Un destin bien étrange

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Fin du Chap 6

Message par Admin le Dim 9 Mar - 23:00

Quand Ambre se réveilla, elle vit Matthiew qui la regardait. Il  sourit dès qu’elle ouvrir les yeux.

     Avez-vous bien dormi ?
     Oui merveilleusement ! Elle posa sa tête sur le torse nu de Matthiew. Je crois que je n’oublierai jamais cet instant.
     Je pense de même. Cette nuit était inoubliable. Tout en parlant, il commençait à caresser le ventre de sa maîtresse. Et stoppa net lorsqu’il sentit la cicatrice qui se trouvait sur sa hanche.

Oh non ! Pourvu qu’il ne comprenne pas.
Elle le vit retirer le drap qui la couvrait et découvrit cette longue marque. Il semblait fou de rage, il lui prit violemment sa main droite, qu’elle s’obstinait à garder fermé.

     Montrez-moi votre paume, dit-il avec fureur.

Malgré son obstination, il réussit à lui ouvrir la main et découvrit la cicatrice qui traversait la paume en travers.

     C’est toi ! Comment as-tu osé ? Furieux il rejeta sa main avec violence.

Sans un mot, elle s’habilla rapidement et partit précipitamment.

Elle enfila ses vêtements dans lesquels ont l’avait élevé, elle prit un simple sac pour prendre des tenues de rechanges. Avant de quitter à jamais cet endroit elle attacha son épée à son baudrier.
Elle alla aux écuries pour y prendre son cheval Panache. Elle ne l’abandonnerait pas après ce qu’il avait fait pour elle ! Elle mit son sac dans une des sacoches qu’elle avait munit à son étalon et partit en direction de Paris.
Une nouvelle fois le chagrin la tenaillé. Pourquoi avait-elle l’habitude de fuir les ennuies que Matthiew lui apportait ? Elle devrait plutôt y faire fasse ! Mais, cela elle ne le pouvait pas, car elle l’aimait trop. Il fallait l’oublier pour que sa peine cesse. Mais, comment ?

Ambre se remémora la journée d’hier, elle se souvenait parfaitement qu’elle avait été heureuse. Chacun de ses proches lui avait offert un présent qui d’ailleurs avait été merveilleux. Une robe de la part de Diane un tableau de la part de Geoffrey et sa sœur mais, surtout un magnifique collier d’ambre de la part de ses parents
Ambre posa la main sur son cou pour sentir sous ses doigts l’objet de ses pensées mais, elle ne le rencontra pas.
Oh non ! Pourvu qu’elle ne l’ait pas perdu. C’était le seul lien qui la rattachait encore à sa famille.

     Calme toi Ambre. Il ne doit pas être loin. Elle fouilla son sac mais, ne le trouva pas. Mais bon sang où est-il ?

Il était sans doute tombé dans sa chambre quand elle s’était changée. C’était maintenant trop tard pour le récupérer, elle était déjà trop loin.

Matthiew était encore furieux. Comment avait-elle put lui mentir ? Il la considérait comme son meilleur ami. Ils se disaient toujours tous. Pourquoi ne lui avoir rien dit ?  Il y avait forcément une raison ?
Matthiew arpentait sa chambre de long en large en repensant à ce mensonge et l’instant qu’il avait passé avec elle. Lorsqu’il aperçut un objet briller sur les draps. Il s’en approcha et découvrit le collier d’ambre qu’elle portait à son cou durant la soirée.
Il repensa à leur nuit ensemble, elle s’était donnée à lui. Malgré le risque qu’il découvre la vérité. Il ne pouvait lui faire renier son courage ! Elle était vraiment quelqu’un d’exceptionnel.
Il n’allait tout de même pas gâcher leur amitié à cause de leurs différents ! Il fallait absolument qu’il lui parle !

Arrivée au château du marquis de Provins, où il demanda au domestique à parler à Ambre. Ceux-ci lui répondirent qu’elle n’était pas revenue. Inquiet, il se dirigea où ils aimaient bien réfléchir. Il partit au galop pour la cascade. Malheureusement, il ne vit aucune trace de Panache ni d’Ambre.
Où pouvait-elle être ? Il fallait absolument qu’il lui parle.
Matthiew rentra au pas, lorsqu’il se souvint de sa première disparition. Elle devait être en chemin pour Paris. Vite ! Il fallait qu’il la rattrape. Il partit au galop mais, malheureusement à son arrivé un paysan lui apprit qu’elle était passée depuis longtemps.
Même si le pays était grand, il la retrouverait et ils s’expliqueraient.
En attendant, il garderait le collier d’ambre. Il le sortit de sa poche et l’attacha à son cou.

   Je te garderai sur mon cœur jusqu’à notre réconciliation. Il regarda l’horizon. Je te retrouverai quoi qu’il arrive.

Ambre faisait un tour dans les rues d’une ville du nom de Burie.
Elle ne cessait de penser à cet instant charnel qu’elle avait vécu avec Matthiew. Il lui avait fait découvrir la volupté. Comment oublier ce moment ? Il serait à jamais gravé dans sa mémoire.
Qu’avait-il ressentit avec elle ? Était-ce de l’amour ou simplement un plaisir physique. Qu’importe, elle avait choisit son seul amour pour cet incomparable instant. Ambre regarda derrière elle, elle vit l’horizon et remarqua que la terre de son enfance avait disparut.
Voilà c’était terminé ! Une nouvelle vie l’attendait dans son nouveau pays. Le seul regret qu’elle avait, était de ne plus jamais revoir sa famille. Pourtant son seul souhait était de revivre sa vie passée.
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Chapitre 7

Message par Admin le Lun 10 Mar - 18:34

Cela faisait, quelques mois, que Ambre était partit de chez elle. Elle arriva dans la ville de Brest.
En s’approchant de la mer, elle sentit son estomac se barbouiller. L’odeur de marée lui donnait mal au cœur. Elle avait pourtant déjà approché la mer auparavant, lors de ses voyages à la Rochelles. Elle se sentait étrange, jamais elle n’avait eut de tels symptômes ; elle avait l’impression que son corps ne lui appartenait plus
Elle retourna à l’auberge, où elle s’était installée depuis quelques semaines après avoir parcouru plusieurs villes côtières. Elle traversa une grande salle à manger, où tous les regards lui semblaient être posés sur elle. Comme si tous ces gens connaissaient l’instant d’intimité qu’elle avait vécu avec Matthiew. Tous ces regards lui faisaient peur, elle se précipita donc dans sa chambre pour y échapper. Sa chambre était de taille moyenne, son lit se trouvait au milieu de la pièce, à sa droite une fenêtre éclairait la pièce. Ambre s’allongea quelques secondes, car des vertiges la déséquilibrèrent.
Le malaise la fatiguait beaucoup. Elle décida de rendre visite à un médecin.
Ambre expliqua au docteur que sa tenue lui permettait de passer inaperçu.
Il ne lui répondit pas mais, il lui proposa de s’allonger et lui demanda de retirer sa chemise en toile
Ambre ne se sentait vraiment pas bien
Lorsqu’Ambre rattacha sa chemise, elle l’interrogea.

     Ecoutez ! Si j’ai quelque chose de grave, ne me cacher pas la vérité.

Le médecin lui sourit avant de répondre.

      Ne vous inquiétez pas. Vous n’avez rien de grave. Il y a simplement un petit être qui grandit en vous.
      Vous ne voulez pas dire ?
      Si ! Vous attendez un enfant.

Ambre reçut un choc. Elle allait donc porter l’enfant de Matthiew.

Ambre retourna dans sa chambre à l’auberge. En rentrant elle retira son pourpoint et sa chemise en toile. Et elle regarda son ventre. Elle allait donc devenir énorme, pensa-t-elle amuser. Elle qui pensait qu’il ne lui resterait plus rien de sa vie passé. Voilà qu’elle attendait un bébé. Il serait maintenant plus difficile de se faire passer pour un homme.

Un soir de pleine lune, Ambre voyait ses rayons passer à travers les carreaux de la fenêtre. Lorsqu’elle ferma les yeux, les songes l’envahirent. Ses rêves revenaient toujours sur l’unique instant qu’elle avait passé dans les bras de Matthiew. Chacun de ses gestes y étaient répétés minutieusement.

Ambre fut réveillée par les faibles rayons du soleil d’octobre. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, les souvenirs de la nuit lui revinrent à l’esprit et ses vertiges ne firent qu’intensifier ce sentiment.
Ambre se vêtit rapidement et alla dans la salle à manger.
L’aubergiste la mena à sa table. Celle-ci était la seule située à côté d’une fenêtre. Cela permettait à Ambre d’observer la mer chaque jour.
Elle observa la salle et remarqua que celle ci était pleine, comme tous les jours. Son regard se reposa sur la mer. Quoi qu’elle fasse, il serait difficile d’oublier !
Ambre se sentait vraiment lasse. Depuis combien de temps ne s’était-elle pas prit de temps rien que pour elle ? Pourquoi ne resterait-elle pas quelques jours ici ? Après tout, rien ne pressait.

Cette fois son attention fut attirée par la ville. De grands bâtiments en bois se pressaient sur les bords de la mer. Ambre voyait les badauds flâner le long des quais. Que pouvait-il bien y avoir, pour qu’il y ait tant de monde ?
Après avoir terminé son déjeuné et payé une avance. Elle sortit de l’auberge et se dirigea vers la foule. Là, elle découvrit une troupe de comédiens ambulants. Tous les personnages qui se déplaçaient sur la scène intriguèrent la jeune femme. L’un d’eux était brun et de petite taille. Son visage était caché par un masque noir. Il portait un pantalon collant et une jaquette faits de morceaux différents. Il avait également un bonnet à queue de lapin. Et parmi ces hommes, Ambre vit une jeune femme qui semblait attaché à ce drôle de petit personnage.
Elle fut beaucoup amusée par les scènes qu’ils jouaient. Il lui semblait qu’elle était seule à trouver ce spectacle drôle. Chaque personne qu’elle observait, semblait impassible. Les gens n’avaient donc plus d’humour ! Où alors sa peine était si profonde que le spectacle l’en exorcisa ?

Lorsque la foule se dispersa, Ambre s’approcha de la scène et discuta avec le personnage au costume bariolé. En la voyant arrivé, celui-ci retira son masque. Il avait les traits fins de la jeunesse. Ses yeux noirs étaient accentués par un dessin parfait de ses sourcils. Sa peau était mâte. Lorsqu’il lui adressa la parole, elle entendit son accent espagnol.

       Expliquez-moi. Quel est donc cet art ? Demanda-t-elle doucement.
       Il s’agit de la «commedia dell’arte ».
       Mais, d’où vient-elle ?
       Elle arrive d’Italie.

Ambre le regarda avec surprise. Le jeune homme la comprit immédiatement.

       Certains comédiens de la troupe sont eux même italiens. Donc, ils ont pu nous l’enseigner.
       Je vous avoue, que je ne comprends pas pourquoi les gens ne riaient pas.
       C’est par ce qu’ils ne connaissent pas cet art.
       Moi non plus. Et cela ne m’a pas empêché d’apprécier, dit-elle indignée.

Le ton qu’elle avait employé, venait de la surprendre, car elle n’avait pas l’habitude de se mettre en colère.
Une voix appela le jeune garçon et celui-ci adressa un sourire à Ambre et partit.

Ambre se dévêtit et se plongea dans la bassine d’eau qu’on lui avait apportée. La chaleur de l’eau détendit ses muscles endoloris à cause de son bébé. Pendant qu’elle se frotta la peau, elle repensa à cette troupe de comédiens. Ces gens faisaient quelque chose de nouveau et personne n’y prêtait vraiment attention. Il fallait y remédier !
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Suite

Message par Admin le Mar 11 Mar - 23:53

Le lendemain, Ambre retourna voir les comédiens. Comme la veille, des gens admiraient le spectacle mais, personne ne riait.
Ambre observa la scène et se mit à rire. Sa voix surprit les spectateurs qui se tournèrent vers elle.
Elle entendit à cet instant des enfants qui riaient. Les gens se détournèrent d’elle et regardèrent le spectacle. Après quelques secondes, la rue fut envahit par de nombreux éclats de rire.
A la fin du jeu des comédiens, les gens les applaudirent pendant plusieurs minutes, puis ils se dispersèrent.
Ambre était fière de ce qu’elle venait de faire. Si seulement Matthiew avait pu voir cela. Il aurait été fier d’elle. Mais, à quoi pensait-elle ! Il se moquait bien de ce qu’elle pouvait faire.

Après une semaine, Ambre était allée régulièrement voir les comédiens avec qui, elle s’était prise d’amitié. Ils lui permirent d’oublier sa peine.
Elle commençait à portait des vêtements de plus en plus larges à chaque fois qu’elle sortait, pour dissimuler sa rondeur.
Ce matin là, la faim commençait à lui tenailler l’estomac. Elle décida donc d’aller se restaurer. Elle s’installa à sa table et regarda la mer.
Comme sa vie passée se trouvait loin maintenant. Mais les souvenirs étaient encore présents dans sa mémoire et son amour était plus vivace que jamais.
La voix de l’aubergiste interrompit ses pensées.

    Monsieur.

Ambre avait gardait sa tête face à la mer lorsqu’il reprit.

    N’ayant plus aucunes places de libres. Cela vous dérangerait-il de partager votre table ?
    Non, répondit-elle vaguement.
    Très bien. Que désirez-vous prendre ?
    Apportez-moi de quoi manger. Et faite de même pour cet homme.

Ambre entendit l’aubergiste partir et la voix de l’inconnu lui parvint aux oreilles.

    Vous avez l’air d’aimer la mer !
    Non. Elle prit une profonde inspiration et continua. Je m’imagine ailleurs.
    Vous n’êtes pas d’ici ?
    Non.

Cette conversation la ramena chez elle. Elle pouvait revoir les visages de ses proches mais, un seul lui restait à l’esprit. C’était celui de Matthiew ! Même s’il n’était pas la physiquement, elle le sentait proche de lui. Et ses sens ne firent pas la différence, car chacun d’eux s’était mis en éveil.
La voix de l’inconnu troubla ses pensées. Pas à les interrompre mais, à s’accorder à elles. Cette voix s’accordait parfaitement avec ce visage.
Elle tourna la tête vers son voisin. Là, elle crut que son cœur allait éclater. Les yeux noisette de Matthiew étaient posés sur elle. Aucunes expressions ne permettaient à Ambre de discerner les pensées de son compagnon.

   Que fais-tu là ? Demanda-t-elle inquiète.

Matthiew croisa son regard.
Rien n’était oublié. Chacun de ses sens réagissait.

   Je suis venu te retrouver et te parler. Il avait posé sa main sur celle d’Ambre.

A ce contacte, elle ressentit un frisson lui parcourir tout le corps. Les souvenirs de leur nuit ensemble lui revinrent à l’esprit. Il fallait qu’elle fuie. Sa proximité la faisait trop souffrir.
Elle était sur le point de partir mais, Matthiew lui retint le poignet.

   Cette fois, tu ne t’enfuiras pas. Il faut que nous parlions, dit-il fermement.
   Je n’ai plus rien à te dire. Elle réussit à se dégager non sans peine. Et je suis attendue.

Sans aucun regard, elle le quitta et sortit de l’auberge.
Elle savait pourquoi, il était venu. Son but était de la rendre coupable du mensonge qu’elle lui avait imposé. Mais, il ne lui ferait pas ce mal là.

Ambre attendait patiemment devant la scène que les comédiens apparaissent mais, ils ne vinrent pas. Elle décida donc d’aller dans les coulisses. Une jeune femme vint à sa rencontre.

   Que fait Monseigneur ici ?
   Je désirerai parler à Louigi.
   Très bien ! Veuillez me suivre.

Elle suivit la jeune femme du nom de Rosa, jusqu’à une roulotte. Elle y retrouva un homme d’une cinquantaine d’années. Il avait la peau mate, les yeux noirs qui la regardaient avec tendresse. Sa chevelure noire tombait sur ses épaules.

   Que désirez-vous marquis ? Il fit un mouvement du bras pour l’inviter à s’asseoir à ses côtés.
   Je souhaiterai vous accompagner dans vos voyages.

Le vieil homme la regarda surpris.

   Mais, pour quelles raisons ?
   Je vous en prie, ne me posez pas de questions.
   Très bien. Mais, que pouvez-vous nous apporter ?
   Grâce à mon épée, je vous protégerai et je suis comédien. J’en suis la preuve vivante. Ambre lui expliqua le rôle qu’elle a dut jouer tout le long de sa vie.
   Bienvenue parmi nous. Rejoignez-nous ce soir vers minuit.
   J’y serais ! Elle salua le vieil homme et partit.
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Que vas-t'il se passer?

Message par Admin le Mer 12 Mar - 0:03

Lorsque Ambre rentra, la nuit était tombée depuis longtemps. Sa seule crainte était de tomber nez à nez avec Matthiew.
Elle ne vit personne en traversant la grande salle. Rassurée, elle rentra dans l’obscurité de sa chambre
Une lueur attira son regard, elle découvrit Matthiew assit sur le bord du lit, le visage illuminé par les flammes des bougies. Ambre voyait danser le feu dans ses yeux. Son regard ne lui dévoilait rien de ses sentiments. Cela rendait Ambre de plus en plus inquiète.

   Que fais-tu ici ? Dit-elle calmement.

Matthiew se leva et s’approcha d’elle.

   Il faut que je te parle !

Ambre se détourna de lui.

   Je refuse de te parler. Ambre vit la lumière se déplacer.

Elle sentit les mains de son ami se poser sur ses épaules. Elle n’eut pas le temps de réagir, car déjà les lèvres de Matthiew se posèrent sur son cou. Elle sentait que sa résistance allait lâcher. Une petite voix lui disait de partir mais, son corps ne voulait pas obéir. Chacune de ses caresses la poussaient dans ses bras.
Elle sentait le souffle chaud de Matthiew se diffuser sur sa nuque. Il lui provoqua un frisson qui lui parcourut tout le corps. Cette sensation lui rappela le jour de son départ. Il risquait de découvrir qu’elle était enceinte ! Cette fois, il ne l’apprendrait pas de cette manière. Ambre se dégagea de son étreinte et se mit face à lui.

   Je ne veux pas que tu me touches ! Dit-elle furieuse. Tu m’as fait assez souffrir comme ça.

Matthiew ne répondit pas  et se dirigea vers la porte. Ambre le regarda partir. Avant qu’il ne referme la porte, il déclara furieux.

  Et toi ! Que penses-tu avoir fait ? Il partit en claquant la porte.

Pourquoi se comportait-elle de cette manière avec lui ? Pourtant elle l’aimait. Mais, comment garder un tel sentiment, quand celui que votre cœur a choisi, vous haïs.
Mais, à quoi pensait-elle ? Tout cela était de sa faute. Elle n’aurait jamais dût faire disparaître Aubin et réapparaître sous les traits de la jeune Ambre. Rien de tout cela ne serait arrivé. Elle aurait souffert d’amour mais, elle aurait réussit à faire survivre leur amitié. Maintenant. Elle avait perdu ses chances de vivre heureuse.

L’heure était venue pour elle de quitter cet endroit et de rejoindre la troupe.
Ambre descendit ses affaires par l’escalier. Arrivé en bas, elle leva la tête et regarda les portes des chambres.
Matthiew devait être en train de dormir. Elle déposa le montant exact de ses dépenses et alla aux écuries, prendre Panache. Elle prit la direction de la place où les artistes s’étaient installés. En chemin, elle se retourna une dernière fois vers l’auberge.

    Adieu Matthiew ! Je sors de ta vie définitivement. Je garderais le souvenir de notre nuit d’amour, grâce à notre enfant. Elle posa sa main sur son ventre en l’observant et elle releva la tête. Je t’aime Matthiew !

Ambre reprit sa route et arriva aux roulottes. Tous les comédiens l’attendaient.

   Bienvenue parmi nous !

Ils la firent monter dans un chariot et attachèrent Panache à l’arrière.


Matthiew ne cessait de tourner en rond dans sa chambre. Comment avait-il put réagir de cette manière ? C’était vrai qu’elle l’avait poussé à bout. Mais, ce n’était pas la seule fautive ! Ce n’était pas elle qui avait choisit sa vie. Mais, pourquoi ne lui avoir pas dit la vérité ? Au lieu de jouer cette comédie.
Lui aussi avait fait l’idiot. Il voulait simplement lui parler mais, troublé par le refus d’Ambre, il n’avait put résister à l’appel de son corps. D’ailleurs, comment aurait-il put oublier la douceur de sa peau et le goût de ses baisers.

    Non ! Il fallait cesser d’y penser. La seule chose importante était de lui parler.

Matthiew alla frapper à la porte d’Ambre mais, personne ne répondit. Avec discrétion, il l’entrouvrit. Elle n’était plus là ! Et ses affaires avaient disparu. Il alla aux écuries et ne vit pas Panache. Elle avait de nouveau fuit.

   Ambre, je ne te comprends pas ! On a l’impression que tu refuses de me parler. Mais, je te retrouverais. Je le jure !
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Fin du Chap 7

Message par Admin le Mer 12 Mar - 0:11

Les nouveaux amis d’Ambre lui avaient proposé de dormir avant qu’elle ne prenne les rennes.
La fatigue l’emporta dans un sommeil léger où ses rêves étaient troubles.
Ce fut une secousse qui la réveilla. D’une voix ensommeillée, elle s’adressa à Mario qui dirigeait les chevaux.

    Nous sommes menacés par des bandits. Dit-il d’une voix apeurée
.
Ambre se redressa rapidement, attrapa son épée et descendit face aux agresseurs. Ceux-ci étaient une dizaine. Elle sortit sa lame et attaqua avec rapidité. Elle réussit à esquiver les attaques massives. A chaque coups, Ambre en tuait un. Certains d’entre eux préférèrent s’enfuir.
Quand les voleurs furent morts ou partis, Elle sentit une horrible douleur au ventre qui la plia en deux et la fit tomber à genoux.
Les comédiens réveillés, entourèrent Ambre.

    Emmenez-la sur une couchette. Commanda le chef de la troupe.

Ambre se retrouva allongée dans la roulotte. La douleur était toujours aussi forte et lui rendait la respiration difficile.
La troupe s’arrêta pour chercher un médecin. Ambre était toujours aussi mal, lorsqu’il arriva. Il la déshabilla et découvrit le bandage qui recouvrait sa poitrine. Il le lui retira et fit apparaître ses seins blancs.
Ambre ne prit aucune attention de la réaction du médecin ni de sa nudité. Sa douleur était trop forte ce qui la plongea dans un coma.
Lorsque Ambre se réveilla la douleur avait disparut. Elle se trouvait couverte d’une couverture qui dissimulait sa poitrine. Quand, elle observa autour d’elle, le chariot était vide.
Elle prit délicatement le temps de se vêtir et descendit du chariot.
Elle alla retrouver les comédiens qui étaient assis autour d’une marmite. Louigi, le chef vint la rejoindre et les autres tournèrent leur regard vers elle.

   Pourquoi ne pas nous avoir prévenus que vous attendiez un enfant ?
   Je ne voulais pas vous apporter d’ennuis.
   Mais, nous l’aurions pourtant apprit tôt ou tard.
   Je suis désolée mais, je voulais que personne ne l’apprenne.
   Mais, comment auriez-vous fait ? Demanda-t-il atterré.
   Je me serrais débrouillée. Comme j’ai l’habitude de faire !

Il lui posa la main sur l’épaule et reprit.

   Heureusement, que nous vous avons rencontré. Le docteur nous a recommandés de vous garder au repos. Aucun effort ne devra être fait.
   D’accord. Elle lui adressa un sourire.
   Nous y veillerons. Il lui sourit à son tour.

Il la conduisit avec les autres qui l’accueillir avec joie. Rosa vint à sa rencontre et lui prit les mains dans les siennes. Elle s’agenouilla devant Ambre et lui sourit.

   Ne vous inquiétez pas. Je veillerai sur vous.

Ambre la gratifia d’un sourire.
Le jeune Mario se mit debout et commença à jouer une improvisation. Les comédiens se mirent à rire et un à un vinrent accompagner le jeune garçon.
Ambre riait de bon cœur. Ses nouveaux amis lui permirent d’oublier pendant quelque instant tous ses soucis.
Leur repas terminé, ils remontèrent dans les chariots et reprirent la route.


Matthiew se sentait inquiet pour Ambre. Où pouvait-elle bien se trouver ? Il fallait qu’il la retrouve. Mais, par quels moyens ?
Il interpella l’aubergiste qui lui apportait son repas.

   Savez-vous où est partit le jeune garçon qui était toujours assit ici ?
   Non. J’ai trouvait la somme qu’il me devait dans la cuisine. Si... attendez ! Je peux vous dire qu’il allait tous les jours voir une troupe de comédiens.

Matthiew comprit qu’il aurait une chance de la retrouver.

  Où se trouvent-ils ?
  Ils sont sur le bord de mer.
  Merci, dit-il enthousiaste.

Il se précipita à l’endroit indiqué. Mais, il ne trouva qu’une place vide.
C’était donc avec eux qu’elle se trouvait à présent !
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Chapitre 8

Message par Admin le Mer 12 Mar - 22:28

Ambre arrivait maintenant à s’accoutumer à la vie sur les routes. A chaque fois qu’elle le pouvait, elle accomplissait quelques taches, même si elle savait que Rosa ne l’acceptait pas, Et tout cela par ce qu’elle était  active, et qu’elle ne supportait pas d’être entretenue par ses amis.


Ils s’installèrent sur une place publique dans une ville nommée Bordeaux. Les bâtiments qui se trouvaient aux alentour, étaient de grandes maisons avec des charpentes en bois, et à chacune d’entre elles, une enseigne les présentait comme des commerces.
Ambre trouvait cette ville vraiment magnifique. La mer lui manquait et elle savait qu’elle n’avait qu’à aller au port pour la retrouver. Mais, son état ne le lui permettait pas.
Cela faisait maintenant neuf mois, qu’elle avait quitté sa région natale. Depuis la ville de Brest, elle n’avait pas revu Matthiew. Sans doute avait-il regagné Ruffec ! Qu’aurait-il pu faire d’autre ?
Leur dispute lui semblait oublié, elle espérait que son ami en avait fait autant et lui avait pardonné ses mensonges. Même si cela avait été fait, elle ne pourrait pas se représenter devant lui, et de plus accompagnée de leur enfant. Il fallait qu’elle reste éloignée de lui pour éviter que sa peine ne reprenne le dessus.


Tous ses amis étaient en train de mettre en place la scène, à chaque fois Ambre était fasciné. Ils leur suffisaient de déplier des planches de bois qu’ils maintenaient en hauteur grâce à de solides pattes en métal. Les roulottes étaient installées sur les côtés de la scène pour remplacer les coulisses. Le grand rideau rouge était mit en place au-dessus de la scène grâce à une tige de métal.
A l’instant où ils terminèrent, Ambre ressentit une forte douleur qui cessa aussitôt, celle-ci reprit quelques minutes après. Rosa comprit immédiatement que le moment pour elle, était arrivé. Les comédiens stoppèrent toutes activités et Louigi leur ordonna de la mener dans une roulotte.


L’attente parut interminable pour les comédiens, jusqu’à ce qu’ils entendent les pleurs du bébé. Rosa sortit, les mains en sang, de la roulotte et leur annonça la bonne nouvelle.

    Elle vient de mettre au monde un beau petit garçon ! Dit-elle satisfaite et soulagée. Vous pouvez aller la féliciter. Mais, un par un pour ne pas trop la fatiguer.

Ambre tenait son fils dans ses bras, lorsque Louigi apparut.

    Félicitations ! Il est vraiment très beau. Il a déjà prit un regard fier, comme vous !
    Il l’a aussi prit de son père. D’ailleurs, il me fait penser à lui quand il était plus jeune.
    Et comment allez-vous appeler ce petit bonhomme. Pendant qu’il parlait, il avait prit les mains du petit dans la sienne.
    Son nom sera Philippe, Charles de Provins. Philippe pour le deuxième prénom de son père et le prénom de son grand-père. Quant à Charles c’est le prénom de mon père !
    Je vois que ce petit marquis sera bien nommé. Il lâcha la main de l’enfant et prit congé de la mère.

Lorsque tous ses amis l’eurent félicité. Rosa prit l’enfant pour le changer, Ambre épuisé, s’endormit aussitôt.


Ce fut des rires qui réveillèrent Ambre, elle alla voir d’où ils venaient. Mais, avant elle se vêtit d’une chemise blanche et mit une longue robe rouge qui se nouait par une petite lanière et elle ajouta un bustier de couleur identique qui s’attachait par de solides lanières de cuirs.
Elle se retrouva devant la scène où elle vit les comédiens jouer leur rôle avec plus de convictions que d’ordinaire. Ambre sentit sa fatigue s’estomper, lorsque ses amis la virent, ils jouèrent avec tout leur cœur. Elle se sentit vraiment touchée, ils avaient tous étés gentils avec elle, malgré les ennuis qu’elle avait emportés.
Elle comprit aussi que le public adhérait à ce nouvel art, car il ne cessait de rire et d’applaudir à chaque fin de scène.
Le spectacle terminé, elle se dirigea vers la scène pour féliciter ses amis.

    Vous avez été meilleurs que jamais.

Le jeune Mario s’approcha d’elle et lui prit les mains dans les siennes.

    Tu as été notre porte-bonheur. Depuis que tu es avec nous, le public apprécie notre jeu.

Ambre, gênée par les yeux brillants du jeune garçon, détourna la tête. Elle se sentait vraiment mal.

   Mais pourtant, je ne vous apporte que des ennuis, dit-elle inquiète et fautive.

Louigi prit la parole pour la rassurer.

    Dans chaques choix que nous faisons. Il y a toujours des avantages et des inconvénients. Et cela ne nous a pas empêchés de vous accueillir parmi nous. Nous en sommes très fiers. Je pense que tout le monde est de mon avis ! Déclara-t-il en regardant ses compagnons qui acquiescèrent d’un signe de tête.

Elle releva fièrement la tête où ses longs cheveux bruns flottaient au vent.

   Je vous remercie ! Je vous promets de payer ma dette, dès que j’en aurais la possibilité.

Ses compagnons n’eurent pas le temps de répondre, car les pleures de Philippe se firent entendre.

Ambre se précipita dans la roulotte où se trouvait son fils. Elle y rencontra Rosa qui essayait de faire dormir l’enfant mais, celui-ci refusait.
Ambre s’approcha d’eux et lui sourit. L’enfant continuait à pleurer.

   Attends ! J’ai peut être une idée. Donne-le-moi.

Rosa obéit et mit l’enfant dans les bras de sa mère. Ambre commença à le bercer, puis elle fredonna un air d’une berceuse et enfin, elle chanta les paroles. Philippe cessa immédiatement de pleurer et se mit à écouter sa mère, et quelques secondes après l’enfant s’endormit.
Ambre déposa son fils dans un berceau et Rosa et elle sortirent.
Ambre comprit qu’elle était prise en admiration par Rosa mais, elle ne savait pas pourquoi. Elle allait le lui demander, lorsque la troupe apparut.

   Avez-vous entendu cette voix ? Demanda Louigi. Elle était douce et cristalline. J’aurais bien voulu savoir d’où elle venait.
   C’est celle d’Ambre. Rosa prit la parole dès que le vieil homme eut fini de parler. Elle a chanté une berceuse pour endormir le petit Philippe. J’ai été troublé par la douceur et la force de sa voix. Peut être pourrait-elle chanter sur scène, dit-elle en la regardant.

Ambre prit la parole inquiète.

   Je ne peux pas ! C’est la première fois que je chantais. Je ne pourrais pas !

Le vieil homme prit de nouveau la parole.

   Rosa à raison. Vous avez une voix magnifique. Et grâce à votre stature vous n’avez pas à avoir peur. Et comme vous le disiez vous-même. Vous pourrez payer votre dette et cela sans vous fatiguer.
   Très bien ! Mais, dès que j’aurais retrouvé toutes mes forces, je participerais aux différentes tâches.
   D’accord ! Il faudra donc vous trouver des habits de scène pour votre tour de chant.
   Ne vous préoccupez pas de cela. Je me débrouillerais.
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Où cela vas-t'il la mener?

Message par Admin le Mer 12 Mar - 22:46

Ambre se trouvait dans les coulisses en attendant son passage sur scène. Le trac commençait à la gagner, monter sur scène lui faisait peur.
C’était à son tour d’aller sur la scène, elle ferma les yeux et se mit à chanter. Au fil de la chanson elle retira ses vêtements d’homme pour la faire apparaître dans une longue robe blanche de tissu fin. Elle effectuait un mouvement avec ses bras, qui étaient de temps à autre dénudés. Le tissu blanc affinait sa taille malgré les restants de grossesse. Ses longs cheveux bruns cascadaient sur ses épaules et de temps en temps une légère brise les faisait voleter.
Sa chanson terminée, elle entendit le public l’ovationner. Ambre comprit que sa voix était un pur joyau.


Ambre se trouvait dès à présent en meilleure santé. Elle s’occupait parfaitement de son fils qui commençait à grandir. Pendant qu’elle montait sur scène, Rosa la remplaçait au près de lui. Elle faisait maintenant certaines tâches pour aider, elle s’occupait plus particulièrement des comptes. Mais, malgré le peu de temps qu’elle avait de libre, elle ne cessait de penser à Matthiew. Cela faisait dès à présent plus d’un an qu’ils s’étaient quittés en mauvais termes et tout cela à cause de sa bêtise. Elle n’avait pas oublié la douceur de ses caresses, ni la tendresse de ses baisers. Il y avait aussi sa famille qui lui manquait beaucoup. Elle espérait qu’il ne lui en voulait pas de les avoir quittés sans un au revoir. Sa sœur avait sans doute trouvé le bonheur avec Geoffrey. C’était ce qu’elle méritait ! Elle qui avait toujours fait le bien autour d’elle. Alors qu’au contraire de sa sœur, elle n’avait apporté que le malheur.


Cela faisait maintenant plus de cinq ans qu’elle et son fils voyageaient avec la troupe de comédiens rencontrés à Brest. Elle commençait à être fatiguée de tous ces déplacements. Dès qu’elle en aurait l’occasion, elle quitterait ses amis pour s’installer quelque part.
Ambre y avait mûrement réfléchie et en avait beaucoup discuté avec Louigi, qui avait parfaitement compris son point de vue. Il accepterait sa décision le jour où elle partirait et aucun de leurs compagnons ne devrait l’en empêcher.


Ambre voulait que son fils devienne le personnage important que son propre père avait voulu qu’elle devienne. Pour cela, elle devrait lui faire retrouver son rang et sa place au sein de la famille de Provins. Il serait marquis ! Même si Matthiew refusait de le reconnaître.
Ambre apprit à Philippe à lire, à écrire, à compter, à manier l’épée ainsi que les règles de son rang. Il serait prêt pour son arrivé dans le monde.


La troupe de comédiens s’était installée sur une grande place de la ville de Paris, non loin de château des Tuileries.
Il était loin le temps des rires et des danses en son sein.
Ambre était en train de rêvasser, lorsque Mario l’appela pour monter la scène. Ils réussirent rapidement à l’installer. Ambre s’autorisa une promenade avec son fils, dans les rues de Paris.
Après quelques minutes de marches, Ambre et Philippe arrivèrent devant un grand hôtel particulier qui ne lui semblait pas inconnu. Elle l’observa pendant quelques secondes mais, ne s’en souvint pas. Ce fut Philippe qui la fit sortir de ses pensées en lui demandant de partir. Au moment où ils allaient quitter cet endroit, ses souvenirs lui revinrent. Il s’agissait de la demeure de son ami Geoffrey.

   Viens Philippe ! Nous allons voir un de mes amis. Tu vas voir. Il est très gentil.

Le garçon la regarda un peu inquiet mais, il la suivit sans caprices.
Ambre et son fils furent stoppés par deux gardes qui bloquaient la grille.

   Je suis désolé. Mais, vous n’avez pas le droit de rentrer.
   Mais, je suis une amie du comte.
   Je ne veux pas le savoir, dit-il en la repoussant à terre.

Le jeune Philippe  oublia sa timidité et vint se placer devant sa mère.

   Je vous interdis de faire du mal à ma maman.

Le garde n’eut pas le temps de rétorquer, car une voix se fit entendre.

   Je ne vous ai jamais permis de traiter les gens comme ça.
   Excusez-moi Monseigneur, dit-il en s’inclinant devant un grand homme brun.

Celui-ci s’approcha d’Ambre et l’aida à se relever.

   Vous allez bien madame ?

Ambre prit la main de l’homme et se releva.

   Oui, je vous… Ambre croisa le regard de l’homme et s’arrêta net.

Geoffrey lui sourit et lui proposa de le suivre.

   Avec plaisir Monseigneur. Dit-elle amusée.

Geoffrey les invita à rentrer dans le salon de son hôtel.

   Ambre ! C’est toi ! C’est bien toi ? je ne rêve pas !
   Oui. C’est bien moi. En chair et en os ! Elle ouvrit les bras et se serra contre lui. Cela faisait si longtemps que je ne t’avais pas vu. Elle se dégagea et parla sérieusement. Pardonne-moi d’arriver à l’improviste mais, je suis à Paris depuis peu. Et je viens à l’instant de me souvenir que tu habitais ici.
   Ce n’est pas grave. Le plus important est que tu sois là ! Geoffrey fut surpris par l’enfant qui suivait Ambre.
   Qui est cet enfant ? Il ressemble vaguement à quelqu’un que je connais.

Ambre sourit et poussa son fils qui s’était dissimulé derrière les jambes de sa mère.

   Allons Philippe ! Je t’ai déjà dit que dans la famille de Provins, on n’avait jamais peur.

Le jeune garçon redressa la tête et salua Geoffrey.

   Enchanté monsieur ! Je suis le marquis Philippe de Provins, dit-il fièrement. Et vous, comment vous appelez-vous ?

Geoffrey amusé s’agenouilla devant l’enfant.

   Je suis le marquis Geoffrey de Clémence. Et je suis un vieil ami de ta mère.
   Très bien !

Geoffrey se redressa  et regarda Ambre amusé.

   Oui. C’est bien ton fils. Même caractère et même regard.

Ambre le regarda et sourit. Geoffrey demanda à ce qu’on apporte du lait et des biscuits.


Ambre et Geoffrey se racontèrent les moments important de leur vie.

    J’ai revu Matthiew à Brest et l’on s’est quitté en mauvais termes. Et depuis, je suis dans une troupe de théâtre itinérante. D’ailleurs ! J’ai découvert que j’avais une belle voix.
    Cha  chest vrai ! Maman a chante bien. Philippe venait de parler la bouche pleine de gâteaux.
    Philippe qu’est ce que je t’ai appris ?
    De ne jamais parler la bouche pleine. Excuse-moi maman !

Geoffrey se mit à rire et le petit garçon gêné baissa la tête.

    Cet enfant est vraiment adorable. D’ailleurs il te ressemble vraiment beaucoup.
    Il ressemble plutôt à son père.
    Qui est ce ?
    Matthiew. Il est le seul homme à qui je me suis offerte.

Geoffrey compris tout de suite, qu’elle ne semblait pas heureuse de ressasser tous ses souvenirs, il préféra donc changer de sujet.

    Je connais quelqu’un qui sera folle de joie te revoir. Il y a si longtemps que vous vous êtes vu. Un domestique vint les interrompre. Et remit un message à Geoffrey. D’ailleurs, elle arrive. Attendez-moi là. Je reviens. Geoffrey suivit le domestique et Ambre et Philippe se retrouvèrent seuls.

Philippe se sentant enfin rassasié, alla s’asseoir sur les genoux de sa mère.

    Maman ! Est-ce dans une maison comme ça que je vivrais ?

Ambre lui sourit et le serrât dans ses bras.

    Non mon chéri ! C’est dans une maison plus grande.

Le petit garçon posa la tête sur le torse de sa mère quand la porte s’ouvrit. Ambre vit apparaître une grande jeune femme blonde, avec de grands yeux bleus, son corps svelte était protégé par une longue robe jaune pale. C’était bien elle. C’était bien Diane ! La jeune femme s’arrêta net lorsqu’elle vit Ambre.

    Non ! Je rêve, ce n’est pas toi ?
    Si. Comme tu le vois ! C’est bien moi. Et j’ai même vieillit

Diane se précipita vers le fauteuil où sa sœur était installée. Quand elle fut près d’elle, elle découvrit le corps endormit du petit garçon.

    Je ne peux pas le croire ! Déclara-t-elle à voix basse.
    Mais qu’est ce que tu fais là ?
    Père a finalement accepté que j’épouse Geoffrey. Comme Matthiew a disparu le jour suivant ton départ. Et là je découvre que tu as un enfant de Matthiew. Mais, où, vous êtes vous revus ?
    Mais, comment as-tu sut que c’était le sien ?
    C’est simple il lui ressemble au même âge. Alors réponds-moi. Où vous êtes vous revu ?
    Le soir de notre anniversaire.

Diane s’agenouilla fasse au petit garçon qui venait de se réveiller.

   Bonjour ! Je suis Diane. La grande sœur de ta maman.
   Bonjour ! Moi je suis Philippe. L’enfant de maman et marquis de Provins. Je vous rencontre enfin ma tante. Maman parlait souvent de vous. Vous êtes jolie mais, moins que ma maman.
   Philippe, dit Ambre consternée.
   Laisse ! Elle se redressa et s’installa en face de sa sœur. C’est un enfant adorable. Il te ressemble. Diane lui adressa un sourire et reprit. Mais, dis-moi ! Que fais-tu ici ?
   Je suis dans une troupe de théâtre itinérante. Et nous nous produisons à Paris en ce moment. Je vois que ça à l’air de bien se passer avec Geoffrey.
   Oui. Nous nous sommes mariés depuis un peu plus de quatre ans. Et nous allons bientôt avoir un enfant.
   Félicitations ! Je suis très heureuse pour vous. Et qu’en pensent nos parents ?
   Ils sont fiers. Tu sais. Tu leur manques beaucoup, ils espèrent te revoir bientôt.

Le regard de Ambre se rembrunit, elle regarda un instant son fils qui s’était endormit puis regarda de nouveau sa sœur.

   Je leur manque peut être. Mais, ils ne sont pas fiers de moi.
   Au contraire, ils le sont. Notre mère s’est beaucoup affaiblit depuis ton départ.
   Je suis fatiguée de fuir. Je pense que je vais bientôt rentrer ! Mais, je ne sais pas quand.

Leur discussion fut interrompue par la sonnerie d’une horloge qui se trouvait posé sur une cheminée en marbre. Celle-ci indiquait 18 heures.

   Il est si tard! Excuse-moi ! Il faut que je parte, dit-elle activement.

Ambre s’était redressée après avoir réveillé Philippe. Diane fit de même et l’accompagna jusqu’à la porte d’entrée.

   Mais, où vas-tu ?
   Si tu veux venir me voir ce soir ? Viens à neuf heures, sur la place non loin d’ici. Je t’embrasse ! Elle venait de prononcer ces mots avant de disparaître.


Diane regarda sa sœur s’éloigner et repensa à leur enfance quand ils jouaient tous les trois. Ambre avait beaucoup changé. Elle était devenue plus humble. Mais, sa force de caractère ne semblait pas s’être effritée, et son fils commençait à devenir comme ses parents.
Cela lui avait fait du bien de la revoir et cela soulagerai sans doute leur mère de ses maux, si elle apprenait qu’elle avait retrouvé Ambre.
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Fin du Chap 8

Message par Admin le Mer 12 Mar - 22:56

Ambre arriva juste à temps pour préparer le repas de la troupe. Elle avait confié Philippe à Rosa qui le lava avant de lui mettre une chemise. Chacun des comédiens semblait inquiet. Ambre remarqua que le public de Paris avait ajouté une tension supérieure à la normale.


Ambre allait monter sur les planches lorsque Philippe vint l’embrasser.

    Bonne chance maman ! Tu es la plus jolie. Ambre lui sourit, s’agenouilla devant lui et déposa un baiser sur son front.
    Merci. Ce soir je chanterai rien que pour toi.
    Et n’oublie pas ma tante et mon oncle.

Ambre prit son enfant dans ses bras et lui murmura un mot à l’oreille.

    Moi aussi. Il déposa un baiser sur sa joue. Elle se sépara de lui, mit son masque et monta sur scène.

Avec les premiers accords, les spectateurs découvrirent le corps d’Ambre onduler avec souplesse sur la petite scène. Puis un doux filet de voix sortit de sa bouche pour accompagner la musique et les mouvements de son corps.
Au fur et à mesure que la musique avançait, elle retira sa chemise puis son pantalon pour apparaître dans une longue robe de soie blanche. Ses longs cheveux bruns suivaient la même ondulation que de fins volants qui flottaient sur ses bras.
La chanson terminée, Ambre entendit un tonnerre d’applaudissement venir du public. Elle retira son masque et les salua. Parmi eux, elle put apercevoir trois visages amis. Charlotte était venue avec sa sœur et son beau-frère.
Après être descendu de scène, elle alla les rejoindre.

    Charlotte ! Tu m’as tellement manqué. Ambre était soulageait de retrouver tous ses points de repère.
    Ambre ! Charlotte avait les larmes aux yeux, lorsque la jeune femme vint auprès d’elle. Jamais je n’aurais crut te retrouver ici. Toi la princesse qui faisait tourner les têtes durant les bals.
    Oui. Les choses ont bien changé. Dit-elle en se dégageant des bras de son amie.
    Ton fils avait raison. Tu as vraiment une voix exceptionnelle. Ajouta Geoffrey.
    Oui. Et les comédiens sont également très drôles. Ajouta Ambre le sourire aux lèvres. Suivez-moi ! Je vais vous les présenter.

Ambre mena ses compagnons jusqu’aux roulottes et présenta un par un chacun des artistes. Charlotte avait suivit Rosa qui lui présenta le fils d’Ambre. En le regardant, elle comprit que son amie et lui vivaient heureux. Lorsqu’elle rejoignit les autres, elle leur annonça une nouvelle.

   Je sais que l’un de mes amis organise une soirée de spectacle. Je pourrais m’arranger pour lui parler de vous et ainsi y participer. Charlotte vit les comédiens s’agenouiller devant elle pour la remercier.
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Chapitre 9

Message par Admin le Mer 12 Mar - 23:13

Ambre apprit par Charlotte que son ami avait accepté sa proposition que la troupe participe. Une salle leur avait été prêtée pour qu’ils puissent y prendre leurs marques et y répéter.
Les amis d’Ambre venaient à chaques répétitions pour la voir, elle et son fils pour apprendre à le connaître.
Celui-ci avait de courts cheveux bruns, qu’il avait hérité de ses parents ? Ceux-ci encadraient la forme arrondit de son visage. De grands yeux émeraude illuminaient avec douceur le visage hérité de son père. Ses parents l’avaient doté d’une grande taille pour son jeune âge, car il arrivait au nombril de sa mère.


Philippe s’était beaucoup rapproché des amis de sa mère et était très proche de sa tante. Cela permit aux comédiens de mieux se concentrer sur leur rôle, car celui-ci avait tendance à troubler le jeu des acteurs. Depuis qu’il était avec sa tante, il restait bien sage.


Le soir de la représentation était arrivé, le trac se sentait parmi tous les protagonistes. Ambre la première, car elle allait devoir jouer devant un monde qu’elle avait connu. Durant son attente, elle entendait distinctement le jeu de ses amis et les applaudissements qui suivirent.
Le moment était venu pour elle de monter sur scène et ce fut à cet instant que son fils s’échappa des bras de Rosa. Malgré la panique elle ferma les yeux et pensa sans hésitation qu’il était allé rejoindre sa sœur.
La musique débuta et son corps ondula selon les accords, derrière son masque blanc, ses yeux étaient restés fermés, seul les accords de la musique entraînaient son corps dans une danse légère.
A la bonne note ses yeux s’ouvrirent et sa voix mélodieuse se fit entendre. Elle retira un à un ses habits d’homme pour apparaître sur scène tel une déesse grecque.


Après le spectacle, Ambre ne prit pas le temps de se changer et alla directement à la recherche de son fils qui n’avait toujours pas été retrouvé. A chacun de ses pas, des admirateurs vinrent la féliciter ou l’inviter à danser mais, à chaque fois, elle déclina leur invitation avec politesse.
Elle retrouva son fils sur les genoux de sa sœur. Celui-ci ne se doutait pas de la frayeur, qu’il avait provoquée à sa mère.

      Philippe ! Ne me refais jamais ça. Dit Ambre furieuse. Je m’inquiétais pour toi.

Le jeune garçon se dissimula derrière les jupes de sa tante.

      Ne le gronde pas. C’est moi qui lui aie proposé de nous rejoindre dès que tu montais sur scène. Dit-elle calmement.

Rassuré, Ambre posa sa main gauche sur ses yeux pour se frotter le visage et ainsi retirer son masque. En retirant sa main, elle vit un sourire sur le visage de sa sœur. A cet instant une voix douce l’interpella, elle tourna la tête et vit ses parents.

      Mère… Père… Vous êtes là ! Vous êtes bien là ! Elle les observa et les revit comme si elle ne les avait jamais quittés. Seul quelques rides et des cheveux blancs prouvaient que le temps avait passé.

Elle alla les rejoindre pour les prendre dans ses bras.

     Vous m’avez beaucoup manqué. Je n’aurais jamais dû vous quitter.
     Tu es là maintenant ! C’est la seule chose qui compte. Répondit sa mère.

Une petite voix vint interrompre les retrouvailles. Ambre se tourna vers sa sœur et vit son fils courir dans sa direction. Elle s’agenouilla et le pris dans ses bras.
Le petit garçon regarda discrètement le marquis et la marquise de Provins et interrogea sa mère.

    Qui sont ses personnes ? Demanda-t-il timidement.

Ambre lui sourit et se redressa pour rapprocher le petit garçon, qu’elle mit devant elle.

    Ce sont tes grands-parents. Ambre remarqua que le visage de ses parents avait changé. Et elle leur expliqua toute l’histoire.

Le marquis la regarda avec fureur.

   Vous avez déshonoré notre nom.
   Mais, père ! c’était un accident, se justifiât-elle.
   Dans ce cas. Ce jeune duc réparera son erreur et vous épousera.
   Non père ! il en est hors de question.
   J’en ai décidé ainsi. Si vous refusez, je considérerai cet enfant comme un bâtard et ne portera jamais le nom de Provins.

Devant cette menace, Ambre préféra s’incliner. Tout ce qu’elle souhaitait pour son enfant était de le rendre à son rang.

   Dans ce cas père. J’accepte d’épouser le duc de Permele.
   Vous avez fait le bon choix.

Son père la regarda avec fierté et sourit au petit garçon qui montra lui-même sa fierté. L’homme ouvrit les bras et le petit garçon accouru vers lui.

   Cet enfant est le tien. Malgré les conditions dans lesquels tu l’as eu. Je l’accepte dans notre famille.

Sa femme s’approcha de lui et embrassa l’enfant qu’il tenait dans ses bras.

   Dès à présent vous irez vivre dans le château d’Alès. Celui-ci était destiné à Matthiew et Diane. Mais celui-ci vous est destiné.
   Merci mes chers parents. Nous partirons dès ce soir.
   Prenez notre voiture. Nous rentrerons avec la comtesse. Si cela ne vous dérange pas bien sûr.
   Bien au contraire, répondit-elle.


Ambre et Philippe étaient allés rejoindre les comédiens. Louigi s’approcha d’eux et sourit.

   Vous venez, nous dire adieu.
   Oui, dit-elle faiblement, il est temps pour nous de changer de vie.
   Nous comprenons. Vous n’êtes plus à votre place ici. Mais, nous vous remercions tous, d’avoir été notre porte-bonheur.

Ambre ne préféra rien ajouter, car le silence lui parut le seul mot correspondant à leurs adieux. Elle et son fils serrèrent dans leurs bras chacun de leurs amis. Après avoir récupéré leurs affaires.
Chacun avait pleuré le départ d’Ambre et Philippe, même le jeune garçon. Seul Ambre n’exprima pas sa tristesse par des larmes, elle avait seulement parut attristé.
Avant de les quitter elle leur adressa un dernier mot ?

   Si par hasard vous passez près d’Ales. Venez nous voir.

Ambre et son fils allèrent saluer leur famille et leurs autres amis, avant de diriger vers le carrosse.
Elle fit monter le jeune garçon dans l’attelage, rangea leurs affaires dans la malle de l’arrière, attacha les rennes de Panache à la voiture et monta à l’intérieur.

   Au château d’Alès. Vite !

Les passagers sentirent une légère secousse quand les chevaux partirent.


Après quelques heures de route, Ambre se rendit compte qu’elle n’avait toujours pas quitté ses habits de scène. Elle décida donc qu’elle les retirerait à la prochaine halte, pour éviter d’interrompre leur voyage.
Sa vie commençait à redevenir comme avant. L’amour de ses parents lui était rendu, le bonheur de sa sœur emplissait son cœur. Il ne lui manquait plus que la réconciliation avec Matthiew. Elle allait devoir l’épouser, c’était son rêve mais, cela ne la rendait pas heureuse. C’était elle qui l’avait fuit et de plus lui ne souhaitait sans doute pas vivre enchaîné à eux. Enfin, il y était obligé et cela par cet enfant qu’ils avaient conçu.


Dernière édition par Admin le Mer 12 Mar - 23:23, édité 1 fois
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Suite

Message par Admin le Mer 12 Mar - 23:21

Lorsque la voiture s’arrêta, elle fut sortit avec force du carrosse. Elle se retrouva face à face avec plusieurs hommes, dont l’un tenait son fils dans ses bras. Paniqué, elle regarda autour d’elle, elle remarqua que le cocher était à terre et seule la forêt était aux alentours. Comment pourrait-elle sauver le cocher et son fils, alors que son épée se trouvait dans la malle et celle-ci étant bien gardée.

   Mais, que voulez-vous ? Je n’ai rien de valeur.

Un homme balafré s’approcha d’elle et lui souleva le menton avec un énorme doigt.

   Vous n’avez rien de valeur, ironisa-t-il en présentant son équipage à ses compagnons qui ne cessèrent de rire.

L’homme se dirigea vers la malle d’où il sortit des vêtements mais principalement, l’épée d’Ambre qui attira son regard.

   Eh bien ! Nous n’avons pas perdu notre temps ce soir. Un bel étalon noir, une magnifique épée et une ravissante jeune femme. Vous pouvez vous débarrasser de ces deux là. Il présenta le jeune garçon et le cocher.
   Non ! Cria Ambre. Vous ne toucherez jamais à eux. Elle se précipita sur l’homme à la cicatrice et récupéra son arme qu’elle sortit de son fourreau.

L’homme fut surpris par Ambre, elle menaça l’homme qui retenait son fils et celui-ci le relâcha. Elle pressa son enfant de s’enfuir, celui-ci obéit et se sauva.

   Laisse-le, ordonna le chef, nous allons voir ce que cette femme peut faire avec une épée.

Il s’approcha d’elle en sortant sa lame et engagea le fer.
Avec beaucoup d’adresse Ambre paraît chacune des attaques avec souplesse et rapidité. Sa lame s’entrechoquait contre celle de l’individu, elle lui opposa une botte qui le blessa à l’épaule droite, ce qui l’obligea à abandonner le combat. Furieux, il ordonna à ses hommes de l’attaquer. Ambre réussit avec adresse à se défendre mais, l’absence d’entraînement, ses défenses furent presque inefficaces.
Dans le silence de la nuit, Ambre crut entendre la course d’un cavalier. Elle vit apparaître une silhouette sortir de l’ombre, plus il s’approchait, plus il devenait visible. Elle put reconnaître la petite frimousse de son fils accompagné d’un grand homme épée à la main. Le sourire lui revint quand elle comprit, que cet homme venait la secourir.
Lorsque le visage du cavalier apparut à la lumière, elle eut un choc qui lui fit faire une erreur et obtenir une blessure sur son bras droit. Cet homme n’était autre que Matthiew. Elle réussit à remettre son masque sur son visage qui effraya ses adversaires.


Avec l’arrivé de Matthiew les combats cessèrent rapidement. Chacun des individus avait été apeuré par les deux jeunes gens. Car Matthiew se battait avec la férocité d’un lion. Il mettait en pièce chacun de ses adversaires. Quand à Ambre la présence de Matthiew l’avait galvanisé et la rendait deux fois plus forte. Ambre se retrouva de nouveau face à face à Matthiew, ses yeux noisette réussissaient toujours à la troubler, son visage semblait affaiblit par la fatigue mais, il n’avait rien perdu de sa beauté.
Matthiew observa autour de lui et se tourna face à elle et lui sourit.

      Vous avez eu de la chance que je me sois trouvé non loin de là.
      Oui. Et je vous remercie d’être intervenu.

Ambre s’était rapprochée du cheval gris de Matthiew, pour en faire descendre Philippe qui s’était écarté des combats. Matthiew maintenait les rennes pour faciliter Ambre. Il regarda le petit garçon qui se tenait dans les bras de sa mère et leur adressa un sourire qui fit rougir Ambre.

      Comment aurai-je pu résister au regard de cet enfant ?

Ambre fit apparaître un sourire. Il n’avait vraiment pas changé, il était véritablement admirable.
Elle ne comprenait pas ce que venait de lui expliquer Matthiew, car elle avait déjà atteint son carrosse pour y installer son fils.
Quand elle se retourna, elle se retrouva face à Matthiew. Elle put voir ses yeux noisette éclairés par les torches, de larges sourcils les surplombaient toujours. Son visage carré avait gardé ses traits fatigués, mais cela ne l’empêchait pas d’être toujours séduisant. Elle remarqua que ses yeux étaient posés sur son bras droit

      Vous êtes blessée ! Dit-il en voyant le tissu blanc recouvert d’une tache rouge.
      Ce n’est rien ! Affirma-t-elle. Je soignerai cela plus tard.
      Non. Nous devons soigner cela tout de suite. Sinon cela pourrait s’infecter.

Il se dirigea aussitôt vers sa monture.
Toujours aussi prévenant ! Il était peut être temps pour elle d’affronter sa peur. Non ! Elle n’avait pas le courage de retirer son masque. Ce ne serait pas pour maintenant.
Matthiew était revenu avec une bande à la main et un peu d’armagnac. Il déchira la manche de sa robe et fit couler un peu d’alcool sur la blessure. Ambre retint son souffle pour ne pas se plaindre. Matthiew s’excusa et entoura son bras avec la bande.
Elle reconnaissait parfaitement ce bout de tissu, il provenait de l’une de ses bandes qu’elle employait pour couvrir sa poitrine.
Il avait osé fouiller dans ses appartements ! Et de plus il osait les offrir à une inconnue. Il n’avait vraiment aucun respect pour elle !
Ambre se dégagea de leur proximité et alla rejoindre son fils qui s’était endormit, et cela sans lui adresser la parole.
Elle ordonna au cocher qui avait reprit ses esprits de partir immédiatement.
Matthiew qui se retrouvait seul se mit à rire dans l’obscurité. Il remonta à cheval et partit au galop.


Elle l’avait une nouvelle fois fuit. C’était stupide ! Elle le jugeait mal, alors qu’il allait vivre sa vie avec elle. Leur dispute avait commencé à cause d’elle. Alors pourquoi toujours lui en vouloir ?
La dernière fois qu’ils s’étaient vus, il avait tenté de lui parler mais, à cause de sa fierté, elle l’avait fuit. La prochaine fois qu’elle le verrait, elle lui dirait tous. Et cela quelles que soient les conséquences. Car il vivrait ensemble pour le pire et le meilleur.
Elle regarda son fils endormit sur ses genoux et lui caressa le visage. Elle devait faire cela pour lui. Il avait le droit de connaître son père.
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Fin du Chap 9 plus qu'un

Message par Admin le Mer 12 Mar - 23:37

Après plusieurs jours de voyages, Philippe pouvait apercevoir les murs de leur nouvelle demeure. Ambre admira également la structure de ce vieux château, les tourelles étaient d’une hauteur impressionnante. Malheureusement tout semblait abandonné.
La voiture stoppa devant une grande porte en bois. Le cocher vint ouvrir la porte mais Philippe ne lui laissa pas le temps de l’aider, car celui-ci était déjà descendu. Ambre permis au jeune homme de se rendre utile, car elle prit appuie sur sa main.
Elle récupéra ses affaires ainsi que Panache et demanda au cocher d’aller engager des gens en manque d’emploi de venir travailler au château. Celui-ci s’inclina et partit aussitôt.
Elle posa ce qu’elle put sur le dos de Panache, prit son fils par la main et poussa la lourde porte en bois. Lorsque celle-ci s’ouvrit, ils purent entendre le grincement du bois. Ils entrèrent et découvrirent une grande cour où les écuries, les poulaillers et les étables étaient, comme elle le pensait, laissé à l’abandon.
Cela n’ébranla pas le courage d’Ambre, car elle s’avait que c’était un nouveau commencement.
Elle mena son cheval aux écuries, reprit ses affaires et accompagna son fils devant une nouvelle porte en bois.
En l’ouvrant, ils découvrirent un grand escalier de pierre qu’ils montèrent. Arrivé à l’étage, ils traversèrent un long couloir pour arriver devant deux grandes portes peintes. Ils les ouvrirent et virent apparaître une grande salle de banquet. Chacun des meubles avait été protégé par de grands draps blancs.
Ils ressortirent de la pièce et longèrent de nouveau le couloir où ils ouvrirent chacunes des portes. En poursuivant leur recherche, ils découvrirent une grande chambre où un lit à baldaquin en bois de chêne trônait en son milieu. Des meubles uniformes avaient été protégés par de grands draps blancs. D'immenses fenêtres illuminaient la pièce et une grande cheminée en pierre devait permettre de chauffer la chambre.
Philippe intrigué par les objets retira un à un les draps et découvrit un meuble où des centaines de petits soldats de plomb étaient rangés.
Lorsque le jeune garçon se tourna vers elle, elle remarqua que son visage s’était illuminé.

   Bien sûr que tu peux rester dans cette chambre ! Elle lui avait répondu, sans même qu’il ne pose la question. Le petit garçon courut vers elle pour l’embrasser. Maintenant ! C’est à mon tour de trouver une chambre.

Ils ressortirent de la pièce et continuèrent à longer le couloir. Ils trouvèrent enfin une chambre plus grande. Dans celle-ci de grandes tapisseries couvraient les murs et les grandes fenêtres leur permis d’apercevoir une grande partie du domaine. Tous les meubles de cette pièce étaient également recouverts de draps blancs.
Elle déposa sur le grand lit à baldaquin toutes leurs affaires et ils se dirigèrent aux cuisines pour y déposer leurs provisions.

   Il faut que nous remettions les pièces, où nous vivrons, en état. Dit-elle en regardant son fils.
   D’accord.


Ils passèrent leur après midi à remettre à neuf leur chambre, ils s’attaquèrent ensuite à la salle de banquet et terminèrent par les cuisines.
Lorsque l’heure du repas arriva, Ambre et Philippe avaient terminé de ranger et elle leur prépara une simple soupe qui les nourrit parfaitement. Ils passèrent leur repas à rire et à se promettre de ne jamais se quitter.
Ambre comprit qu’ils étaient exténués, lorsqu’elle vit son fils bailler.

   Il est temps que nous allions nous coucher, dit-elle en se frottant les yeux.

Elle conduisit son fils à sa chambre mais, celui-ci refusa.

   Ce soir, je dors avec toi ! rétorqua-t-il en posant les mains sur ses hanches.

Ambre était trop fatiguée pour le forcer à dormir seul, alors elle le prit par la main et le mena avec elle.
Grâce à un paravent qu’elle avait trouvé, elle retira ses vêtements et mit une longue chemise de nuit.
Elle se dirigea vers le lit où son fils s’était déjà allongé. Elle s’installa à côté de lui, éteignit la bougie et prit son garçon dans ses bras. Que ce fut l’un ou l’autre, ils ne mirent pas longtemps à s’endormir.


Ambre ouvrit les yeux et découvrit que la lumière du jour ce diffusait dans la grande pièce. Elle regarda autour d’elle pour chercher son fils mais, celui-ci avait disparu.
Elle ne s’inquiétait pas pour lui, car elle se doutait qu’il était allé visiter sa nouvelle demeure.
Elle se leva doucement, puis alla s’habiller. Si son fils et elle devaient remettre en état ce domaine, il fallait qu’elle s’habille en conséquence.
Elle retira sa chemise de nuit, entoura sa poitrine à l’aide d’une grande bande, puis passa une chemise en toile blanche, elle enfila son pourpoint, ses hauts de chausses et ses bottes à revers. Voila ! Elle était prête.
Elle sortit de sa chambre, descendit les escaliers. Elle était sur le point d’ouvrir les portes lorsque son estomac la rappela à l’ordre. Celui-ci c’était mit à émettre d’étranges grognements.
Elle se dirigea donc aux cuisines pour y grignoter quelque chose. Mais, en arrivant elle rencontra trois hommes qui s’affairaient. Ils se tournèrent vers elle quand ils l’entendirent entrer.

    Bonjour Monseigneur !dirent-ils en cœur.

L’un d’eux s’approcha d’elle et lui sourit. Il était plutôt grand, il avait un visage arrondit, ses petits yeux marron s’allongeaient par de petites rides. Son nez était assez large. Son visage était encadré de courts cheveux gris.
Ambre ne comprenait pas pourquoi ces gens se trouvaient chez elle. Puis la mémoire lui revint. Ils devaient êtres les personnes qu’elle avait demandées.
Elle s’approcha de l’homme et lui demanda.

    Où se trouve mon fils ?
    Le petit monsieur est remonté dans sa chambre. Après être venu manger.
    Très bien ! elle allait monter le rejoindre, lorsque son estomac grogna à nouveau. Ambre entendit de petit rire et la voix du cuisinier.
    Sans doute souhaiteriez-vous manger quelque chose ?

Ambre se retourna un peu gêné et mais répondit sûre d’elle.

    Ce ne serait pas de refus.

Le cuisinier la conduisit à la table de travail et on lui servit du pain beurré et des œufs à la coque. Elle n’avait rien mangé d’aussi bon depuis longtemps.
Après avoir remercié ces cuisiniers, elle se dirigea vers la chambre de son fils, où elle le trouva en train de jouer avec ses petits personnages pour courir vers sa mère, qu’il embrassa avec tendresse.

    Bonjour maman, dit-il enjoué. Je t’ai laissé dormir. Tu avais l’air vraiment fatigué.
    Je te remercie. J’en avais besoin, dit-elle doucement.

Elle regarda son fils retourner auprès de ses petits soldats. Celui-ci semblait très heureux, aucun des changements ne l’avait affecté.
Elle n’avait aucune raison de faire vivre une vie de bohème à son fils. Tous ces démons l’avaient quitté et elle se sentait maintenant en paix. Mais le seul sentiment qui lui restait, était l’amour qu’elle portait à Matthiew et la peine de son absence. Mais, celle-ci était affaiblit par la ressemblance de Philippe avec son père. Chaque geste, chaque regard lui rappelaient les souvenirs de son enfance. Elle se souvenait des jours où pour la première fois elle l’avait aimé.
C’était lors d’un de leur entraînement quotidien. A ce moment, elle n’avait que 11 ans, son amour l’avait prit par surprise.
Comme à leur habitude, ils avaient croisé le fer et Ambre, après avoir perdu sa rapière, qui avait atterrit au pied de Matthiew. Celui-ci l’avait ramassé et rendu à Ambre. Durand cet échange, leurs mains s’étaient frôlées. Ce simple petit contacte avais fait battre le cœur de la jeune fille. Elle l’avait regardé et fut troublée par la douceur de son regard.


Philippe souriait à sa mère en tenant dans sa main une enveloppe. Ambre sourit à se souvenirs et prit l’enveloppe où était apposé le sceau de leur famille.
Ambre l’ouvrit avec précaution et ouvrit délicatement la grande feuille de papier. Elle reconnut immédiatement l’écriture de son père. Celui-ci lui disait qu’il lui confiait de l’argent pour leurs dépenses personnelles mais, surtout pour Philippe.


Philippe tirait sur la chemise de sa mère pour en connaître le contenu. Ambre lui sourit et le lui lu. Le petit garçon était fou de joie d’être tant gâté, lui qui n’avait été qu’un enfant d’artiste, après la décision de sa mère, il était devenu le fils d’une marquise.
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Chapitre 10 le dernier

Message par Admin le Mer 12 Mar - 23:57

Dès à présent, Ambre ne savait plus quoi faire. Tous les gens qui manquaient d’emplois étaient venus au château pour y travailler. Elle qui avait espérait pouvoir s’occuper, elle n’avait plus aucun travail manuel. Elle décida donc de visiter sa demeure de haut en bas.
Ambre découvrit de nombreuses chambres, elle se demandait bien pourquoi ses ancêtres avaient eu  besoin de chacune d’elles. Sans doute avaient-ils eu beaucoup de maîtresse ! pensa-t-elle amusé.
Elle avait encore le sourire aux lèvres, quand l’une des portes s’ouvrit sur un escalier en colimaçon. Elle le descendit et rencontra une porte en bois qui celle-ci était fermée à clef. Elle observa autour d’elle mais, elle ne vit rien. Où pouvait-elle bien être ? Elle n’allait tout de même pas fouiller une par une chaque pièce ?
Ambre retourna agacer dans sa chambre où le lit avait été fait. Les draps qui avaient recouvert les meubles, étaient maintenant retirés. Prêt de la fenêtre, Ambre découvrit un secrétaire en bois de chêne. Prêt de son lit une grande armoire de bois. Ces meubles redonnaient une vie à cette pièce qui avait été abandonné pendant plusieurs années. En balayant la chambre du regard, elle fut attirée par le secrétaire qui semblait pourtant insignifiant. Elle s’en approcha et comme si sa main était guidée, elle ouvrit un tiroir. Dedans se trouvait une grande clef, celle-ci était en bon état, malgré la rouille qui commençait à la ronger.
Non ! Ce ne pouvait pas être celle qu’elle cherchait, cela aurait été trop évident.
Et pourtant ! Quand elle alla l’essayer, celle-ci lui ouvrit la porte.
Ambre poussa avec force la porte de bois, qui avait gonflé avec l’humidité.
Quand celle-ci fut ouverte, Ambre découvrit une pièce aussi grande que la salle d’armes de Ruffec. Une collection impressionnante d’armes y était entreposée. De petites fenêtres l’éclairaient faiblement. C‘était la raison pour laquelle des chandeliers de métal étaient placés près d’elles et de la portes.
Ambre rentra à l’intérieur et sourit en apercevant deux mannequins en armures. Elle savait parfaitement qu’elle se trouvait dans la salle d’armes du château.
Elle pourrait de nouveaux s’entrainer, car pendant plus de 6 ans, elle n’en avait pas vraiment eu l’occasion.


Ambre s’était installée dans la bibliothèque, qu’elle avait trouvée à un étage au dessus de sa chambre. Elle avait été impressionnée par la hauteur des étagèrent et par le nombre incalculable de livres qu’elles contenaient. Une grande fenêtre illuminait toute la pièce, elle était encadrée par trois étagères. Deux sur le côté et une au dessous.
Ambre était allée s’y réfugier, pour se ressourcer. Elle se demandait quel présent, elle allait offrir à son fils. Ses parents lui avaient bien dit que cet argent serait pour lui.
En faisant vagabonder son regard, elle tomba sur un livre qui était un peu en retrait. Elle se redressa pour le remettre en place et elle vit son titre " Les courses du cheval ".

   Mais oui ! c’est cela qu’il lui faut. Elle avait parlé à haute voix sans s’en rendre compte, lorsque le silence le rappela.
Voilà ce qui manquait à son fils ! C’était un cheval. Ils n’allaient tout de même pas se partager Panache. Même si celui-ci, appréciait Philippe. Il commencerait à s’agacer de ces échanges.


Ambre descendit jusqu’au cartier des domestiques où elle chercha une jeune femme pour s’occuper de son fils. Une jeune fille brune s’approcha d’elle intimidé. Elle devait avoir 16 ans ou 17 ans, elle avait un petit visage arrondit où de petits yeux bleus reflétaient beaucoup de douceur. Elle avait une petite bouche et un petit nez fin, ses cheveux étaient dissimulés sous un bonnet de dentelle.
Ambre la regarda avec insistance ce qui fit rougir la jeune fille. Cela amusa beaucoup Ambre.

     Je m’intéresse à vous, mademoiselle. Simplement pour que vous vous occupiez de mon fils en mon absence.
     Très bien Monseigneur.

Ambre la remercia et alla aux écuries pour y prendre Panache. Celui-ci semblait bien traité par les jeunes garçons, car celui-ci avait récupéré un peu de vigueur. Et de plus il semblait avoir perdu son animosité.

     Préparez un autre box. Je veux qu’il soit prêt à mon retour. Elle s’adressa au jeunes gens qui étaient en train de ranger le foin.
     Très bien Monseigneur. Répondirent-ils en cœur.


Ambre fit partir doucement Panache au trot, puis dès qu’il reprit l’habitude, il se lança dans un galop.
Ils arrivèrent à la ville d’Alès après quelques minutes de course. Dès que la population l’aperçut, elle l’encercla. Car chacun d’entre eux souhaitaient voir le propriétaire du château.
Ambre sentit Panache s’agacer, lorsque les gens commencèrent à trop s’approcher. Celui-ci faisait des petits pas d’agacement.
Une voix d’homme réussit à se faire entendre, malgré le brouhaha de la foule. Ceux-ci l’écoutèrent.

     Il serait plus prudent pour vous, de vous éloigner de ce cheval.

Ambre tentait de retrouver le propriétaire de cette voix avant que la foule ne se disperse. Les pleures d’un enfant effrayèrent le cheval qui se cabra. Malgré la peur, les paysans admirèrent l’allure d’Ambre sur son cheval. Elle réussit non sans peine à maîtriser Panache. Après l’avoir calmé, elle demanda à une vieille femme où il y avait un marchant de chevaux.


Un superbe cheval blanc attira son attention, il avait la même prestance que Panache. Il semblait aussi têtu que lui. Lorsqu’elle s’approcha de lui, le marchand s’interposa.

      Je ne vous propose pas celui là. Il est vraiment trop sauvage. J’en ai d’autre à vous proposer.

Mais, Ambre ne l’écoutait déjà plus, car elle s’était déjà approchée de l’animal retissant. Mais, elle le maîtrisa comme elle avait déjà fait avec Panache. Ambre se retourna face au marchand qui la regardait la bouche grande ouverte.

      Je le prends, dit-elle sans le regarder.

Elle paya le prix convenu, pris les rênes de l’animal et quitta la ville en maintenant l’animal à sa selle.


Dès qu’elle arriva, elle fut accueillit par Philippe et la jeune fille qui s’occupé dès à présent de lui. Le petit garçon ouvrit de grands yeux en voyant apparaître le grand cheval blanc qui suivait sa mère. Ambre descendit de cheval et le confia à un garçon d’écurie.

      Voilà ! dit-elle en présentant les rênes au jeune garçon. C’est le tien. Le petit garçon allait courir vers l’animal mais, elle l’arrêta avant. Du calme ! il est comme Panache. Alors ne fait pas de geste brusque.
      Très bien ! le petit garçon obéit et s’approcha calmement de l’animal. Celui-ci était un peu retissant mais, ce laissa tout de même caresser le museau par le petit garçon.
      Alors ! comment vas-tu l’appeler ?
      Je crois, dit-il en réfléchissant. Que je vais l’appeler " Tempête ".
      Très bien, répondit-elle en souriant.
      Merci maman.
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Deuxième partie

Message par Admin le Jeu 13 Mar - 0:05

Ce soir là, Ambre se trouvait lasse. Pourtant, ce qu’elle avait fait avec son fils était normal. Simplement, elle n’avait plus l’habitude d’effectuer du dressage. Et c’était vrai qu’elle n’avait pas prit de temps avec Panache depuis longtemps.
Le sommeil commença à l’attirer, lorsque la course répétée d’un cheval la sortit de sa torpeur. Celui-ci s’arrêta lorsqu’il aperçu la lumière de la bougie que Ambre venait d’allumer et qu’elle tenait à la main. Elle ne pouvait pas voir le visage du cavalier, car il se trouvait trop loin et la nuit avait enveloppé le domaine.
Ambre ne prit pas le temps de se vêtir. Car déjà, elle courrait en chemise de nuit et les pieds nus dans les couloirs. Elle n’avait qu’une envie parler à cet inconnu. Elle ne savait pas pourquoi mais, elle en avait envie. Quand elle poussa la grande porte de la cours, elle vit le cavalier qui l’attendait. Il ne lui laissa pas le temps de parler que déjà, il lui avait lancé une fleur qui tomba à ses pieds. En la ramassant Ambre découvrit une rose, elle en huma le parfum et sourit s’en sans rendre compte. Elle voulu remercier l’individu mais, celui-ci s’était déjà éloigné.
Ce personnage intriguait beaucoup la jeune femme, c’est pour cela qu’elle décida de le suivre. Elle alla aux écuries et mena Panache dehors, sans même prendre le temps de le seller. Malgré sa chemise de nuit, elle réussit à monter sur le dos du cheval. Elle se maintint à la crinière de l’animal et donna un petit coup de talon pour partir au galop. Elle prit la direction que le cavalier avait suivit. Elle se retrouva au milieu des bois. Les seuls sons qui se faisaient entendre, étaient le bruit des sabots et le hululement d’une chouette.
Ambre fit ralentir l’allure, lorsqu’elle perdit le cavalier de vue. Elle regarda autour d’elle et comprit qu’elle s’était perdue. Comment avait-elle put suivre un homme ? Et de plus la nuit. Elle qui était d’habitude prudente, elle ne s’était pas méfiée.
Un bruissement dans les buissons la sortit de ses pensées, quelque chose en sortit et effraya Panache qui se cabra. Ambre ne tenait plus la crinière et tomba violemment sur le sol. Dans son étourdissement, elle entendit une voix familière.

    Ambre. Réponds-moi ! cette voix était inquiète.

Ambre ouvrit faiblement les yeux et croisa des yeux noisette. Elle croyait rêver, ce ne pouvait être lui, celui qu’elle avait cherché à fuir, la tenait contre lui. Mais, malgré la douleur, elle retrouva le visage de son ami illuminé par une torche.

    Matthiew ! mon ami. C’est bien toi. Celui-ci lui adressa un sourire qui troubla Ambre. Je suis désolée, dit-elle en pleurant. Je n’ai pas toujours été digne d’être ton amie. Elle l’observa quelques secondes et reprit. Mais, c’est que je t’aime.

Ambre perdit connaissance juste après ses mots qui surprirent Matthiew.

    C’était donc cela, dit-il en serrant le corps inerte de la jeune fille. Pourquoi ne me l’as-tu pas dis plus tôt ? lui demanda-t-il malgré sa perte de connaissance. Maintenant que je t’ai retrouvé. Je vais te garder au près de moi. Il se pencha au dessus d’elle et déposa un baiser sur ses lèvres.

Il se redressa et prit la jeune femme dans se bras après avoir attaché Panache à une corde. Il les ramena tous les deux au château. Il mena Panache aux écuries, monta Ambre dans sa chambre et la déposa sur son lit. Il la regardait. Là ! Sans défense. Elle qui n’avait été que courage et dévotion. Elle qui ne connaissait pas la peur, ni le danger. Cette adorable amie ne voulait qu’aimer mais, sa vie en avait décidé autrement. Il s’assit sur le bord du lit, la regarda un instant et se pencha vers elle pour lui donner un baiser.


Lorsque Ambre ouvrit les yeux, une atroce douleur la figea, elle ne voyait pas ce qui se passait autour d’elle, seul le visage de Matthiew hantait ses pensées. Elle avait rêvé de lui. Il avait été bon avec elle. Elle devait le revoir et l’appeler.

     Matthiew, cria-t-elle. Matthiew je t’attends. Viens me chercher.
     Calmez-vous madame ! lui ordonnait une voix grave.

Le flou de ses yeux avait disparut. Elle distingua trois personnes, un enfant, une jeune fille et un homme.

     Où est Matthiew ? cria-t-elle. Qu’avez-vous fait de lui ? Dites le moi, ou je vous mets à la question. Le petit garçon s’approcha d’elle et lui déposa un baiser sur le front. Elle le regarda surprise. Il lui sourit et elle fit de même. Philippe ? c’est toi Philippe. Tu es le fils de Matthiew, c’est cela ?
    Je ne sais pas. Je n’ai jamais eut de père. Mais je suis ton fils.

L’homme l’interrompu.

    Votre mère est malade. Elle ne vous reconnait pas. Mademoiselle, dit-il en s’adressant à la jeune fille. Vous lui donnerez ceci tous les matins jusqu’à ce qu’elle reprenne ses esprits.

Il salua le jeune garçon et sortit de la chambre.

   Allons y aussi. Monsieur, dit-elle. Laissez la se reposer.

Le jeune garçon obéit et sortit de la chambre, accompagné de la jeune fille.
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Voici enfin la conclusion de cette histoire

Message par Admin le Jeu 13 Mar - 0:21

Matthiew était assis à une table de l’auberge d’Alès. Il était en train de repenser à ce qui s’était passé la veille. Ambre qui était devenu distante lui avait avoué qu’elle l’aimait. Tous s’expliquaient !
Le nom de son amie, le fit sortir de ses pensées. Deux paysans parlaient du mal qui rongeait Madame de Provins.

   D’après ce qui se dit. La pauvre enfant serait devenue folle. Dit l’un d’eux.
   Elle aurait fait une mauvaise chute de cheval et elle se serait gravement blessée.

Matthiew échappa le verre qu’il tenait dans sa main. Tous les regards se posèrent sur lui. Mais il n’y prêta pas attention. La seule chose qui l’inquiétait, c’était l’état d’Ambre. C’était de sa faute, il aurait dut prévoir qu’elle allait le suivre. Même si cet incident lui avait fait découvrir la vérité. C’était à son tour de l’affronter. Il devait l’aider !


Matthiew arriva devant une immense porte en bois. Ce fut un jeune homme maigrichon qui vint lui ouvrir. Il voulait se donner un air sérieux, mais il ne réussit qu’à être ridicule.

    Pourrais-je voir la maîtresse de maison ? demanda Matthiew.
    Ce n’est pas possible ! Elle ne se sent pas très bien.
    Oui. C’est vrai ! mais peut être pourrais-je voir monsieur.
    Cela est possible. Il fit entrer Matthiew dans le hall. Attendez ! je vais le chercher. Qui dois- je annoncer ? demanda-t-il en se retourna.
    Dites lui que c’est le cavalier de la nuit. Il comprendra.

Après quelques minutes, Matthiew vit arriver un petit garçon aux yeux émeraude. C’était bien lui ! L’enfant qu’il avait rencontré avec Ambre.
Le petit garçon avait déjà prit Matthiew dans ses bras. Celui-ci se mit à genoux pour le serrer à son tour dans ses bras.

    Alors, comment vas-tu depuis que l’on s’est vu ? demanda Matthiew.
    Moi bien. Mais, maman est malade.

Matthiew se redressa en gardant Philippe dans ses bras.

    Alors, allons la voir. A nous deux, on la guérira peut être. Matthiew adressa un regard amusé au garçon. Mais au fait. Je t’ai sauvé et je ne connais pas ton prénom.
    Je m’appelle Philippe. et toi ?
    Moi c’est Matthiew.
    Mais, alors. C’est toi mon père. Matthiew perdit son sourire et observa l’enfant. Maman m’a demandé si j’étais le fils de Matthiew.

Il ne répondit pas. Il se doutait que cette enfant était celui d’Ambre, car il avait les mêmes yeux émeraude et le même sourire. Voilà une des autres raisons qui la poussaient à le fuir.
Quand ils arrivèrent devant la chambre, Matthiew fit descendre Philippe. Qui rentra le premier et monta sur le lit. Matthiew rentra plus doucement en observant le visage malade de la jeune femme.


Ambre ouvrit les yeux et vit Matthiew, il hantait encore ses pensées. Il ne pouvait pas la laisser tranquille. Elle avait pourtant assez souffert. Elle sentit la main du petit garçon dans la sienne et se mit à hurler.

    Vas-t-en ! Vas-t-en !

Philippe la lâcha et partit en pleurant. Matthiew se trouvait dès à présent seul avec elle. Il s’assit sur le lit et lui prit la main.

    Vas-t-en ! Vas-t-en ! Cria-t-elle.
    Non ! répondit-il. Je reste au près de toi. Je ne te quitterais plus.

Ambre balançait sa tête de gauche à droite, comme pour faire partir ses cauchemars.

    Parts ! Parts ! Tu me fais mal.
    Au contraire. Je suis là pour toi. Je t’en prie. Il ferma les yeux et les rouvrit doucement. Je t’aime Ambre !

La tête de la jeune femme se figea et ses yeux restèrent fixent.
Ambre vit partir le brouillard qui couvrait ses yeux et son esprit. Tous lui revenaient, même sa poursuite à cheval. Des larmes coulèrent sur ses joues à ce souvenir. Ce fut Matthiew qui les lui sécha. Elle tourna la tête dans sa direction et le vit lui baiser la paume de la main.

    Je suis là ! Dit-il doucement.

Ambre se redressa et le regarda. Elle posa sa main libre sur le visage du jeune homme. Elle vérifiait si ce visage n’était pas celui d’un rêve. Non ! C’était bien lui. Il était au près d’elle. Mais, sans doute la quitterait-il ? Non elle avait finit de fuir, cela n’allait pas être son tour. Elle avait enduré tant d’épreuves. Si il la quitté maintenant, son âme mourrait. Elle se jeta dans les bras de son ami et le supplia.

    Je t’en pris. Reste au près de moi.
    Je ne le peux pas. Dit-il désolé. J’ai des choses importantes à régler. Il partit sans même laisser le temps à Ambre de parler.

Voilà ! Il était partit, malgré le mariage qui les attendait. Sa vie de femme était finie. Elle mourrait en homme.
Ambre se leva malgré la douleur qui lui tenaillait l’épaule, elle se vêtit avec peine et sortit de sa chambre. Elle traversa les couloirs et alla dans la chambre de son fils. Elle le trouva allongé sur le lit, à côté de lui la jeune gouvernante essayait de le consoler.

    Relève-toi ! Ordonna Ambre. Philippe obéit. Ambre vit les larmes qui gonflaient les yeux de son fils. Essuie-moi cela ! Tu es un homme. Alors conduis-toi comme tel. Elle lui parla froidement ce qui troubla la jeune fille. Suis-moi !

Le petit garçon obéit après que la gouvernante l’ait poussé.
Ambre mena son enfant aux écuries, où les garçons sellèrent les chevaux. Ambre mena Panache au pas, tandis que Philippe essayait tant bien que mal à faire obéir Tempête.

    Montre lui que c’est toi qui commandes. Dit-elle fermement.

Philippe se redressa et tira fortement sur les rênes et le cheval commença à lui obéir. Ce qui leur permit d’aller faire une balade.


Ambre et son fils se trouvaient dans la salle d’armes pour leur entraînement quotidien. Pour le moment, ils n’avaient utilisé que des armes protégées.
Ambre lançait des attaques répétées à l’intention de son fils. Celui-ci fatiguait très rapidement et perdait son équilibre.

    Relèves-toi ! ordonna-t-elle. Tu te reposeras dès que tu m’auras donné un coup. Ambre s’était retournée vers une fenêtre, le temps que son fils reprenne son souffle.

Quand elle se retourna, elle découvrit que Matthiew avait prit la place de son fils.

    Que fais-tu là ?  Demanda-t-elle froidement.
    Comme tu l’as dit. Si je te touche. Notre fils pourra se reposer.
    Comment peux-tu dire que cet enfant est le tien ?
    Cela se voit. Et tu le lui as même dit. Répondit-il agacé.
    Oui c’est vrai, c’est ton fils. Alors très bien. Si tu veux te battre contre moi. Elle s’était mise en position d’attaque.

Le duel débuta avec force et rapidité. Chacun des coups que Matthiew effectué était toujours paré par un coup rapide. Mais, il était le meilleur et la désarma avec facilité.

    Alors ! peut-il se reposer ? Demanda-t-il la lame toujours sous la gorge de la jeune femme.
    Une promesse est une promesse.
    Vas dans ta chambre Philippe. J’ai à parler à ta mère.

L’enfant obéit, quand Matthiew se tourna vers Ambre. Il la vit l’épée à la main.

    Je veux un duel contre toi !
    Mais…
    Tu as peur de mourir ? Moi je l’ai déjà fait. Cela ne me fait plus peur. Son visage qui avait toujours était lumineux, était devenu sombre.

Matthiew compris la peine qu’il lui avait causée. Il devait accepter ce duel et la battre sans la blesser.
Ambre tenait dans sa main l’épée qu’il lui avait offerte. Elle attaquait toujours la première. Matthiew ne fut pas assez rapide pour esquiver un coup qui lui entailla faiblement le bras. Il posa sa main dessus et la regarda ensuite.

    Tu es devenue folle.
    Non ! seulement un homme. Dit-elle faiblement.

Matthiew en avait assez de touts ces bêtises, il était temps d’en finir. Il l’attaqua avec une botte dont elle ne connaissait pas la parade. Elle perdit son arme qui tomba dans l’autre main de Matthiew. Ambre s’agenouilla et baissa la tête.

    Vas-y ! Tue moi.

Matthiew lâcha les deux épées et s’approcha d’Ambre pour la serrer contre lui.

    Il n’en est pas question. Je t’aime trop et je ne veux pas te quitter. D’ailleurs ne sommes nous pas censé nous marier. Si pendant près de 6 ans, j’ai porté cet objet. Dit-il en montrant un collier d’ambre. C‘est pour enfin te le rattacher autour du cou et rester au près de toi. Pour continuer à l’admirer. Ambre le regarda surprise. Je comprends tous. Ta destiné t’a obligé à cacher ce que tu ressentais. Mais, toi tu l’as affronté et tu m’as aimé au grand jour. Et ma colère t’a fais fuir. Avant ta maladie. J’ignorais comment nommer ce sentiment que j’éprouvais pour toi. Il posa un doux baiser sur les lèvres d’Ambre qui commençait à ce détendre. Je t’aime Ambre. Je t’ai toujours aimé. Même quand tu portais les habits de mon meilleur ami.

Ambre le regarda et se laissa porter jusque dans sa chambre, où Matthiew la déposa sur le lit. Ambre calmé interrogea son ami.

    Mais, pourquoi m’avoir quitté ?

Matthiew qui s’était installé à côté d’elle lui répondit.

    Pour demander ta main à tes parents. Et ceux sont eux qui m’ont appris que nous devions nous unir. Alors j’ai repris la route et je suis revenu te rejoindre.

Il posa un baiser sur le sourire d’Ambre qui y répondit avec passion. Il couvrit tout son visage de baisers. Des sensations oubliées revinrent envahir leur corps. Ses doigts avaient emprisonné ceux de son compagnon. Matthiew reprit une de ses mains pour caresser ce corps qui n’avait appartenu qu’à lui. Il retira leurs deux chemises et fit glisser ses mains sur la courbe de ses seins d’où il enleva le bandage. Il fit glisser ses lèvres du cou d’Ambre jusqu’à son nombril.
Ambre était envahit de frissons qui circulaient à chaque caresse et à chaque baiser. Ses propres mains glissaient sur le corps de son amant, jusqu’à ce qu'elles le rendent nu.
Matthiew avait à son tour dévêtit la jeune femme. Il se plaisait à prendre la rondeur de ses seins entre ses mains. La pointe de ses seins était amusée par les lèvres de Matthiew. Il revint face à elle qui sentait sous ses doigts la chaleur de ce corps. Ambre obligea Matthiew à s’allonger et posa ses lèvres sur son corps, ses mains parcouraient chaque partielle de peau. Ambre se plaça au dessus de lui pour s’unir à lui. Ils accordèrent un mouvement de vague qui intensifia leur plaisir. Leur étreinte prit fin lorsque l’extase les envahit.
Matthiew était allongé à côté d’Ambre qui avait les larmes aux yeux. Il la regarda et sourit en lui essuyant les yeux.

     Je découvre enfin la femme qui est en toi !

Ambre s’approcha de lui et se coucha entre ses bras.

     C’est grâce à toi qu’elle est libre !
     Non ! c’est grâce à notre amour.

Matthiew l’embrassa et la garda entre ses bras. Il ne cessait de poser ses lèvres sur ses longs cheveux. Mais, ce fut la fatigue qui les endormit.


Ambre fut réveillée par Philippe qui était monté sur le lit. Elle le regarda avec un petit sourire.

      Philippe ! je voudrais m’excuser d’avoir été si dure avec toi. Je n’étais plus moi-même.

Le petit garçon vint au près d’elle et l’embrassa. Matthiew se réveilla à son tour. Il sourit en voyant son fils dans les bras de sa mère. Il embrassa à son tour l’enfant.

      Bientôt nous serons une vraie famille. Déclara Matthiew. Ta mère et moi allons nous marier.

Philippe sourit et les embrassa.

      Plus jamais nous ne nous quitterons ? demanda le petit garçon.
      Plus jamais ! répondirent Ambre et Matthiew.
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Votre avis et vos critiques.

Message par Admin le Jeu 13 Mar - 0:26

Voilà je vous ai présenté 5 ans de travail. Maintenant donnez-moi votre avis et vos critiques, car tout est bon à prendre.
J'espère que vous aurez passé un bon moment à lire mon oeuvre. Merci à tous pour ceux qui auront pris le temps de tous lire.
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Re: Un destin bien étrange

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