. Bénissez le ciel d’avoir retrouvé notre fille et cela quelque soit ses atours. Et de plus vous rendez vous compte qu’elle a perdu la mémoire. Venez avec moi mon enfant. Elle entraîna Ambre jusque dans ses appartements.

Ambre y retrouva sa sœur, elle avait des cheveux blonds et des yeux bleu émeraude. Elle portait une grande robe noire, mais ses cheveux rehaussaient son teint.

   Tu es devenu une belle jeune femme Ambre. Nos parents auraient dût t’élever comme cela. A l’heure qu’il est, tu serais déjà promise à un duc.
   Et toi à qui es-tu promise ?
   Normalement, je dois me marier avec Matthiew mais, depuis ta disparition, il est devenu différent. Et je souhaiterai que nos parents renoncent à cette union. Et ils devraient vous unir, comme vous avez toujours été proche.
   Je ne me souviens pas de ces moments passés avec lui. C’est pour cela que je me suis présenté comme ta cousine. Et tant que je n’ai pas retrouvé totalement la mémoire, je ne lui dirai rien.

Diane n’eut pas le temps de répondre, que déjà leur mère était entrée dans les appartements.

   Votre père vous attend. Veuillez-nous suivre aussi Diane.

Lorsqu’elles arrivèrent dans le bureau où se trouvaient son père et son ami Geoffrey. Ambre remarqua que celui-ci semblait totalement envoûté. Diane se trouvait dans la même situation face à lui. Mais quand elle tourna la tête vers sa sœur, elle lui sourit, les yeux pleins d’étoiles.

   Geoffrey je te présente ma sœur Diane. Diane je te présente mon ami Geoffrey.

Geoffrey prit la main de Diane et y déposa un baiser.

  Je suis ravi de vous rencontrer. Ambre m’a souvent parlé de vous.

Ambre remarqua amusée que Diane ne pouvait détacher ses yeux de Geoffrey et lui de même. Ses parents eux même semblaient avoir oublié sa présence. Elle en profita pour changer de tenue, dès que ses malles furent apportées. Elle mit une robe de campagne jaune avec de petites fleurs blanches, elle coiffa ses cheveux de façon plus paysanne.
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Message par Admin le Ven 14 Fév - 0:54

Grâce à l’attention à laquelle son ami avait droit, elle put se faufiler aux écuries. Elle n’avait qu’une seule envie, c’était de revoir son bel étalon noir que Geoffrey avait fait renvoyer il y a de cela 1 ans. Sachant qu’elle ne pourrait plus monter sur son dos. Elle n’avait pas galopé sur son dos depuis.
Elle s’approcha doucement vers lui. Ne la reconnaissant pas tout de suite, il ruât. Il l'observa et se calma. Il sembla doux et hennit pour montrer sa joie de la revoir.

Elle était en train de lui caresser le museau quand elle entendit une voix qui ne lui était pas inconnu.
Ambre tourna la tête vers l’entrée, c’était Matthiew ! Il se tenait dans le chambranle de la porte. Le peu de lumière qu’il y avait, venait se poser sur son visage et laissé apparaître ses larges sourcils qui rehaussaient ses grands yeux noisette. Son visage si fier s’accordait parfaitement avec sa musculature qu’il avait gagnée. Ambre sentit de nouveau son cœur battre, elle se trouvait désarmée face à sa prestance. Son corps voulait se retrouver dans ses bras. Mais sa raison lui dictait le contraire. Que penserait-il d’elle ? Il ne connaissait pas Ambre !
Ses pensées furent interrompues par la voix autoritaire de Matthiew.

   Que faite vous là ?
   Je suis venu voir le cheval d’Aubin.
   Vous avez réussi à le dompter ?
   Oui, pourquoi ?
   Aubin était le seul à y avoir réussi.

Le doux regard de Matthiew s’assombrit dès qu’il prononça son nom.

   Vous devez avoir un don !
   Non, dit-elle troublée par ses yeux qui la regardaient.
   Si. Vous avez la même chose qui émane de vous de ce qui émanait d’Aubin.

Ambre sentit le rouge lui montait aux joues, elle cacha sa gêne grâce à la tête du cheval où elle prit une bonne respiration. Et préféra dévier la conversation.

   Que diriez-vous de faire une promenade ? Où justement vous le monteriez !
   Personne ne peut l’approcher !

Ambre vint le rejoindre et l’entraîna près de Panache qui commença à s’agiter. Ambre eut juste besoin de poser sa main sur son museau pour qu’il se calme.

   Tenez ! Donnez-lui du pain.

Matthiew lui obéit et elle posa sa main sous la sienne. Elle les approcha de la bouche du cheval, celui-ci manga les morceaux de pain. Elle emmena la main vide de Matthiew sur le museau du cheval qui se laissa faire. Ambre retira rapidement sa main, car ce contact la troublait énormément.

   Voilà ! Il vous apprécie maintenant, déclara-t-elle en souriant.
   C’est inouï ! Vous savez c’est le seul souvenir qu’il me reste d’Aubin.
   Ne m’oubliez pas. Matthiew la regarda avec le sourire et rit. Elle ne put que l’accompagner.

Matthiew fit sceller Panache, puis un autre cheval à la robe grise. Il les fit sortir des écuries et les attacha à un poteau. Il revint chercher Ambre qui l’attendait près d’un box où elle donnait du pain à un cheval à la robe beige. Matthiew la prit par le bras et l’entraîna dehors. Il l'attrapa par la taille pour la soulever et la posa délicatement sur la selle.
Ce contact la troubla plus qu’elle ne l’aurait pensé. Elle espérait qu’il n’avait pas remarqué son trouble. Ses mains la tenaient fermement mais, avec tendresse. Elle ne l’aurait jamais crut aussi doux et délicat. Même avant son départ, il était encore une brute ! Ou alors il ne se comportait de cette façon qu’avec les femmes ?
Se fut la voix de son ami qui interrompit ses pensées.

    Je vous le dis maintenant, avant que vous ne vous moquiez de moi. Mais, si je suis ridicule, ce ne sera pas de ma faute. Mais, à cause de son sale caractère.
    C’est que vous ne voulez pas m’avouer que vous ne savez pas monter, dit-elle en riant.

Matthiew rit à son tour. Et ils partirent au trot en direction d'une petite forêt.
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Message par Admin le Lun 17 Fév - 16:13

Ambre avoua qu’elle le trouvait ridicule mais, cela ne changeait rien à sa stature. Elle se souvint que son visage était moins affaiblit que aujourd’hui. Ses yeux avaient gagné des cernes et ses joues étaient creusées. Malgré cela il était toujours le même.
Le bruit d’une chute d’eau interrompit sa contemplation, elle tourna la tête dans cette direction et vit une cascade.
Quand ils arrivèrent, Matthiew descendit de cheval et vint aider Ambre à descendre. Cette fois elle ne put réprimer un frisson qui l’obligea à poser ses mains sur ses épaules, car elle glissa et fut attirée face à Matthiew. Elle croisa ses yeux  et vit une étrange lueur qui ne lui était pas inconnue. Ce regard l’avait tellement troublé au point qu’elle préféra se dégager rapidement. Son cœur battait toujours la chamade lorsqu’elle s’approcha du bassin.

  Oh, comme c’est magnifique ! Jamais je n’avais vu un endroit aussi féerique.
  Oui. Il s’était rapproché d’elle sans qu’elle ne s’en rende compte. Moi je considérais cet endroit comme notre trésor. C’est ici que nous passions le plus de temps après nos entraînements.

Quelques souvenirs de son enfance lui revinrent mais, sa mémoire n’était pas complète.
Ambre se tourna face à lui et découvrit que son regard était assombrit.

  Vous deviez beaucoup l’aimer !
  Oui mais, je vais vous avouer quelque chose. Cela va sans doute vous surprendre. Mais, il faut que je vous l’avoue.

Ambre le regarda surprise.

  Je vous écoute.

Matthiew semblait totalement gêné  mais, il se décida à parler.

  C’est vraiment étrange. Je crois que… mais, je n’en suis pas sûr… je suis tombé amoureux d’Aubin !

Ambre reçut un choc. Il aimait Aubin !

  Vous… vous êtes sûr ?
  Je sais, c’est idiot mais, … malgré sa sœur qui lui ressemblait ? Je n’ai pas réussit à l’aimer. Ce qui m’a confirmé ce sentiment. C’est le jour où je me suis blessé et que je suis tombé malade durant ma campagne avec mes compagnons d’armes. La seule pensée de bientôt le revoir m’a donné la volonté de m’en sortir.

Ambre était encore ébahit par ce que lui disait Matthiew. Il l’avait aimé !

  Ce n’est pas que j’aime les hommes. Au contraire chaque femmes que je croise, Je veux la mettre dans mon lit.

Elle qui croyait qu’il était un gentilhomme, elle découvrait que ce n’était qu’un mufle.
Ambre furieuse détacha Panache et monta dessus à califourchon, sans prêter attention à sa robe, et partit au galop.
Matthiew crut apercevoir Aubin quand il vit partir Ambre avec Panache. Elle était une excellente cavalière et elle avait aussi de très jolies jambes. Il comprit qu’il avait fait l’idiot. Il devait s'excuser! Il monta alors sur le cheval et partit au galop. Il devait la rattraper. Il n’avait vraiment pas de tête, il lui disait exactement ce qu’il aurait dit à Aubin. Mais, ce n’était pas lui malgré la ressemblance.

Ambre était allée retrouver son ami Geoffrey qui se trouvait dans la propriété de ses parents, accompagné de Diane. Ambre observa qu’elle était rayonnante. Ses yeux bleus portaient une lueur qui ne la rendait que plus belle et elle illuminait son visage par un large sourire. Geoffrey dépassait d’une tête la jeune fille mais, cet avantage lui permettait d’offrir, en quelque sorte, une protection. Ambre comprit au premier regard qu’ils étaient attirés l’un vers l’autre. Et que chacun d’entre eux semblait s’en apercevoir.
Malgré ce que lui avait dit Matthiew quelque temps plus tôt, elle ne lui en voulait pas. Il était simplement lui-même. Peut être que s’il rencontrait une jeune femme dont il tomberait amoureux, il changerait d’attitude.
Dans tous les cas se ne serait pas elle.

Après le repas, Ambre était allée se promener. Le fil de ses pensées la conduisit près de la rivière. Elle s’installa sur un banc en pierre qui se trouvait non loin de là. Elle pouvait voir des fleurs flotter à la surface de l’eau, celles-ci y avaient été jetées pour le lendemain.
C’était étrange, ce jour allait être fêté comme une journée de deuil. Pourtant ! Il n’y avait pas de quoi être triste. C’était son anniversaire et elle était en vie mais, seuls ses proches étaient au courant.

Elle regardait la lumière de la lune qui jouait avec l’eau et les fleurs, elle essaya de se remémorer le jour de sa disparition. Mais rien.
Une ombre noire apparut sur l’eau, Ambre crut que ses souvenirs reprenaient vie, la peur la pétrifia. Il fallut qu’elle entende une voix familière pour qu’elle se détende de nouveau.
Elle se tourna vers l’individu et reconnut Matthiew. Il se tenait debout, le souffle du vent faisait voler ses cheveux et seuls ses yeux étaient illuminés par la lumière lunaire. Elle pouvait y voir beaucoup de tristesse qui la toucha énormément. Elle n’avait qu’une envie le réconforter mais, sa raison lui dictait de fuir.
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Message par Admin le Jeu 20 Fév - 17:45

Elle se décala pour laisser Matthiew s’installer à ses côtés. Il rompit le silence en prenant la parole.

   Je viens ici chaque soir. Pour que je n’oublie jamais Aubin.
   C’est ici qu’il est mort ? Ambre tourna son visage vers l’eau.
   Oui ! D’où la présence des fleurs.

Ambre sentit les doigts de son compagnon lui prendre la main et la mettre dans la sienne. Elle ne se doutait pas que ce simple geste la troublerait à ce point.
Matthiew se tourna vers elle, ses yeux la regardèrent intensément. Elle eut l’impression que son cœur allait cesser de battre. Elle espérait que Matthiew ne remarque pas le trouble qui l’envahissait.
Un frisson la parcourut lorsque il posa ses lèvres sur les siennes, celles-ci se faisaient pressantes mais, montraient sa passion. Elle ne pouvait empêcher son corps de répondre à cet appel, sans s’en rendre compte ses bras avaient déjà entouré le cou de son compagnon. Ce premier baiser l’avait troublé. Bizarrement son corps entier avait réagit à ce contacte.
Lorsque il se dégagea, il avait retrouvé le sourire.

    Que diriez-vous de venir chez moi ?

Choquée et folle de rage elle le gifla et parti. Elle pouvait l’entendre l’appeler. Elle faisait mine de ne pas l’entendre  mais, cela fut vain, car il la rattrapa.

    Excusez-moi Ambre ! Je ne voulais pas être grossier. J’avais juste l’intention de vous présenter à mon père.

Ambre se trouvait à présent honteuse. Comment pouvait-elle donner de telle intention à Matthiew ?

    Je suis désolée mais, …
    Il est normal que vous ayez réagit de cette façon. Vous avez pris au mot ce que je vous ai dit cette après midi. Mais, s’il devait se passer quelque chose entre nous. J’attendrais que vous soyez prête.

Ambre reconnaissait bien son ami d’enfance. Sa patience était toujours sans égal.

    Je vous remercie. Elle le gratifia d’un sourire.

Elle eut à peine le temps de partir que déjà les lèvres de Matthiew avaient pris possession de sa bouche. Elle se trouvait à présent  plaqué contre le corps musclé de son ami. Rien n’était aussi pur que cet instant, elle était perdue parmi toutes ses sensations qui l’entouraient. Il écarta son visage mais, la garda appuyé contre lui. Ambre sentait son souffle tiède sur son front.
Le silence de la nuit fut troublé par la voix douce de Matthiew.

    Vous êtes quelqu’un de bien Ambre. Vous ne méritez pas d’être blessée. Ne vous inquiétez pas ! Rien ne se passera. A moins que vous ne le décidiez.

Matthiew  raccompagna Ambre chez elle, il lui tenait la main par peur qu’elle ne se perde. Mais il ne pouvait pas se douter qu’il y avait dans ce corps un combat de raison à cause de ce contact.
Quand ils arrivèrent, Matthiew la fit passer par la porte des domestiques.

     C’est par-là que nous passions quand nous étions petits.

Ambre s’en souvint très bien. C’était les fois où elle voulait retrouver Matthiew tôt le matin.

     Je suis désolé. Je ne peux vous accompagner plus loin. J’espère que vous trouverez rapidement le chemin. Il suffit juste de monter l’escalier jusqu’au premier étage. Il s’interrompit, il semblait pensif. Mais, au fait où sont vos appartements ?
     On m’a donné ceux d’Aubin.
     Ah ! Alors au premier étage, c’est la porte à droite tout au fond du couloir.
     Je vous remercie. Ambre posa un léger baiser sur la joue de son ami qui la serra une dernière fois dans ses bras.
     Bonne nuit Ambre ! A demain.

Ambre regarda Matthiew s’éloigner.
La soirée que Ambre venait de vivre l’avait totalement troublé. Jamais elle n’aurait crut que passer un tel moment de tendresse avec Matthiew, puisse faire naître une tel flamme.
Depuis son enfance, elle n’avait vécut, avec lui, que des combats et des jeux de brutes. D’ailleurs sa propre souplesse la surpris. Jamais, elle n’avait offert cette souplesse féminine.

Ambre se trouvait dans son lit lorsqu’elle se souvint des paroles que Matthiew lui avait adressées.
"S’il devait se passer quelque chose entre nous. J’attendrais que vous soyez prête."
Ces mots l’avaient troublé. Elle n’aurait jamais imaginé qu’un jour, on lui ferait une proposition pareille mais, surtout de la part de Matthiew. C’était peut être ce qu’elle désirait quand Matthiew l’avait serré dans ses bras ? Elle avait eut l’impression que quelque chose lui manquait. Enfin le croyait-elle ?
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Suite et Fin Chapitre 5

Message par Admin le Dim 23 Fév - 10:36

Ambre était allée prendre son déjeuner dans la salle à manger où elle trouva Geoffrey accompagné de Diane. Ils n’arrivaient plus à se passer l’un de l’autre. Tous deux étaient en train de rire mais, quand Diane vit sa sœur, elle se tourna vers elle et lui sourit.

   Bon anniversaire Ambre ! Diane s’était approchée d’elle.

Elle la prit dans ses bras et lui donna un baiser sur la joue. Ambre était vraiment surprise, car son sommeil agité lui avait fait oublier la date du jour.

    Tu crois peut être que j’allais oublier ! Dit-elle amusée en voyant la tête de sa sœur.
     Non. Mais, c’est moi qui ai oublié, dit-elle amusée.

Cela les fit rire toutes les deux. Ce fut la voix de Geoffrey qui les interrompit.

    Tu es vraiment impossible !
    Qui est impossible ? La voix du marquis de Provins s’était fait entendre.

Les jeunes gens tournèrent la tête vers lui, et le virent arriver accompagné de la marquise.

    Je parlais d’Ambre, Monsieur.
    Ah, cela vous pouvez le dire ! Déclara le marquis amusé. Cet enfant était vraiment unique en son genre. Mais, pour rien au monde, je n’aurais souhaité d’autres enfants que c’est deux là.

Ambre et Diane regardèrent leurs parents et leur sourirent.

   D’ailleurs, nous devons vous donner quelque chose Ambre.

Cela semblait si mystérieux !
Un domestique qui se trouvait là apporta un écrin et le donna à Ambre.
Un cadeau Pour elle ? C’était merveilleux !

   Je… je ne sais pas quoi dire !
   Vous n’avez rien à dire. C’est tout de même votre anniversaire. Et vous êtes de retour parmi nous. Sa mère était franche avec elle. Ses mots lui vinrent droit au cœur.
   Ouvre donc ton cadeau ! Diane semblait plus impatiente qu’elle. Mais, elle lui obéit car l’impatience la gagnée, elle aussi.

Elle ouvrit le coffret rouge et découvrit un collier où une pierre d’ambre y était sertie.

   C’est de la part de votre grand-mère. Elle souhaitait que nous appelions l’une de nos filles Ambre. Et donc ainsi de vous offrir ce bijou.

Son père vint le lui attacher. Elle était émue. C’était la première fois qu’on lui offrait un bijou. Et celui ci était vraiment magnifique.

   Moi aussi. J’ai un présent pour toi. Il est de la part de ma sœur et la mienne.

Geoffrey s’approcha d’elle avec une toile recouverte d’un drap blanc. Ambre retira rapidement le bout de tissu et découvrit le portrait pour lequel ils avaient posé pendant plusieurs mois.

    Bon anniversaire Ambre !

Elle se leva et le serrât dans ses bras.

    Je vous remercie. Vous m’avez permis de vous avoir tous deux au près de moi.

Le domestique qui fut de nouveau rappelé, emporta le tableau dans les appartements d’Ambre, après sa demande.

    Moi, tu auras mon cadeau ce soir, dit Diane espiègle.

Ambre était en train de chercher où elle pourrait accrocher son tableau, lorsqu’elle tomba sur un coffret en bois sculpté de feuilles recouvert de poussière.
Elle l’ouvrit et découvrit son épée. La boite n'avait pas bougé pendant tout ce temps, comme tout le reste de sa chambre,.

Ambre se rendit en ville à la salle d’armes où tous ce qu’il lui sembla avoir appartenu, étaient maintenant rangés dans une vitrine.
Ambre s’installa sur les gradins. De là, elle pouvait voir le mannequin poussé par le courant d’air. Elle n’avait qu’une envie, allé cogner ce mannequin ! Ambre observa autour d’elle et regarda son épée.

   Pourquoi pas ! Annonça-t-elle. Il n’y a personne.

Ambre se leva et sortit sa lame de son fourreau. Elle se dirigea vers le mannequin qu’elle frappa légèrement, puis de plus en plus fort. Malgré sa robe, elle ne se débrouillait pas trop mal. Son corps se souvenait de chacun des mouvements. Ce fut la voix de Matthiew qui l’interrompit.

   Vous êtes douée !

Ambre se tourna vers la porte et découvrit son ami, le visage éclairé par le soleil.

   Oui. C’est Aubin qui m’a apprit le peu que je sais.

Matthiew s’approcha avec l’air surpris. Elle ne pouvait s’empêcher de regarder le mouvement de ses muscles, à chaque pas qui le rapprochait d’elle.

   Vous l’avez retrouvé, dit-il heureux. Cela fait longtemps que je la cherche.

Ambre ne comprenait pas de quoi il parlait. Mais elle suivit son regard et comprit qu’il parlait de son épée.

   Oui. Elle se trouvait rangé dans un coffre en bois. Et dès que je l’ai vu, je n’ai eu qu’une envie. Aller la réessayer.
   J’ai remarqué que vous aviez le même défaut qu’Aubin. Vous ne vous protégez pas assez le corps quand vous frappez.

Ambre l’observa un instant. Elle se souvenait parfaitement de leurs duels. Voilà pourquoi, elle perdait tout le temps ! Il avait donc trouvé son point faible.
La voix de son ami la ramena au présent.

   Que diriez-vous de vous essayer contre moi ?

Il devait avoir des soupçons sur elle, pour qu’il lui demande. Et même s’il n’en avait pas, elle devait refuser.

   Je ne peux pas, dit-elle d’une voix qui se voulait hâtive. Vu l’heure qu’il est, je dois aller me préparer pour ce soir. Lorsqu’elle atteignit la porte, la voix de Matthiew l’interpella.

Ambre se retourna vers lui. Elle découvrit que son fourreau se trouvait dans ses mains. Elle était sur le point de le rejoindre que déjà il avait parcourut la distance qui les séparait.
Sa présence au près d’elle était comme magnétique. Chaque mouvement de sa part la troublait, Et elle sentit le rouge lui monter aux joues. Le jeune homme sourit à sa réaction en lui tendant le fourreau.
Ambre fut obligée de toucher la main de Matthiew pour le récupérer. Ce simple frôlement avait attisé le désir des deux jeunes gens. Matthiew attira Ambre contre lui et l’embrassa avidement.
Elle pouvait sentir son cœur battre de plus en plus vite. Chaque mouvement était une caresse sur son corps. Il posa ensuite un baiser sur son front et lui murmura à l’oreille.

   Allez-vous préparer. Et soyez surtout la plus belle.

Ambre se dégagea et récupéra son arme, qu’elle avait laissé tomber quand Matthiew l’avait pris dans ses bras.
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Chapitre 6

Message par Admin le Sam 8 Mar - 0:50

Il était 18 heures lorsqu’Ambre rentra chez elle. Elle fut rapidement accueillit par sa grande sœur qui semblait tout excitée.

      Je t’avais promis de t’offrir ton cadeau ce soir et je vais le faire. Viens ! Diane n’attendit pas sa réponse que déjà, elle l’entraînait dans ses appartements. Lorsqu’elle ouvrit la porte de la chambre, Ambre découvrit sur son lit, une longue robe couleur émeraude et des chaussures d’une teinte plus claire. Je l’avais commandé pour moi. Mais elle est trop petite pour moi. Et elle t’ira mieux qu’à moi. Et quand je t’ai vu revenir vivante et vêtu de la sorte. J’ai décidé de t’en faire cadeau.
      Je te remercie. Tu n’étais pas obligée.
      Si cela me fait plaisir. Et je t’avoue que je trouve cela agréable d’avoir une petite sœur. A qui je peux donner des conseilles.
      C’est étrange d’avoir les mêmes préoccupations que toi.
      Oui c’est étrange mais très agréable. Diane regarda sa sœur avec tendresse. Je suis heureuse de te voir revenu parmi nous. J’espérais par-dessus tout que tu reviennes.
      C’est agréable de se sentir bien chez soi. Ambre sourit à sa grande sœur.
      On dirait que tu as complètement retrouvé la mémoire.
      Je ne pense pas, répondit Ambre. Sur certain moment de mon passé j’ai d’énorme trou noir. Je ne me suis souvenu de toi et de nos parents seulement en revenant ici.

Diane s’approcha de sa sœur et la pris dans ses bras.

      Ne t’en fait pas. Je suis sûre que tu retrouveras rapidement ta mémoire. Ambre se laissa aller dans les bras de Diane. Cette sensation était agréable qu’elle n’avait jamais ressentit au par avant. Bon !

Cela fit sursauter Ambre qui était en train de rêver.

      Il est temps que nous nous préparions. Il commence à être tard, je vais donc te laisser. A tout à l’heure !

Diane se précipita hors de la chambre après avoir fait appeler une femme de chambre.
La pauvre Ambre ! Depuis son enfance, elle n’avait jamais put vivre comme la nature l’avait prévu. Mais, ce qui l’avait le plus touché, c’était de ne l’avoir jamais vu pleurer, ni même entendu. Quand elle faisait des bêtises, Ambre venait toujours se faire accuser à sa place. Elle était puni et envoyé dans sa chambre mais, aucune larme n’apparaissait. Elle était toujours aussi fier tout le contraire d’elle-même.

Ambre se fit attacher son collier d’ambre autour du cou. Ses cheveux furent remontés pour former un chignon où certaines mèches avaient été relâchées.
Lorsqu’elle fut enfin prête, l’horloge indiquait 20 h 45. Elle se dirigea vers la bibliothèque où elle retrouva Geoffrey. Il se trouvait face à la fenêtre, entre deux étagères.

       Il faut absolument que je te parle. Geoffrey fit un sursaut quand il entendit sa voix, il se retourna vers elle.
       Tu m’as fait peur, dit-il surpris.
       Pardon, dit-elle amusée. Mais, c’est à propos de ma sœur.
       Tu es magnifique. Il ne pouvait s’empêcher de la garder de la tête aux pieds.
       Merci. Bon à propos de ma sœur.
       Oui, pardon, dit-il confus. Que lui est-il arrivé ?

Il paraissait à présent très inquiet mais, le sourire qu’Ambre lui adressa le rassura.

       Depuis que je suis revenu ici. Je suis plus proche de ma sœur. Et il me semble que vous vous plaisiez. Je vais faire de mon mieux pour vous unir.
       Tu pourrais le faire.
       Du  moins je vais essayer. Pour notre amitié et pour la gentillesse de ma sœur.
       Merci

Ambre arriva devant la porte du bureau et frappa quelques coups. La voix de son père lui répondit d’entrer. Elle ouvrit la porte et découvrit son père assis devant un bureau.

       Que voulez-vous ? dit-il sans la regarder.
       Père, dit-elle avec assurance. Je souhaiterais vous faire part d’une suggestion. Ambre s’approcha du bureau. Je sais que je ne suis pas à votre place. Mais, je souhaiterais que vous réfléchissiez sur l’union entre Diane et le comte de Clémence.
       Il en est hors de question ! tonna-t-il
       Mais père ! je sais que mon ami  n’est que comte mais, il a une grande fortune et sa sœur est amie de leur majestés.

Lorsque son père allait lui répondre, des voix proches les attirèrent dans le salon, où ils retrouvèrent la marquise assise dans un fauteuil. Diane et Geoffrey étaient arrivés en même temps. Diane portait une magnifique robe en toile jaune qui illuminait son teint.
Tout le monde semblait avoir échangé leurs vêtements sombres contre des couleurs lumineuses.
Ambre en était ravie mais, lorsqu’elle vit sa famille rassemblée comme sur un tableau. Elle espérait que cette union soit acceptée par son père.
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Suite

Message par Admin le Dim 9 Mar - 19:24

Ambre et ses proches furent accueillis par le duc de Permele. Celui-ci prit la main d’Ambre et y déposa un baiser.

    Vous êtes vraiment charmante Ambre. Dans cette tenue, vous allez faire tourner la tête de mon fils.
    Mais, cela est fait pour, dit-elle fièrement.

Cela amusa tout le monde. Mais, ils cessèrent de rire, lorsque Matthiew arriva.
Il salua tout le monde et entraîna Ambre à l’intérieur.

    Vous êtes ravissante ce soir. Et cette pierre que vous portez vous va à ravir. Cette robe met parfaitement vos yeux en valeurs.
    Vous n’êtes pas mal non plus.

Matthiew semblait intrigué, il observait le coffret qu’elle tenait dans ses mains. Ambre le lui remit aussitôt en lui adressant un sourire.

    C’est pour vous. Bon anniversaire Matthiew !

Il la regarda surpris. Ce regard la troubla, car ses yeux rencontrèrent les siens et faisaient naître une rougeur sur ses joues.

    C’est un présent qu’Aubin vous adressait. Je l’ai récupéré avant mon départ.
    Mais ! Comment saviez-vous que c’était mon anniversaire ?

Ambre lui sourit de nouveau et le regard triste de Matthiew disparu pour laisser place à un sourire.

   Je pense que c’est lui qui vous l’avait dit.
   Oui. Et en plus il ne tarissait pas d’éloge sur vous. C’est pour cela qu’il a voulu vous l’offrir.

Il l’ouvrit et découvrit une dague avec une monture en fer à une simple croisière aux quillons en rouleaux. Le pommeau en coquille saint Jacques. Fusée en corne, avec une lame à double tranchant et aux poinçons en croix.
Matthiew était subjugué par la beauté de la dague.

   Elle est vraiment magnifique. Jamais je n’aurais crut que Aubin me ferait un tel cadeau.

Ambre se sentit vexée. Comment pouvait-il insinuer une chose pareille ? Il n’avait plus qu’à la traiter de radine pendant qu’il y était !

   Que vous arrive-t-il ? Vous semblez contrarié.

Il lui adressa un magnifique sourire qui fit disparaître la colère d’Ambre.

   Non. Non, je pensais simplement à Aubin. C’est malheureux ce qui lui est arrivé.
   Oui. Et il avait fait don de sa vie pour me sauver. Je ne l’oublierais jamais.
   C’est pour cela que vous évincez votre anniversaire à celui d’Aubin.

Matthiew ne lui répondit pas. Son visage s’était assombrit. Ambre voulait pouvoir le serrer dans ses bras pour le réconforter. Mais, cela était impossible.
Ils furent interrompus par une jeune fille brune qui portait une robe bleue.

   Puis-je vous demander de danser avec moi ?
   Excusez-moi de vous abandonner ! Déclara-t-il en s’éloignant.

Ambre n’en fut pas du tout offusquée.
Se retrouvant seule, elle se dirigea vers une fenêtre ouverte où elle s’installa. Elle regarda le ciel et vit des milliers d’étoiles briller. Une voix la sortit de ses pensées. Elle se retourna et découvrit Geoffrey qui lui souriait.

   Eh bien ! Encore en train de rêver ?
   Non. Mais, j’ai découvert qu’Aubin comptait beaucoup à ses yeux
   Cela doit être dur pour toi de porter la disparition de quelqu’un sur ta conscience.
   Non ! Je ne porte pas la disparition d’Aubin. Mais la tristesse de Matthiew.
   Tu devrais peut être le lui dire.
   Lui dire quoi ? Et à qui ? Matthiew venait d’apparaître sur le balcon.
   Matthiew ! Je… vous présente un ami d’Aubin. Geoffrey ! Vous vous êtes déjà rencontré
   Aubin parlait souvent de vous. Et nous nous sommes déjà rencontré avant ce bal à Paris.

Matthiew fronça les sourcils comme s’il cherchait à se souvenir.

    Je suis désolé. Je ne me souviens pas de vous.
    C’était le jour de votre premier duel à Paris.
    Oui ! Vous étiez le mousquetaire que j’ai battu à l’épée.
    Vous m’aviez battu par ce que votre cicatrice m’avait troublé. Et c’est aussi de cette manière que j’ai souvent entendu parler de vous par Aubin.

Ambre avait du mal à se souvenir du jour où elle lui avait parlé de lui. Ce devait être le premier soir où elle avait trop bu.
Ambre eut un sourire intérieur.

    Son existence sur terre fut de courte durée. Mais, la présence de tous ces gens à cette soirée, me prouve qu’il nous a changé la vie.

Ambre observa la direction qu’indiquait Matthiew et comprit que sa vie avait de l’importance.

    Excusez-moi. Mais, je crois que Mademoiselle de Provins m’attend. Geoffrey fit un petit sourire à Ambre et partit.

Elle se retrouvait une nouvelle fois seule avec cet homme qui lui faisait réagir chaque parcelle de son corps.

    C’est quelqu’un de très gentil ce Geoffrey.
    Oui ! Je l’ai rencontré grâce à Aubin, dit-elle tristement.

Malgré le manque de lumière, Ambre fut troublée par le regard de Matthiew.
Ses mains commençaient à trembler et sa gorge devenait sèche. Elle préféra se retourner vers la cours.
Matthiew la fit pivoter vers lui, grâce à sa main qu’il posa sur son épaule. Le contacte lui brûlait la peau. Son cœur s’accéléra et ses sens se mirent à divaguer. Ce geste lui rappela le soir des 15 ans de Matthiew. Ce geste fut le déclic. Sa mémoire lui revint, toutes les brèches de ses souvenirs se consolidèrent et lui rendirent tout sa mémoire. Tout devenait clair. C’est lui qu’elle aimait !
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Alors que vas-t'il se passer ?

Message par Admin le Dim 9 Mar - 22:47

Ambre avait beaucoup de mal à soutenir son regard, car une étrange lueur flottait dans ses yeux.
Matthiew fit un pas pour réduire la distance qui les séparait, il souleva son menton à l’aide de son index et l’embrassa longuement avec autant de douceur qu’elle sentit son corps s’affaisser sous elle.
Ses mains vinrent se poser sur son dos, ses lèvres se faisaient plus exigeantes. Ses sens lui firent comprendre que ses baisers et ses caresses ne lui suffisaient plus.
Ambre se dégagea doucement et dit d’une voix faible.

     Je crois, que… j’aimerais visiter vos appartements.

Matthiew la regarda inquiet et dit d’une voix douce.

     Vous êtes sûre de ce que vous demandez ?
     Je n’ai jamais été aussi sûre de quelque chose !

Il lui sourit et la prit par la main.
Elle était sûre que Matthiew pouvait sentir ses mains trembler. Elle savait parfaitement ce qui allait se passer. Mais, elle voulait que sa première et unique fois se passe avec lui. C’était la personne dont elle avait le plus confiance, malgré son appréhension à passer un cap supérieur.

Matthiew mena Ambre dans ses appartements.
Vraiment rien n’avait changé, les étagères comportaient toujours beaucoup de livres. Les tapis étaient toujours les mêmes, d’ailleurs, elle put voir une tache rouge qu’elle connaissait bien.

        Ils sont magnifiques. Bien entendu aussi masculin que ceux d’Aubin.

Matthiew ne put s’empêcher de rire.

        Vous ne seriez pas une femme. On pourrait croire que c’est Aubin qui se trouve en face de moi.

Mon dieu ! S’il connaissait la vérité, il ne rirait pas. Ambre préféra changer de sujet.

        Dites-moi. Qu’est ce donc que cette tache ?

Il regarda le coin de tapis qu’elle lui indiquait et lui sourit.

         C’est du sang. Ambre fit semblant d’être horrifiée. Ne vous inquiétez pas c’est la fois où Aubin et moi sommes devenus frères de sang.

Ambre vit de nouveau le regard de Matthiew s’assombrir. Cette fois elle ne put que le prendre dans ses bras pour le rassurer. Il fut tout d’abord surpris mais, il offrit à Ambre un large sourire et la regarda dans les yeux. Il approcha son visage du sien.
Elle pouvait sentir son souffle chaud sur sa peau blanche. Son cœur se mit à battre la chamade et une douce chaleur l’envahit. Quand Matthiew déposa un délicat baiser sur ses cheveux, puis sur son visage et enfin sur sa bouche. Ambre répondit avec douceur et passa ses bras autour du cou du jeune homme qui avait plaqué son corps contre le sien. Il couvrit de nouveau son visage de baisers, se dégagea un instant d’elle et lui lança un regard interrogateur.

        Vous êtes sûre de ce qu’il peut arriver ?
        Oui, répondit-elle sûre d’elle.

Matthiew prit sa main dans la sienne et la mena dans sa chambre.
C’était donc ça sa chambre ! Elle avait toujours été un mystère pour elle.
Ambre découvrit une grande pièce illuminait par un chandelier de diamants. Des tentures en toiles de couleur beige qui couvraient les murs. Un grand lit à baldaquin trônait au milieu de la pièce et près d’une grande fenêtre se trouvait un secrétaire en bois, accompagné d’une chaise.
Matthiew mena Ambre sur son lit, il lui couvrait le visage de multitude de baisers qui enflammait leur deux corps. Il fit descendre ses lèvres jusqu’à la naissance de sa poitrine. Il lui retira son corps de jupe pour faire apparaître un corset. Ambre l’aida à lui retirer sa veste, car elle était de trop pour réunir leur désir.
Lorsque son corset fut retiré, Matthiew put voir apparaître tant de beauté féminine qu’il ne put qu’offrir des caresses qui firent prendre un volume à leur pointe. Ambre réussit avec adresse à lui retirer sa chemise.
Ils se trouvaient dès à présent le torse nu. Ils étaient plaqués l’un contre l’autre, leurs lèvres étaient unies dans un long baiser. Les doigts de Matthiew effleurés chaque parcelle de son dos qui frémissait à chaque contacte de ses mains. Matthiew allongea Ambre sur son lit et caressa d’une main experte les contours de son visage. Ses longs cheveux furent détachés et se dispersèrent sur les draps blancs. Matthiew pouvait voir le désir que ressentait sa partenaire rien qu’en sentant les ondulations de ce corps.
Ambre prit les cheveux de son compagnon entre ses doigts, lorsqu’il posa sa bouche sur son cou. Elle sentait le souffle chaud de Matthiew intensifier sa folie érotique. Il avait prit entre ses mains les seins d’Ambre mais lorsque ses lèvres les atteignirent, ses mains tentèrent de lui retirer son jupon qui glissa avec un doux froissement de tissu. Elle se révélait maintenant nue au regard remplit de désir de son amour. Du bout des doigts, il venait effleurer son intimité pendant que sa langue dessinait des cercles sur la pointe de ses seins.
Il l’emmenait de plus en plus loin dans l’ouragan de la passion charnelle, avec une intensité jamais ressentit au par avant. Lorsque le pantalon de son ami disparut, il la coucha sous lui et s’allongea. Ses lèvres descendaient  jusqu’à son ventre. Ambre se tordait de désir sous ses caresses, elle n’attendait qu’une chose qu’il la fasse sienne.
Enfin, il lui fit explorer avec lui la terrible douceur, l’exquise terreur de l’union des corps. Malgré la douleur qui vint se joindre à leur union, l’extase la submergea. Elle le sentait unit à elle et son corps suivait avec souplesse le mouvement que Matthiew donnait. Elle s’abandonna complètement à cet élan puissant qui la prenait avec une force redoutable, la dominait, la dévastait entièrement de son amour.
Dans les bras l’un de l’autre, ils se sentaient apaisés. Et dans un moment unique le paroxysme de la jouissance les unit corps et âmes. La fatigue les emporta dans un sommeil inattendu, qui garda Ambre dans les tendres bras de son amant.
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Re: Un destin bien étrange

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